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De
1235 à 1337.
On pourrait appeler cette période
le siècle du Roman de la Rose ,
à condition de faire observer que, par la façon dont il a
compris le sujet, le premier auteur de la Rose, Guillaume
de Lorris, qui écrivait vers 1237, se rattache à la tradition
antérieure des Huon de Méri et des Raoul de Houdan, grands
amateurs d'allégories. Le caractère
de la littérature française
de cette période est d'être beaucoup moins chevaleresque que
dans la période précédente. On fait encore quelques
chansons
de geste, mais le cercle des auditeurs qui les écoutent se rétrécit
de plus en plus, et bientôt celles que l'on composera encore seront
destinées à être lues et non chantées. La poésie
lyrique, imitée des troubadours,
ne se maintient guère que Jusqu'à la fin du XIIIe
siècle, et la lyre nouvelle qui doit la remplacer se fait attendre
jusqu'à la période suivante. On est plus savant qu'au siècle
précédent, mais d'une science un peu extérieure à
la scolastique, qui n'est pas la science
du coeur humain : Jean de Meung a remplacé
Chrétien
de Troyes. On traduit en français
le Code, les Institutes ;
on rédige les Assises de Jérusalem, les Etablissements
dont saint Louis ne peut mais, bien qu'on les
mette sous son nom, les Coutumes de Beauvaisis, etc. Il n'est pas
étonnant après cela que les légistes de Philippe
le Bel tiennent le haut du pavé; le bon Joinville
paraît un peu dépaysé dans ce milieu et semble un survivant
du passé. Comme cette période a été beaucoup
mieux étudiée par les érudits que la période
précédente, les oeuvres anonymes deviennent rares et la personnalité
des auteurs sort du vague où elle restait auparavant. Nous nous
bornerons donc à mentionner brièvement les auteurs les plus
remarquables, selon les genres dans lesquels ils se sont exercés.
Chemin faisant, nous indiquerons quelques oeuvres anonymes :
Epopée
nationale. - Adenet le Roi (Ogier ,
Berte ,
Beuve de Commarcis ),
Girard d'Amiens (Charlemagne). Anonymes : Aye d'Avignon ,
Beuve de Hanstone, Anséis de Carthage, Jean de Lanson ,
Gaufrei, Tristan de Nanteuil ,
l'Entrée d'Espagne, etc.
Romans
sur l'Antiquité. - Jean de Thuin (César), Jacques
de Longuyon (Vaux du Paon), Jean Brisebarre (Restor du Paon).
Anonyme : Hector.
Romans
grecs, byzantins et d'aventure. - Adenet le Roi (Cléomadès ),
Girard d'Amiens (Méliacin), Jean Maillard (la Comtesse
d'Anjou), Beaumanoir (la Manekine, Jean et Blonde), Jakemon
Sakesep (le Châtelain de Couci ).
Anonymes : la Châtelaine de Vergy, Brun de la Montagne, etc.
Romans
bretons. - Rusticien de Pise (Table ronde ,
Meliadus ,
Guiron le Courtois ).
Anonyme : Perceforest .
Toutes ces oeuvres sont en prose.
Contes
et fableaux. - En vers : Rutebeuf, Jean
et Beaudouin de Condé, Watriquet de Couvin. En prose : Nicole Bozon.
Roman
de Renard. - Jacquemard Gelée (Renard le Nouveau). Anonymes
: Couronnement de Renard, Renard le Contrefait.
Histoire.
- En vers : Philippe Mousket (Chronique de France), Guillaume Guiart
(Branche des royaux lignages), Godefroi de Paris (Chronique parisienne),
Pierre de Langtoft (Chronique). En prose : Philippe de Novare (Mémoires),
Martin da Canal (Chronique des Vénitiens), Marco
Polo (Voyages), Haiton (Fleur des histoires d'Orient),
Joinville
(Histoire de saint Louis). Anonymes : Récits d'un ménestrel
de Riems, Chronique de Saint-Denis, Chronique de Morée
(1325)).
Poésie
lyrique. - Rutebeuf, Adam
de la Halle, Guilebort de Berneville, etc.
Littérature
dramatique. - Adam de la Halle (Jeu de la Feuillée ,
Robin et Marion ),
Rutebeuf (Théophile).
