|
|
|
|
Les
gens
|
|
| Pompée,
Cn.
Pompeius Magnus. - Romain célèbre, né l'an 106
ou 107 av. J.-C., de famille équestre, était fils de Cn.
Pompeius Strabo. Il prit de bonne heure parti pour Sylla,
leva de son chef trois légions en faveur de ce général
(83), battit divers corps de partisans de Marius,
soumit à Sylla la Gaule Cisalpine, reprit la Sicile, fit tuer Carbon
dans l'île de Cossyre, défit Domitius Ahénobarbus en
Afrique, et obtint le triomphe à son retour. Sylla alla avec tout
le peuple à sa rencontre et le salua du surnom de Grand,
surnom qui lui est resté. Après la mort du dictateur, il
enleva la Narbonaise La loi Gabinia lui donna pour trois
ans le proconsulat des mers, avec d'immenses moyens pour détruire
les pirates : 90 jours lui suffirent pour les exterminer (67); après
ce nouveau succès, il devint l'idole de Rome. Chargé en 66,
par la loi Manilia, de la guerre contre Mithridate
(qui déjà avait été fort affaibli par Lucullus),
il le bat sur les bords de l'Euphrate (65), entre en Arménie
Pompée. Deux ans après il forma avec Crassus
et César l'association connue sous le nom
de Triumvirat (60), et scella cette union en épousant Julie, fille
du dernier. Dans le partage que les triumvirs firent entre eux des provinces,
Pompée obtint l'Afrique et l'Espagne, mais il fit administrer son
département par ses lieutenants, et resta lui-même à
Rome, où il chercha à éclipser César et à
se concilier à la fois le sénat par une modération
afectée, et le peuple par des largesses; il réussit ainsi
à se faire nommer seul consul (52). La mort prématurée
de la fille de César rompit le lien qui avait un instant rapproché
les deux rivaux, et bientôt après, la mort de Crassus, tué
à Carrhes Dès que César
eut passé le Rubicon Pompée n'a pas justifié son surnom de grand : il n'avait que de l'ambition, mais pas de hautes vues ni de système; fier de ses succès militaires et se reposant sur l'éclat de sa renommée, il dédaigna les efforts de César, et par ses hauteurs maladroites il mécontenta ses propres amis politiques. Il laissa deux fils, qui tentèrent vainement de relever son parti. Plutarque a écrit la Vie de Pompée. Sa Mort a fourni à, Corneille le sujet d'une de ses plus belles tragédies. (Bt.). |
|
© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.