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Maître
Pierre Patelin ou Pathelin, farce célèbre, le
meilleur et l'un des plus anciens monuments du comique de la Renaissance .
Ni l'auteur, ni la date de cette pièce ne sont connus. On l'a attribuée
à Pierre Blanchet (à tort) et
à Antoine de La Sale (?), l'auteur de la
Chronique du petit Jehan
de Saintré.
La 1ère
édition imprimée date de 1474. Un avocat décrié
et mis au pilori s'entretenant avec Guillemette, sa digne épouse,
des moyens de mettre à neuf leurs habits usés; l'avocat leurrant
de belles paroles le drapier, son voisin, pour se faire donner du drap
à crédit, puis employant un grossier artifice pour ne pas
le payer; le drapier se félicitant d'avoir trompé Patelin
en lui vendant 24 sous ce qui n'en vaut que 20; le berger Thibaud Agnelet
volant le drapier, son patron, et trouvant Patelin prêt à
plaider pour lui; le berger enfin trompant l'avocat qui lui a fait gagner
une mauvaise cause, tournant contre lui la ruse qu'il lui a enseignée
contre sa partie, et ne répondant à sa demande d'honoraires
que par le cri de ses bêtes à laine; tel est l'ensemble de
la pièce.
Sans compter beaucoup d'expressions qui
sont demeurées proverbiales, le nom de Patelin est devenu dans notre
langue le synonyme de flatteur et de fourbe. La farce de l'avocat Patelin
a été mise en vers latins par Alexandre Connibert en 1543,
et rajeunie par Brueys et Palaprat, qui en firent
une comédie en 3 actes en prose, jouée, en 1706, au Théâtre-Français,
où elle obtint encore un succès nouveau. Au XIXe
siècle, on l'a mise en opéra-comique (musique de Bazin).
(B.).
L'avocat
Pathelin avec le berger Aignelet,
dans
édition de 1564.
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En
bibliothèque - La meilleure
édition en 1877 de l'oeuvre originale est celle qu'a donnée
Génin, sous ce titre : Maître P. Patelin, avec une
introduction et des notes, Paris, 1854, in-8°. |
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