Littérature
didactique en vers. - Guillaume de Lorris
(Roman de la Rose ,
pour les vers 1-4070), Jean de Meung (Roman
de la Rose, fin; Testament), Nicole de Margival (Panthère
d'amour), Gautier de Metz (Image du
monde), Jean de Journi (Dîme de pénitence).
Littérature
didactique en prose. - Philippe de Novare (Quatre Ages d'homme),
Richard de Fournival (Puissance d'amour, Bestiaire d'amour), Brunetto
Latino (Trésor), frère Laurent (Somme des vices
et vertus), Guiard des Moulins (Bible historiale), Beaumanoir
(Coutumes de Beauvaisis), Pierre de Fontaine (Conseil), Philippe
de Novare (Assises de Jérusalem). Anonymes : Livre de
Sidrac, Etablissements dits de saint Louis, Livre de justice et de plait,
etc.
On remarquera que pour cette époque
la part de l'Angleterre
à la culture de la littérature
française devient de plus en plus faible. En revanche, c'est
le moment où le français
jouit du plus grand crédit en Italie
et en Orient. Il suffit de rappeler que, parmi les auteurs et les oeuvres
que nous avons mentionnés, Philippe de Novare, Martin da Canal,
Marco
Polo, Rusticien de Pise, Brunetto Latino sont
des Italiens, le premier ayant surtout vécu en Orient; que Hayton
est un Arménien; que Jean
de Journi a écrit à Chypre
et que certaines oeuvres anonymes ont été composées
en Italie (Hector, l'Entrée d'Espagne) ou en Orient (Chronique
de Morée).
De 1335 à
1500
La
Guerre de Cent ans.
La littérature
d'un pays subit toujours plus ou moins le contrecoup de son histoire. Aussi
ne peut-on s'attendre à ce que la France
ait eu une littérature très prospère pendant cette
période qui, sauf quelques années de gloire et de tranquillité
relative sous Charles V, n'a guère été
pour elle qu'une suite de misères. Le nom de Froissart,
poète et chroniqueur, domine cette époque, et l'on peut dire
qu'il lui fait honneur; mais l'on a remarqué plus d'une fois que
Froissart, par sa naissance, appartient au Hainaut ,
c.-à-d. à une région qui n'était pas intéressée
directement à la lutte de la France et de l'Angleterre .
On a célébré souvent Charles V, le Sage, protecteur
des lettres françaises, et l'on a eu raison; mais l'on ne peut s'empêcher
de remarquer que les auteurs dont Charles V aimait à s'entourer
en provoquant et en récompensant généreusement leurs
travaux : Raoul de Presles, Jean Corbichon, Jean
Golein, Jacques Bauchant, Evrard de Conty, etc., n'étaient guère
que des traducteurs; leurs laborieux efforts, tout en contribuant aux progrès
de la langue et de l'esprit public, ne constituent qu'un maigre apport
à la littérature proprement dite. La culture française
que nous avons vue si étendue dans la période précédente
se resserre de plus en plus : l'Angleterre lui échappe décidément
et l'état de guerre contribue sans doute beaucoup à la revanche
définitive que prend l'anglais sur le français; en Italie,
le français se maintient beaucoup plus tard qu'on ne serait porté
à le croire : c'est là que Nicolas de Vérone compose
en 1343 une Pharsale en vers français, plus tard une remarquable
Suite
de l'Entrée d'Espagne et, plus tard encore, un poème
sur la Passion; Nicolas de Casola écrit en vers français
son Attila (1358), et l'on voit jusqu'au commencement du XVe
siècle un Véronais, Raphael Marmora, rédiger en prose
française un long roman d'aventure :
Aquilon
de Bavière; mais ce dernier fait est tout à fait exceptionnel
et l'on peut dire que, dès le milieu du XIVe
siècle, la littérature toscane élargie et illustrée
par l'oeuvre immortelle de Dante, a débusqué
complètement la littérature
française de
la vallée du Pô. En revanche,
on entrevoit déjà une heureuse compensation à ces
pertes : le Midi de la France se laisse entraîner peu à peu
au courant littéraire du Nord, comme il s'associe énergiquement,
au moins entre le Rhône et la Garonne, à la lutte contre les
Anglais. Dès 1338, un Méridional, Raimon
Vidal, compose un petit poème allégorique intitulé
la Chasse aux Médisans, que n'aurait pas désavoué
un poète de langue d'oïl; Gaston
Phébus, comte de Foix ,
dicte en prose française son Traité de la Chasse,
et Honoré Bonnet, « nez et nourris de la terre de Prouvence
», rédige en français son curieux Arbre des Batailles,
dédié à Charles VI.
