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| La découverte de la Terre | ||
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Les grandes découvertes maritimes |
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Aperçu |
Le XVe
siècle est une époque mémorable dans l'histoire
de la géographie Cependant, beaucoup restait encore à
découvrir. Tandis que la côte occidentale d'Amérique Un si prodigieux mouvement de découvertes
devait influer sur la cartographie. Les globes et les cartes du XVe
siècle sont-ils bien supérieurs à ceux
de l'âge précédent; il suffit de citer la mappemonde
d'Andrea Bianco de 1436, celle du Vénitien
Fra
Mauro de 1459, le fameux globe
de l'Allemand
Martin Behaim, compagnon du portugais
Diego
Cam, en
1484, globe construit en
1492,
enfin la précieuse mappemonde que Juan de la
Cosa, pilote de Christophe Colomb dans son deuxième voyage,
composa en 1500. Quant à la
circumnavigation, elle avait enfin renseigné sur la vraie grandeur
de la Terre |
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| - Jalons |
Le
contournement de l'Afrique
Dans l'océan Atlantique on avait,
dés la fin du XIIIe
siècle, retrouvé les îles Canaries, colonisées
en 1402; dès le milieu du XIVe,
les Açores et Madère ( En fait, dès 1364,
les Dieppois
L'Ancien Monde selon le globe de Martin Behaim. (On a reporté sur une carte mondiale Mercator le dessin du globe de Behaim en superposant le méridien de Greenwich aux deux tracés.) Dans l'intervalle, entre le retour de Behaim
et l'exécution de sa carte, Bartholomeu Diaz
avait doublé le cap de Bonne-Espérance (1486).
Le dernier pas fut fait par Vasco de Gama, qui relia
les découvertes portugaises aux côtes de l'Afrique orientale,
connues des Arabes. Covilham venait de les visiter,
allant d'Aden à Canassor et Goa, en Inde
L'hémisphère atlantique selon le globe de Martin Behaim. Le Nouveau Monde La découverte de l'Amérique Les principales expéditions qui
reconnurent presque toute la côte du continent méridional
furent celle d'Ojeda (1499-1500,
Guyane et Venezuela); celle de Vincente Yañez
Pinzon (1499-1500,
de 8° S, jusque vers le Costa Rica); celle de Cabral,
jeté par hasard sur la côte du Brésil qu'il appela
terre de Santa Cruz. Le traité de démarcation, promulgué
par le pape Alexandre VI dans la bulle
du 2 mai 1493, donnait aux Portugais
les pays à l'Est du méridien
Christophe Colomb prend congé des Rois catholiques avant son départ de Palos, le 3 août 1492, vu par un dessinateur imaginatif du milieu du XVIe siècle. Les Cabot, au service
des Anglais, cinglèrent donc vers le Nord-Ouest; ils découvrirent
la côte de Labrador (1497), puis
le détroit de Davis, l'île de Terre-Neuve, et longèrent
le littoral des États-Unis Sur ce nouveau monde, les renseignements
furent d'abord rares; on verra dans les pages consacrées à
la biographie de Christophe Colomb comment se
propagea la nouvelle de sa découverte. L'excellente mappemonde dressée
par Juan de La Cosa (1500)
atteste l'étendue des changements faits à la carte du monde,
mais elle ne se vulgarisa pas vite. Ce qui fut le plus répandu,
ce furent les relations écrites par Amerigo
Vespucci qui avait figuré en sous-ordre dans plusieurs expéditions.
Il leur dut l'honneur imprévu de donner son nom à ce nouveau
monde; le géographe de Saint-Dié, Waldseemüller (Hylacomylus),
fut l'auteur de ce déni de justice (1507).
La mappemonde dressée en 1520
par Apianus, celle de Gemma
Frisius (1522) le consacrèrent.
L'appellation d'Amérique finit par prévaloir sur celles
d'Indes occidentales qu'on limita peu à peu à la région
centrale. Cette injustice a d'ailleurs peu d'importance. Le nom de Colomb
n'en reste pas moins attaché à la plus grande des découvertes
géographiques, et à un événement qui est parmi
les plus considérables de l'histoire de l'humanité. Ces autres
mondes habités que les anciens Grecs avaient devinés, qu'Eratosthène
eut presque marqués à leur place sur la sphère ( Le contournement de l'Amérique Au centre, il fallut décidément
renoncer à trouver un passage maritime vers l'Asie. En 1513,
Balboa
avait trempé ses pieds dans le Grand Océan ( = l'Océan
Pacifique). Après avoir pris Cuba
L'Amérique centrale d'après Maiollo (1512). D'après l'Atlas de Kretschmer, Entdeckung Amerika's, cette carte serait une des dernières indiquant le « détroit douteux » entre l'Amérique du Nord et du Sud : pourtant il en existe une de date postérieure, 1532. D'autre part, une carte de 1512 par Joannes de Stobnicza représente une terre continue du 40° sud au 50° nord et détachée du continent asiatique et de l'île de Zipango. Les premières
circumnavigations.
