 |
Tristan du Léonais,
un des chevaliers de la table ronde ,
héros d'un grand nombre de romans, soit en vers, soit on prose.
Le sujet du roman roule sur les amours adultères de Tristan du Léonais
et d'Iseult d'Irlande, femme du roi Marc. Le roman
de Tristan passe pour le chef-d'oeuvre des romans de la Table ronde
: c'est un des thèmes qui ont le plus exercé les poètes.
L'ouvrage le plus ancien sur Tristan fut écrit en latin, et traduit
en prose française par Luce du Gast.
Cette traduction fut imprimée pour
la première fois à Rouen en 1489, et traduite elle-même
dans toutes les langues de l'Europe. Chrétien
de Troyes avait composé un roman en vers Du roi Marc et d'Yselt
la Blonde, et l'on a cru longtemps que le poème en vers sur
Tristan, que l'on savait exister en Angleterre, était l'oeuvre de
notre trouvère : on y a reconnu depuis tous les caractères
de la littérature anglo-normande, et l'on suppose que c'est l'oeuvre
d'un poète anonyme de la cour de Henri
II ou de Henri III. (H.
D.).
 |
En
biliothèque - Les manuscrits
du Tristan en prose sont nombreux à la Bibliothèque
nationale; le Tristan en vers appartient à la bibliothèque
d'un bibliophile anglais, Douce. Francisque Michel a publié le Recueil
des poèmes de Tristan, 1835 et 1848, 3 vol. - Histoire littéraire
de la France, t. XIX.
En
librairie - Philippe Ménard,
De
Chrétien de Troyes au Tristan en prose, études sur les romans
de la table ronde, Droz, 1999. - Jean Dufournet, Nouvelles recherches
sur le Tristan en prose, Honoré Champion. - Béroul, Tristan
et Yseult, Imprimerie nationale, 1990. |
|
|
 |
Tristan de Nanteuil,
chanson de geste
anonyme, du XIVe ou XVe
siècle, et dont on fait une suite d'Aye d'Avignon
et de Gui de Nanteuil .
Tristan, fils de Gui, seul à son enfance sur un navire et nourri
par une sirène, grandit au milieu de mille dangers. Il épouse
Blanchandine, qui donna le jour à Raymond de Saint-Gilles. Comme
il fut ensuite assassiné, Dieu sauva la veuve en la changeant en
homme, Blanchandin. Le poème de Tristan de Nanteuil, fort
de 24 000 vers, et que possède la Bibliothèque nationale,
a été publié par P. Meyer dans les Anciens poètes
de la France. |
|