A partir du XVe
siècle, la littérature française n'est plus seulement
la littérature des provinces de langue
d'oïl, c'est la littérature
de la France entière. En somme, si l'on tient compte des circonstances,
il faut reconnaître que la littérature de la guerre de Cent
ans
est plutôt au-dessus qu'au-dessous de ce qu'on pouvait attendre.
La poésie épique disparaît à peu près,
et les anciennes chansons de geste, dont le
sujet intéresse encore, sont mises en prose et accommodées
au goût du jour, qui n'est pas de haute marque; mais cette perte
est compensée de trois côtés : dans le domaine lyrique,
dans le domaine historique et dans le domaine dramatique. Nous avons vu
que la poésie lyrique semble s'éteindre
en France an commencement du XIVe siècle
: à Guillaume de Machaut appartient l'honneur d'avoir introduit
un style lyrique nouveau appuyé sur
une technique nouvelle de l'art musical et, grâce à lui, la
ballade,
le chant royal, le rondeau,
le lai de douze strophes sont appelés
à fournir une longue et brillante carrière. En histoire,
il suffirait de prononcer le nom de Froissart
; mais les Chroniques de Saint-Denis ,
rédigées sous Charles V, ne sont
pas indignes d'être mentionnées, même après ce
grand charmeur. Enfin et surtout, c'est cette époque si agitée
qui, dans ses moments de loisir, a presque complètement créé
le théâtre français qui
n'était guère qu'en germe dans les époques antérieures.
Dans les dernières années de Charles V, les bourgeois de
Paris
ayant pris l'habitude de représenter annuellement la Passion
aux fêtes de Pâques ,
cette habitude amena peu à peu la constitution de la célèbre
Confrérie
de la Passion, reconnue officiellement en 1402 ; en même temps
s'organisent à Paris et ailleurs les Basoches
et les Enfants-sans-Souci; de là
l'élan des mystères, des moralités,
des farces et des soties qui font de cette
période et de celle qui la suit immédiatement comme l'âge
d'or de l'ancien théâtre français.
Ajoutons enfin que la guerre de Cent ans ,
qui a si puissamment contribué à cimenter l'union politique
des différentes provinces de France
en leur apprenant tout le prix de l'union devant l'ennemi, a de même
introduit dans la littérature
française une note nouvelle : la note patriotique. Sans parler
des poésies perdues du semi-légendaire
Basselin,
on peut dire une Eustache Deschamps, Christine
de Pisan, Alain Chartier et Charles
d'Orléans (première manière) n'ont jamais été
mieux inspirés que quand ils ont pensé aux malheurs du pays.
La
fin du Moyen âge.
On peut considérer jusqu'à
un certain point le traité d'Arras
(1435) comme marquant la fin de la guerre de Cent ans ;
il faut encore de vigoureux efforts pour arriver à l'expulsion complète
des Anglais (1453), mais la cour de
France
réconciliée avec la cour de Bourgogne ,
c'est le gage certain de la victoire définitive. Aussi bien, ce
Philippe
le Bon qui, à Arras, traite d'égal à égal
avec Charles VII, est-il l'inspirateur d'une
littérature particulière en harmonie avec son caractère
fastueux : ce qui semble dominer la fin du siècle, c'est la littérature
grandiloquente de l'école bourguignonne et flamande des «
grands rhétoriqueurs » Georges Chastellain,
Olivier
de La Marche, Jean Molinet, Jean Meschinot, etc., disciples exagérés
d'Alain Chartier, qui seront eux-mêmes
dépassés par Jean Le Maire de Belges, vénéré
également au XVIe siècle
par l'école de Marot et par celle de Ronsard.