Les explorations maritimes se poursuivaient aussi dans la région océanique révélée par Magellan. Le second voyage autour du monde fut fait par le corsaire Francis Drake (1577-1581), qui vit le Sud de la Terre de Feu et constata l'absence de toute terre australe de ce côté. Mais la relation de ce voyage ne fut publiée qu'en 1652, bien après que Lemaire et Schouten eurent reconnu et dénommé le cap Horn (1616). Le troisième fut fait par Thomas Cavendish, dont les relevés astronomiques furent souvent utilisés; le quatrième, par de Noort. Ces voyages et d'autres avaient signalé un certain nombre des îles du Grand Océan, mais sans grande exactitude. |

| Les
impasses du Nord.
En dehors des conquistadores Cortez, Pizarro, Almagro, etc., l'exploration de l'Amérique fut initiée par Ulloa et Alarcon qui reconnurent le golfe de Californie La pensée maîtresse des navigateurs
du XVe siècle et du commencement
du XVIe, recherche d'une route maritime
vers les Indes, fut encore celle qui domina les expéditions arctiques.
Au Nord de l'Amérique, on continua de chercher le « passage
du nord-ouest », d'autant plus que Cortereal
croyait l'avoir vu et que l'on fut persuadé pendant un siècle
que son détroit d'Amiane (le détroit d'Hudson) aboutissait
au Grand Océan. Divers charlatans exploitèrent cette conviction,
racontant avoir franchi ou parcouru ce passage en venant de l'Est (Maldonado,
1588)
ou de l'Ouest (Urdaneta, Juan de Fuca, 1592).
Les voyages réels de Frobisher (1576,
1578,
1579)
se heurtèrent aux glaces qui arrêtèrent Davis
(1585,
1586,
1587);
mais celui-ci parvint au 73e degré
de latitude Nord, explora le détroit qui a reçu son nom,
la terre et le détroit de Cumberland. L'insuffisance des bâtiments
et des approvisionnements ne permit pas de faire plus. Des efforts plus
répétés furent tentés pour ouvrir le passage
du Nord-Est, au Nord de l'Asie ; la carte de Ptolémée
faisait croire qu'arrivé aux parages où nous plaçons
le commencement de l'Asie, on trouverait une côte se dirigeant vers
le Sud et menant rapidement au Cathay A l'instigation de Cabot,
les Anglais envoyèrent de ce côté Willoughby
(1553) qui périt en Laponie;
mais son lieutenant Chancellor arriva à
Arkhangelsk dans la mer Blanche, conclut un traité de commerce avec
le tsar Ivan. La Moscovie ou Russie fut mieux
connue; quelques années avant (1546),
le baron de Herberstein en avait donné une description et une carte.
Une nouvelle expédition organisée par la Compagnie des marchands
de Londres Une nouvelle géographie Au point où nous sommes parvenus,
c'est-à-dire à la fin du XVIe
siècle, les grandes découvertes sont accomplies;
il n'en reste à faire que dans les régions arctiques La première géographie descriptive
moderne fut celle de Sebastien Munster (1544);
c'est l'Allemagne qui devient le centre des études géographiques.
Bienewitz (Apianus) rédige (1524)
ses tables de longitude et latitude, grâce auxquelles les cartes
allemandes acquièrent une extrême précision. Le Flamand
Oertel (Ortelius) publie séparément
une géographie moderne avec carte (1587-1598)
et un dictionnaire La géographie physique se perfectionnait
également. Sans doute on ne mesure pas encore les hautes montagnes.
Sebastien Munster leur donne volontiers deux et trois lieues d'altitude;
le jésuite |
Mappemonde
de Diego Ribero, 1529, simplifiée d'après Carlo Errera.
Sur
cette carte figure le méridien "à 100 lieues à l'Ouest
du cap Vert " défini
par
le Traité de Tordesillas (1493) et qui partageait les nouvelles
terres à découvrir
entre
le Portugal (à l'Est) et l'Espagne (à l'Ouest).
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.