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Adam de la Halle
ou
de la Hale est un trouvère
du XIIIe siècle, qui paraît
être né à Arras,
dans les premières années du XIIIe
siècle; quelques auteurs disent qu'il fut bossu, de là son
nom d'Adam le bossu ou le Bossu d'Arras, mais il protesta
contre ce sobriquet lorsqu'il écrit dans le poème du Roi
de Sicile:
« On m'apèle Bochu, mais je ne le suis mie. »On peut voir dans ses oeuvres, et particulièrement dans le Jeu de la Feuillée On ne sait au juste si Adam est venu à
Paris,
mais on est sûr qu'attaché à la maison de Robert
II, comte d'Artois Ces Jehannes Madas at non,C'est ainsi que l'histoire n'a pu retrouver sur cet artiste célèbre que quelques notes biographiques assez incomplètes. Il se montre lui-même dans ses vers d'un caractère inconstant et léger, aimant les voyages et les aventures, prenant son plaisir à faire grand bruit dans les rues d'Arras, avec quelques joyeux drilles de son espèce, tels que Hanikel, Haucart et Gaublot qui fait l'ivre. Si proprement et si bel,Nous sommes mieux renseignés sur les oeuvres de ce joyeux vivant que sur les détails de son existence. A part les lais et les mystères, Adam paraît avoir cultivé tous les genres de poésie et de musiques en vogue au XIIIe siècle, c.-à-d. les chansons, les motets Le poème du Roi de Sicile a été écrit en l'honneur de Charles d'Anjou, roi de Naples, en 1282. Voici comment Gilles le Muisis, évêque de Tournai, en fait mention : « Facta principes kurali nubiles habentur in metro et in prosa, et maxime Adam li Bochus de Atrebato fecit et composuit librum unum ni quo plurimum apsum commendavit. »Le Jeu Adam ou de la Feuillée Dans le Théâtre français au Moyen âge de Montmerqué et Francisque Michel, on trouve un assez curieux tableau des aventures des deux amants. Sans diminuer la gloire d'Adam de la Halle, il est nécessaire de faire ici une observation. En lisant ces diverses pièces on peut supposer que le poète enrichit sa petite fable de refrains déjà connus et de chansons populaires depuis longtemps sur un sujet traditionnel. Une des chansons les plus célèbres du Jeu de Robin est Robin m'aime, Robin m'a; une ballade de Perrin d'Angecourt, antérieure par conséquent à la petite pièce d'Adam, contient entre autres refrains celui-ci : Robin m'aime, Robin m'a, Robin m'a demandée, si m'aura.Le refrain étant identique, il n'est pas impossible que la musique qui accompagnait ces vers fût la même que celle choisie par Adam, d'autant plus que ce même refrain populaire se retrouve dans d'autres recueils de chansons, comme le manuscrit de Montpellier; quoi qu'il en soit le Jeu de Robin et de Marion est non seulement la forme la plus complète de ce petit roman villageois, mais il peut être considéré comme le premier opéra-comique français. On attribue encore à Adam de la Halle une autre petite composition dramatique intitulée le Jeu du pèlerin. L'importance d'Adam de la Halle est peut-être
plus grande au point de vue musical qu'au point de vue littéraire.
En effet, c'est ce trouvère qui a laissé le plus de musique La musique des chansons et des jeux est
simple et facile, on y voit apparaître quelque chose de la tonalité
moderne; c'est surtout dans le Jeu de Robin et de Marion que les
mélodies d'Adam ont de l'aisance et de la naïveté. Les
rondeaux et motets sont composés à plusieurs parties dans
le style du déchant fort en honneur au XIIIe
siècle; l'harmonie d'Adam est encore barbare comme celle des déchanteurs
de cette époque dont on a trouvé tant de compositions dans
le fameux manuscrit de Montpellier.
Cependant elle montre que leur auteur avait fait de bonnes études
musicales. On trouve les oeuvres poétiques et musicales réunies
ou éparses dans un grand nombre de manuscrits à Paris,
à
Arras,
à Montpellier, à Aix |
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