Heureusement, ce n'est pas là toute
la littérature de l'époque à côté du
courant bourguignon, il y a le courant français qui coule avec moins
de fracas, mais qui roule des paillettes d'or pur. Il suffit de citer quelques
noms : Martin Le Franc, Charles d'Orléans,
dont les dernières poésies,
écrites après 1442, sont bien supérieures à
celles qu'il avait composées dans sa prison; Villon,
dont l'ombre imposait encore à Boileau;
Henri Baude et Jean Castel, dont certaines pièces
fugitives font penser à Marot; Arnoul Gréban, l'auteur du
Mystère
de la Passion; Jacques Milet, l'auteur du Mystère
de Troie; Guillaume Coquillart, une manière
de Villon rémois; la farce anonyme de
Maître
Pathelin ,
le roman de Jehan de Paris, les oeuvres
d'Antoine de La Salle, un Provençal au service la maison de Bourgogne
qui ne se laissa pas gagner à l'air de la cour et qui écrivit
coup sur coup Jehan de Saintré ,
les Cent Nouvelles nouvelles
et les Quinze Joies de mariage; enfin, le chef-d'oeuvre peut-être
de la prose française au XVe siècle,
les Mémoires de Philippe
de Commines, transfuge politique et littéraire du parti de Bourgogne.
On peut dire en somme que, dans cette fin du XVe
siècle, le siècle suivant est tout entier à l'état
de promesse : la première moitié du XVIe
siècle, où l'astre de Marot et de
ses disciples brille seul au firmament littéraire, est le triomphe
de l'école française; la seconde, où l'enthousiasme
débordant de Ronsard et de sa pléiade
a tout submergé, est une revanche de l'école bourguignonne,
retrempée, affinée par le recueillement et le commerce de
plus en plus intime avec les modèles antiques. (Antoine
Thomas).
Tableau
chronologique de 1330 A 1500.
Pour les deux dernières périodes
de l'histoire de la littérature
française au Moyen âge ,
nous nous sommes contenté d'en indiquer le caractère général,
sans entrer dans le détail. Nous croyons donc rendre service au
lecteur en dressant un tableau chronologique de la littérature française
entre le début de la Guerre de Cent ans
et la fin du XVe siècle. Pour les
oeuvres dont la date oscille entre plusieurs années, nous avons
choisi la moyenne, et les dates approximatives de ce genre sont indiquées
par le signe < placé devant
la mention de l'oeuvre :
-
| 1330.
< Hugues Capet, chanson de geste.
1331.
< Guillaume de Digulleville, Pèlerinage de vie humaine
(1re rédaction).
1332.
< Girart de Roussillon ,
poème en alexandrins.
1337.
Renaut de Louhans, traduction en vers de la Consolation de Boèce.
1338.
< Jean Brisebarre, Restor du Paon.
1339.
Jean de le Mote, les Regrets de Guillaume, comte de Hainaut.
1340.
Jean de le Mote, le Parfait du Paon. - Jean du Pin, Mélancolies.
1341.
Renart
le Contrefait (2e rédaction).
1342.
Guillaume de Machaut, Dit du Lion. - Jean
Bruyant,
Chemin
de pauvreté.
1343.
Nicolas de Vérone, Pharsale.
1349.
Guillaume de Machaut, Jugement du roi de
Bohème.
1350.
Gilles le Moisit, Lamentation.
1331.
< Pierre Bersuire, traduction de Tite-Live.
1335.
Jean de Sy, traduction partielle de la Bible ,
avec commentaire. - Guillaume de Digulleville, Pèlerinage de
vie humaine (2e rédaction) et Pèlerinage de l'âme.
1357.
Guillaume de Machaut, le Confort d'ami. -
<
Jean
de Venette, Histoire des trois Maries.
1358.
Nicolas de Casola, Attila. - Guillaume de Digulleville, Pèlerinage
de Jésus-Christ.
1360.
< Froissart, Espinette amoureuse.
1362.
Guillaume de Machaut, Morpheus (Fontaine amoureuse).
1363.
Guillaume de Machaut, le Voir Dit.
1366.
Jean de Remin, Enseignement piteux, poème moral et allégorique.
- Robert de l'Orme, Miroir de la Vie et de la Mort.
1369.
< Jacques Bauchant, traduction du Livre des Voies de Dieu. -
Nicole
Oresme, traduction des Ethiques d'Aristote.
1370.
Guillaume de Machaut, la Prise d'Alexandrie. - Jean Golein, traduction
d'opuscules historiques de Bernard Gui.
1371.
Nicole
Oresme, traduction des Politiques et des Economiques
d'Aristote.
1372.
Denis Foulechat, traduction du Polycraticus de Jean
de Salisbury. - Jean Corbichon, traduction du De Proprietatibus
de Barthélemy de Glanville. - Jean Golein, traduction du Rational
de Guillaume Durand. - Geoffroy de La Tour-Landry,
Enseignement
à ses filles. - < Froissart,
Prison
amoureuse.
