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Les
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Adenès
ou Adans, trouvère du XIIIe
siècle et roi des ménestrels de Henri III, duc de Brabant
et poète lui-même. Parmi les trouvères, Adenès
n'occupe pas le premier rang par le mérite de ses oeuvres, et dans
l'ordre chronologique il est un des derniers. Il apparaît sur la
limite de la grande époque des poèmes épiques de la
chevalerie; mais, pourr cette raison même, il a pu offrir des qualités
de style qui ne se rencontrent pas chez les poètes qui l'ont précédé.
On a peu de renseignements sur Adénès; les chroniqueurs contemporains
ne sont point entrés dans les particularites de sa vie. On sait
cependant qu'il naquit en Brabant vers l'année 1240. Il a lui-même
résumé son enfance dans ces vers :
Après la mort de son mécène, Adénès, qui avait environ vingt ans, trouva la même, protection active dans ses successeurs; et lorsque Marie de Brabant, fille de Henri III, appelée à être reine de France, vint à Paris (1274), le poète la suivit, et demeura attaché à la cour, au sein de toutes les faveurs. Comme les poètes d'alors, il chanta la gloire et Ies vertus des grands. On pense bien que la plupart de ces chants devaient être inspires uniquement par la flatterie. Toutefois, Adenès se rend à lui-même ce témoignage, que ses panégyriques lui étaient dictés par un sentiment de naturelle bienveillance. Tels sont les seuls détails positifs qui nous soient parvenus sur ce poète; mais ses ouvrages du moins nous sont restés; il dit lui-même, au commencement de son dernier poème, CléomadèsMenestrel au bon duc Henri Ainsi les Enfances d'OgierCil qui fit d'Ogier le Danois Le poète raconte, au commencement du roman de Berthe, comment il en trouva les matériaux : " à l'issue d'avril, un temps doux et joli ", étant à Paris, il s'en alla un vendredi à St-Denis pour y prier Dieu, et, dut à la courtoisie d'un moine de voir "le livre as ystoires", où il trouva celle "de Bertain et de Pepin aussi". Ce passage, s'il n'est pas une fiction poétique imaginée pour donner plus d'autorité au récit, et c'est peu probable, démontre qu'Adenès avait séjourné à Paris avant que sa royale protectrice fût devenue reine de France; car il n'a composé depuis le mariage de Marie de Brabant, et par ses conseils, que le roman de Cléomadès, véritablement assez long pour occuper le reste de sa carrière poétique (on y compte environ 19 000 vers). Ainsi Adenès aurait probablement
accompli ce voyage vers 1260, après la mort du duc Henri, et le
poème aurait été écrit dans le Brabant. Le
roman de l'Enfance d'Ogier le Danois y fut également composé,
par l'ordre de Gui, comte de Flandre, et dans le but de rétablir
la vérité de l'histoire de l'enfance d'Ogier, que les jongleurs
avaient altérée. Enfin on attribue encore à Adenès
le roman d'Aymeri de Narbonne |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.