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| Alarcon
(Hernando de), navigateur espagnol du XVIe
siècle, sur la vie duquel on ne connaît aucun détail
positif. Il fut chargé en 1540 d'un voyage d'exploration sur le
littoral du Pacifique; il devait en même temps s'assurer si la Californie |
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| Alarcon (don Pedro
Antonio de), poète né le 10 mars 1833 à Guadix, petite
ville de la province de Grenade,
mort à Madrid
en 1891. Il était issu d'une famille de noblesse, ruinée
pendant la guerre de l'Indépendance. Reçu, à l'âge
de quatorze ans, bachelier à Grenade, il y commença ses études
de droit, qu'il dut bientôt abandonner, son père, chargé
d'enfants, n'ayant pu faire face aux frais qu'entraînait la carrière
juridique. On le fit entrer au séminaire de sa ville natale, mais
Alarcon, ne se sentant aucune vocation pour l'état ecclésiastique,
et animé, en revanche, d'une passion irrésistible pour les
lettres, se voua à l'étude de celles-ci, en négligeant
la théologie. Doué d'une rare énergie, il apprit le
français en comparant la version en cette langue de la Jérusalem
délivrée En 1853, le jeune séminariste fonda
à Cadix Retiré à Ségovie Un écrivain de son talent ne pouvait pas rester en dehors de la vie publique, En 1863, il entreprit, dans le journal la Epoca, une campagne contre le ministère Miraflores en faveur de l'Union libérale, campagne qu'il continua avec plus de vigueur encore dans la Politica, journal dont il fut le fondateur. Nommé député de Guadix dès 1865, il défendit aux Cortès la politique du général O'Donnell. En 1866. il signa la fameuse protestation des députés unionistes, ce qui lui valut l'exil momentané. Il vint alors à Paris, puis alla se fixer à Grenade. En 1868, il prit part à la révolution qui coûta le trône à la reine Isabelle, et redevint député. Non réélu en 1872, il se tint à l'écart et s'occupa de la publication de ses travaux littéraires. Dans ses vers (Poesias serias y humoristicas; 1870; 3e éd., 1885, avec El Hiijo prodigo), il fait preuve d'un réel talent de poète, avec la note lyrique dominante. Les Cosas que fueron (1871; 2e éd., 1882) sont un second recueil de cuadros de costumbres, publiés antérieurement. Les deux volumes de ses Novelas (1872-1873) offrent une réimpression de ses nouvelles choisies, dont deux : Bonne Pêche et Cornet à pistons, ont été traduites pour la première fois en français par L. Louis-Lande (Revue des Deux-Mondes, 15 mai 1875; avec une étude sur l'auteur). En 1874, il fit paraître : El Sombrero de tres picos (= le Tricorne), esquisse de moeurs provinciales, véritable perle littéraire, qui eut huit éditions (prem. trad. dans le feuilleton du Temps, 1er janvier 1877), et la Alpujarra (2e éd.,1882), impressions de voyage dans la région de la sierra Nevada, rendue célèbre par le dernier soulèvement des Morisques. Après la restauration d'Alphonse XII, qu'il avait préparée par sa plume, il accepta les fonctions de conseiller d'Etat. Il publia ensuite : Amores y amorios (1875), historiettes en prose et en vers; El Escandalo (1875; 7e éd.,1882), roman de philosophie religieuse, qui marque une évolution dans les idées de l'auteur et donna lieu à des attaques passionnées; - El Niño de la bola (1880), considéré comme son meilleur roman ; - El Capitan Veneno, estudio del natural (1881); - Novelas cortas (1881-82, 3 vol.; nouv. éd., 1884-85) ; - la Prodiga (1882) ; - Juicios literarios y artisticos (1883); - Viajes por España (1883). Le 15 décembre 1875 il fut élu à l'Académie espagnole où il fut reçu (25 février 1877) par le célèbre D. Candido Nocedal et prononça alors son beau discours Sur la morale dans l'art. Alarcon est une individualité littéraire très marquante. Ses oeuvres révèlent des qualités variées : imagination puissante, tour d'esprit original, enthousiasme, humour et ironie. Il est surtout passé maître dans des récits courts, genre de composition mis à la mode et illustré par D. Ant. de Trueba. Son style est en général très sobre et d'un charme attachant. (G. Pawlowski). |
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| Alarcon y Mendoza (Don
Juan Ruiz de), poète né à Tasco, au Mexique La Verdad Sospechosa, sa meilleure
comédie, fut imprimée dans une collection publiée
en 1630 sous le nom de Lope de Vega. Corneille
l'y découvrit, en fut enthousiasmé et l'imita, déclarant
dans la préface du Menteur Ce volume imprimé à Madrid chez Jean Gonçalez contient : Los favores del mundo (les Faveurs du monde); - La industria y la suerte (Industrie et sort); - Las paredes oyen (les Murs ont des oreilles); - El semejante a si mismo (l'Autre lui-même) ; - La cueva de Salamanca (la Caverne de Salamanque) Mudarse por mejorarse (Changer pour trouver mieux); - Todo es ventura (la Chance est tout); El desdichado en fingir (la Feinte malheureuse); - Et dueño de las estrellas (le Maître des étoiles). La deuxième partie, plus rare, mieux imprimée, tirée sur un papier plus élégant, fut publiée à Barcelone en 1634; elle comprend : Los empreños de un engaño (les Entraînements d'un mensonge); - La amistad castigada (le Châtiment de l'amitié) ; - La manganilla de Melilla (la Ruse de Melilla); - Ganar amigos (Acquérir des amis); - La verdad sospechosa (la Vérité suspecte); - El Antecristo (I'Antechrist); - El tejedor de Segovia (le Tisserand de Ségovie) ; - Los pechos privilegiados (les Seins privilégiés); - La prueba de las promesas (les Promesses à l'épreuve); - La crueldad por honor (la Cruauté par honneur); - El examen de maridos (l'Examen des maris). Alarcon est un des rares poètes dramatiques classiques de langue espagnole qui fassent de l'analyse de caractères; le mouvement et le conflit d'intrigues imprévues que la bourgeoisie et les artisans de Madrid exigeaient connue première nécessité d'une oeuvre dramatique, lui servent de cadres pour des peintures aussi vives que vraies. Les deux chefs-d'oeuvre dramatiques d'Alarcon sont en deux genres différents, la Vérité suspecte et le Tisserand de Segovie. Ajoutons quelques mots sur la Vérité
suspecte, que Corneille a portée
sur la scène française sous le titre du Menteur. Les
deux comédies sont semblables d'intrigues; seulement la moralité,
accessoire dans la pièce française, est le fond du sujet
chez Alarcon qui veut prouver que la vérité devient suspecte
en passant par une bouche habituée au mensonge. Les personnages
sont à peu près les mêmes, moins trois ou quatre rôles
accessoires; les noms, qui chez Alarcon appartiennent naturellement à
la société espagnole, se transforment dans Corneille en noms
insignifiants, tirés du grec et dits de comédie, pratique
peu favorable à l'illusion et qui a longtemps persisté en
France. La scène est des deux parts dans la capitale : à
Madrid, elle présente selon le besoin six tableaux divers; à
Paris,
deux seulement, les Tuileries |
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