1373.
Traduction des Ruralia Commoda de Pietro
dei Crescenzi.
1374.
Froissart,
Buisson
de jeunesse. - < Jacques Bauchant, traduction de la Consolation
de Sénèque. - < Jean Golein,
traduction des Chroniques de Burgos. - <
Raoul
de Presles, traduction et commentaire de la Cité de Dieu
de saint Augustin. - Jean Daudin, traduction
du De Remediis utriusque fortunae de Pétrarque.
1375.
Gace de la Bigne, Déduits de la chasse.
1376.
Jean Le Fèvre, Respit de la mort.
1377.
Nicole
Oresme, traduction du De Coelo. -
<
Pierre d'Orgemont, Chroniques de France
(Jean
II et Charles I).
1378.
Simon de Hesdin, traduction (inachevée) de Valère
Maxime.
1379.
Jean
de Brie, le Bon Berger.
1384.
Cuvelier, Poème sur Duguesclin.
1386.
Chandos,
le
Prince Noir.
1387.
Jean
d'Arras, Mélusine. - Gaston
Phébus, le Livre de la Chasse.
1388.
Jacques d'Ableiges, Grand Coutumier de France.
1389.
Philippe de Maizières, Songe du vieux pèlerin. 1392.
E.
Deschamps, Art de dicter. - Richard Eudes, traduction en vers
du poème de Pietro d'Eboli sur les bains de Pouzzoles.
1393.
< Le Menagier de Paris. - < Jean Bouteiller,
Somme
rurale.
1394.
Hardouin de Fontaines, Trésor de vènerie.
1396.
Ogier d'Anghire, Voyage à Jérusalem. - Nicole de Saint-Marcel,
Livre
de la connaissance des corps humains.
1398.
Honoré Bonnet, Apparition de Jean de Meung.
1399.
< Guillaume de Tignonville, Dits des philosophes.
1400.
Christine
de Pisan, Dit de Poissy.
1401.
Christine de Pisan, Débat de deux amants.
1402.
Christine de Pisan, Dit de la Rose, Chemin de long estude.
1403.
Froissart,
Chronique,
dernière rédaction. -
Christine
de Pisan, Dit de la Pastoure, Livre
de
la Mutacion de fortune, Faits et bonnes
moeurs
de Charles V. - Jean Courtecuisse,
traduction
du De Quatuor Virtutibus, traité
attribué
à tort à Sénèque.
1404.
Charles
d'Orléans, Livre contre tout péché.
1405.
Laurent de Premierfait, traduction du De Senectute de Cicéron.
1407.
Raphael Marmora, Aquilon de Bavière.
1409.
Pierre Salmon, Mémoires.
1410.
Jacques Le Grand, Livre de bonnes moeurs.
1412.
Christine
de Pisan, Livre de la paix.
1414.
Laurent de Premierfait, traduction du Decameron
de Boccace.
1416.
Alain
Chartier, Livre des quatre dames. - Laurent de Premierfait,
traduction du De Amicitia de Cicéron.
- Nompar de Caumont, Enseignements à ses enfants. |
1418.
Laurent de Premierfait, traduction des Economiques d'Aristote.
1420.
Norupar de Caumont, Voyage à Jérusalem.
1422.
Alain
Chartier, Quadriloge invectif. - Jean de
Courcy,
la Bouquechardière.
1424.
Guillebert de Metz, Description de Paris.
1426.
Alain Chartier, la Belle Darne sans merci. -
Jean
de Courcy, Chemin de vaillance.
1427.
< Eustache Mercadé, Mystères de la Passion et
de la Vengeance Jésus-Christ.
1429.
Christine
de Pisan, Poème sur Jeanne d'Arc.
1430.
< Jean Jouvenel des Ursins, Chronique
de
Charles
VI.
1431.
Pierre Cochon, Chronique.
1432.
Baudet Hérenc, Seconde Rhétorique. - Pierre de la
Sipède, Roman de Paris et Vienne.
1440.
Michault Taillevent, Passetemps.
1442.
Martin Le Franc, Champion des Dames.
1445.
Jean Wauquelin, Traduction du Brut de Gaufrei de Montmouth. - < Jean
Wauquelin,
Histoire
d'Alexandre le Grand.
