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Beuve d'Antone,
un des romans carolingiens .
L'action en est antérieure à Charlemagne.
Beuve descend, comme cet empereur, de Constantin
le Grand, et est le bisaïeul de Milon d'Anglante, père
du fameux Roland .
Soustrait à la cruauté de sa mère Brandonie, qui a
fait tuer son mari Guidon, duc d'Antone, pour épouser Dudon, il
devient plus tard esclave du roi d'Arménie, décide Drusiane,
fille de ce prince, à s'enfuir avec lui, et, après de longs
et périlleux voyages, retourne en Occident. Il fait murer Brandonie
toute vive, à l'exception de la tête, poursuit Dudon jusque
dans les États de Pépin, et, après l'avoir vaincu,
ordonne qu'il soit écartelé. Puis il accomplit de grands
exploits contre les Sarrasins en Sardaigne, en Hongrie, et jusqu'en Asie;
mais, quand il revient couvert de gloire à Antone, il meurt assassiné.
Selon Crescimbeni,
il existe, parmi les manuscrits légués à la bibliothèque
du Vatican
par la reine Christine de Suède, un roman de Bueves d'Antona
ou d'Hanstone, composé vers la fin du XIIIe
siècle par Pierre de Riès, trouvère normand. On en
conserve deux manuscrits à la Bibliothèque nationale de Paris.
Ce n'est plus un poème carolingien, car il roule sur des traditions
de l'histoire d'Angleterre. (B.). |
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Beuve de Comarchis,
8e branche de la Chanson de Guillaume
au Court-Nez .
Au moment où le vieil Aimeri
arme chevaliers ses deux neveux Girart et Guielin de Comarchis, les Sarrasins
se présentent devant Narbonne .
Les nouveaux chevaliers sont pris avec Beuve, leur père, et envoyés
à Barbastro
en Aragon .
Quoique captifs, il parviennent à se rendre maîtres de la
ville; aussitôt l'émir abandonne le siège de Narbonne
pour entreprendre celui de Barbastro. Il emmène sa fille Malatrie,
qui, éprise de Gérart, trahit son père et sa patrie.
Mais, un jour, Guielin, qui avait accompagné son frère à
un rendez-vous, tombe entre les mains des Infidèles. L'émir
fait dresser un gibet sous les murs de Barbastro, et informe Beuve qu'il
peut sauver son fils en rendant la place. Pendant que Beuve délibère,
l'empereur Louis arrive avec une armée; les Sarrasins sont battus,
l'Espagne conquise, et Malatrie, devenue chrétienne, épouse
Gérart.
Ce poème est le plus faible des
ouvrages du roi Adenès; c'est une imitation
incomplète d'un ouvrage plus ancien qui a pour titre le Siège
de Barbastre
et et dont on a conservé un manuscrit. |