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Snellius
(ou Snell), Willebrod van Roijen, géomètre né
en 1591 à Leyde, mort en 1626, fut, comme Pascal,
un enfant prodige : à dix-sept ans il essaya de restituer le traité
perdu d'Apollonius De sectione determinata
(1608, in-4°); il visita la France et l'Allemagne, recueillit les leçons
de Kepler et de Tycho,
devint, à Vingt-deux ans, professeur de mathématiques à
Leyde. Snellius trouva le premier, selon Vossius et Huygens,
la véritable loi de la réfraction, attribuée communément
à Descartes. Il a également remis
à jour la méthode d'Eratosthène
(mesure géométrique et astronomique d'un arc du méridien)
pour mesurer la Terre .
On a de lui : Eratosthenes batavus de terræ ambitu, Leyde,
1617; Cyclometricus, Leyde, 1621.
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La mesure
du méridien
terrestre
Snellius
imagina une méthode qui consiste à choisir, de part et d'autre
de la ligne méridienne
passant par le point de départ, des points situés de manière
à être aperçus de loin, par exemple des sommets d'édifices
élevés ou des signaux artificiels placés sur le haut
des collines.
Si
l'on mesure ensuite les angles que font entre eux les plans verticaux qui
passent par ces divers points et les angles qu'ils font avec la méridienne,
et si l'on détermine les distances angulaires elles-mêmes
des diverses stations, on aura un réseau de triangles dans lesquels
tous les angles sont connus. Conséquemment, à la condition
qu'on mesure directement un des côtés de ces triangles pris
pour base, on pourra par le calcul obtenir tous les autres côtés
et déterminer la grandeur de l'arc de la méridienne traversant
la série des triangles.
C'est
la méthode de triangulation, encore aujourd'hui employée.
Si l'opération qu'entreprit Snellius pour mesurer un degré
terrestre entre les villes d'Alkmaer et Berg-op-Zoom
manque d'exactitude, ce fut à cause de l'imperfection des instruments
dont on se servait alors. Les détails de cette opération
qui lui donna 330 432 pieds pour le degré du méridien se
trouvent consignés dans Eratosthenes Batavus, 1617. (Hoefer,
1873). |
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