1446.
< Monstrelet, Chronique.
1447.
Jean Wauquelin, Histoire de Girart de Roussillon .
1448.
Jean Wauquelin, Roman de la Belle Hélène de Constantinople.
1449.
Journal
d'un Bourgeois de Paris. - Louis de
Beauvau,
Pas d'armes de la bergère.
1450.
< Arnoul Greban, Mystère de la Passion. -
Jean
Germain, l'Anti-Coran. - Jean Wauquelin, traduction du Gouvernement
des princes
de
Gilles de Rome.
1451.
Alain Chasteautournant, la Fin de l'homme.
1452.
Jacques
Milet, Mystère de la Destruction de Troie.
1454.
< Jean de Rouvroy, traduction des Stratagèmes de Frontin.
- < Jean le Bègue, traduction de la Première guerre
punique de Léonard d'Arezzo.
1455.
Gilles le Bouvier, dit Berry, Chronique.
1456.
Villon,
Petit
Testament. - < Débat des hérauts de France et d'Angleterre.
1458.
David Aubert, les Conquêtes de Charlemagne. Pierre Favre,
traduction du De Casibus de Boccace.
1459.
Antoine de la Sale, Jehan de Saintré .
- Jean Castel, Louanges de la Vierge.
1460.
< Jean Mansel, Fleur des histoires.
- François Garin, Complainte.
1461.
Villon,
Grand
Testament. - < Jean Chartier,
Chronique
de Charles VII.
1462.
< Roman de Pierre de Provence et de la Belle Maguelonne .
1464.
Chastellain,
Temple
de Boccace. - < Guillaume Gruel, Chronique d'Arthur de Richemont.
1466.
Pierre Michault, Doctrinal de cour. - < Jean
de
Bueil, le Jouvencel.
1468.
Vasque de Lucene, traduction de Quinte-Curce.
- Simon Greban, Lamentation de Charles VII. - Jean Miélot,
traduction de la Lettre à Quintus, de Cicéron.
1470.
Robert de Herlin, Ballades.
1471.
< Jean de Wavrin, Chroniques d'Angleterre.
1472.
< Mathieu d'Escouchy, Chronique. - < Meschinot, Lunettes
des princes.
1475.
Chastellain,
Chronique.
- < Le Rosier des
Guerres.
1480.
Jacques de Bugnin, Congé du siècle, poème.
< Jean Molinet, Temple de Mars.
1482.
Guillaume Flamen, Mystère de Saint-Didier. - Michel Le Flameng,
Mystère
des dix mille martyrs. - Jacques Sigaud, Vie de saint Zénobe,
traduite de l'italien.
1483.
Olivier
de la Marche, le Chevalier délibéré. -
< Jean de Roye, Chronique de Louis XI,
dite Chronique scandaleuse.
1481.
Henri Bande, Supplique au duc de Bourbon. - Martial
d'Auvergne, Vigiles de Charles VII.
1485.
Robert
Gaguin, traduction des Commentaires de César.
- < Guillaume Cousinot, Chronique. - < Jacques du Clercq. Chronique.
1486.
Guillaume Alexis, Dialogue du crucifix et du pèlerin. - Jean
Michel, Mystère de la Passion.
1487.
Charles de Saint-Gelais, traduction du Régime des princes,
de Gilles de Rome.
1488.
Jean Joret, Jardin salutaire. - Octavien de Saint-Gelais, Estrif
de science.
1489.
< Robert Gaguin, traduction des Commentaires de César.
1492.
Robert de Herlin, Débat du Faucon et du Lévrier.
1493.
Olivier
de la Marche, Mémoires. - Traduction du De Claris
Mulieribus de Boccace.
1494.
Commines,
Mémoires,
livres 1-6. - Guillaume le Doyen, Mystère de la Nativité.
- Guilloche,
Prophétie de Charles VIII.
1496.
André de la Vigne, Mystère de saint Martin. - Octavien
de Saint-Gelais, Traduction des Epîtres d'Ovide.
1497.
Pierre Rivière, traduction en vers du Narrenschiff de Sébastien
Brandt.
1498.
Traduction de la Genealogia Deorum, de Boccace.
1499.
Jardin
de plaisance.
1500.
Octavien de Saint-Gelais, traduction de l'Enéide .
- < André de la Vigne, le Vergier
d'honneur. |
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