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Les
textes
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| La Cité
de Dieu, célèbre ouvrage de St
Augustin, commencé l'an 411, et publié successivement
en 22 livres jusqu'en 427. Le but de l'auteur était de réfuter
les païens, qui, après la prise de Rome par Alaric,
rejetaient ce malheur sur la religion chrétienne, et qui faisaient
valoir contre cette religion la grandeur de Rome, et la perpétuité
de ses prospérités attachée à la perpétuité
du paganisme. Après avoir fait voir que les Barbares, par le seul
respect du nom de Jésus |
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| La Cité du Soleil,
nom donné par Campanella à l'utopie Un capitaine de vaisseau génois raconte au grand maître des Hospitaliers comment ses voyages l'amenèrent un jour dans un pays inconnu, où, rencontré par une troupe d'hommes et de femmes armés, il fut conduit à la Cité du Soleil. Cette ville est formée de sept enceintes, pour correspondre aux sept planètes. Au centre est le temple, tout rempli d'emblèmes astronomiques, où brillent continuellement sept lampes d'or, et desservi par quarante-neuf prêtres (7 X 7). Le chef de ces prêtres est le souverain et le magistrat suprême des Solariens. Ils l'appellent HOH, "mot qui, dans leur langue, signifie Soleil, et que nous traduirions par Métaphysicien." Trois chefs l'assistent, Pon, Sin et Mor, c'est-à-dire Puissance, Sagesse et Amour. Puissance s'occupe de la guerre et de la paix, des armées, des fortifications, etc.; Sagesse, des arts, des sciences, des écoles; Amour, de la nourriture, de l'éducation, nous ne disons pas des mariages, en raison de la communauté des femmes. Les magistrats inférieurs, qui, comme leurs supérieurs, sont investis du caractère sacerdotal, portent également le nom des différentes vertus : Magnanimité, Courage, Justice, etc. La communauté des biens est la base du système social. Les principaux points de son organisation sont : une éducation commune aux enfants des deux sexes, et dirigée en vue de la manifestation des aptitudes; un travail obligatoire et modéré, dans lequel l'agriculture tient le premier rang; une vie simple et commune; un costume uniforme; des repas au réfectoire; un ensemble de règles assez douces, mais inflexibles, et qui ne tiennent aucun compte de la liberté individuelle. Le gouvernement de la Cité est un mélange de démocratie et de théocratie. Les quatre premiers magistrats, élus sous de certaines conditions par le peuple, choisissent les magistrats inférieurs. Le pouvoir de chacun d'eux est presque absolu. Le Soleil lui-même peut bien faire grâce, mais non pas casser les jugements des autres magistrats. En fait de justice criminelle, le talion est le grand principe. Quand il s'agit d'un crime capital, ce sont, suivant les cas, le peuple, les témoins, l'accusateur qui ont mission d'exécuter la sentence, ou bien le coupable est mis en demeure de mourir de sa propre main. Campanella, comme la plupart des utopistes, se console d'ailleurs de ces dures nécessités par l'espoir que les vertus des Solariens ne donneront que bien rarement l'occasion d'y recourir. C'est également par amour de la paix qu'il prétend donner une puissance redoutable à l'établissement militaire. Les dernières pages de la Cité
du Soleil sont consacrées à l'exposition du système
religieux et philosophique des Solariens. Sur le premier point, les dogmes
fondamentaux et même certaines pratiques du catholicisme
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.