|
|
||
| Classification | ||
|
|
| L'italien est une des langues
néolatines ou romanes ( Le premier texte connu de cette langue nouvelle, que l'on peut déjà appeler italien, date de 1135; c'est une inscription en vers, gravée sur une pierre de la voûte de la cathédrale de Ferrare : mais, dès le IXe et même le VIIIe siècle, on trouve des vestiges de la nouvelle langue dans les noms propres de personnes et de lieux que renferment les actes privés ou publics. Les caractères de cet ancien italien, qui sont restés ceux de l'italien moderne, consistent : 1° dans une terminaison invariable ou presque invariable, substituée aux désinences variées de la déclinaison latine, et qui fut, généralement, celle de l'ablatif latin singulier. Ainsi, on dit genitore, domino; au lieu de genitoris, genitorem, domini, dominum;La grande masse des mots de la langue italienne est incontestablement d'origine latine; néanmoins l'Italie a été si longtemps bouleversée par les invasions, qu'on peut dire que sa langue a une physionomie moins latine que l'espagnol. L'italien a conservé un grand nombre de mots appartenant aux langues des peuples qui précédèrent, les Latins, telles que l'ibérien l'étrusque, l'ombrien, l'osque, le sabin. II a emprunté quelques expressions aux populations conquérantes, Gaulois, Germains, Slaves. II en a reçu quelques autres des Sarrasins et des possesseurs grecs de la basse Italie. Plus harmonieux mais moins sonore que l'espagnol, l'italien en a l'abondance et la naïveté : sa naïveté tient à l'origine démocratique de la langue, qui se forma dans les fortes républiques de Pise et de Florence, de Pavie, etc. D'ailleurs, le grand nombre de grands auteurs qui ont écrit dans cette belle langue l'ont pliée à tous les tons, depuis les plus simples jusqu'aux plus sublimes. L'italien possède un grand nombre de dialectes, fort éloignés de l'italien classique, et qui ont leur origine dans l'invasion et la conquête. L'italien standard, parlé aujourd'hui correspond au dialecte toscan. C'est celui aussi qui a eu la principale part dans la formation de la langue classique, en raison de ce que les plus grands poètes et prosateurs du XIVe siècle, où cette langue se forma, étaient tous Florentins ou Toscans. Toutefois, les Toscans reconnaissent qu'ils ne parlent pas le mieux l'italien, dont ils définissent l'idéal "la langue toscane dans une bouche romaine." Ils donnent à l'h, au c dur et au ch la valeur du ch allemand ou de la jota (j) espagnole : ainsi, à Florence, on dit hasa, hamera, hosta, pour casa, camera, costa. Le l'italien standard pourrait être ainsi défini comme étant le toscan parlé à Rome... Le corse et les dialectes sardes peuvent être considérés comme des variétés dialectales de l'Italien, ou du moins des langues qui en restent très proches. En revanche, le lombard, le vénitien, le padouan (intermédiaire entre le lombard et le vénitien, caractérisé par la suppression de nombre de voyelles, et le changement fréquent des consonnes), et surtout le napolitain sont suffisamment distincts de l'italien standard pour qu'on les range dans un groupe à part, dit gallo-italien. (E. B.). |
|
|