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Encyclopédie
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| Les Clercs de la basoche |
| Lorsque
les rois de France Les Clercs de la
Basoche, qu'ils aité été clercs du Palais, du Châtelet,
ou, aussi de la Chambre des comptes qui avait également sa confrérie,
partageait un même goût pour les représentations dramatiques,
et c'est de la basoche que sont sorties un grand nombre de farces ou moralités
qui forment le répertoire comique du théâtre
du Moyen âge « Les principaux créateurs de notre comédie ont été, dit Magnin, les étudiants des grandes écoles, à ParisOn ne sait pas exactement à quelle époque la basoche commença à donner des représentations; ce fut sans doute peu de temps après que Philippe le Bel eut autorisé les clercs du Parlement à se constituer en corporations. Nicole Oresme, contemporain de Charles V, parle, dans sa traduction des Ethiques d'Aristote, des comédies que l'on fait à présent, et il est probable qu'il pense aux Clercs de la basoche. Vers 1380, se fonda l'association des Enfants-sans-souci, qui fit aux représentations des clercs une importante concurrence : il semble toutefois que les Enfants-sans-souci se soient ordinairement renfermés dans le cadre de la sottie, laissant la moralité aux basochiens. En 1442, on met en prison, au pain et à l'eau, des basochiens trop caustiques, et l'on soumet à la censure leurs représentations. Le 12 mai 1473, un arrêt autorise la corporation à reprendre ses jeux interrompus; le 6 mai 1475, on lui interdit de jouer sans autorisation; en 1476, autre arrêt qui interdit aux clercs du Parlement et du Châtelet « de représenter publiquement audit Parlement ou Chastelet, ou ailleurs et lieux publics, farces, sotties, moralités ni autres jeux à convocation de peuple, sur peine de bannissement et confiscation de tous biens »;avec défense de demander l'autorisation de faire de pareilles représentations sous peine d'être exclu du Parlement et du Châtelet Le 1303 à
1582, la basoche a dû beaucoup produire. Dans la masse de farces,
sotties eu moralités qui nous sont parvenues, des connaisseurs au
goût affiné reconnaissent les productions de la basoche à
une saveur particulière : le trait le plus saillant est l'abondance
des citations latines. La farce de Maître Patelin Les noms les plus
connus dans l'histoire littéraire de la basoche parisienne sont
ceux de Martial d'Auvergne, Henri Baude, Thomas Sibilet, André de
la Vigne. En 1501, la basoche avait à sa tête un jeune homme
appelé Pierre de Baugé, qui mourut le 16 juin, âgé
seulement de vingt ans. André de la Vigne a consacré à
déplorer sa mort une curieuse Complainte dont le style est
d'un étonnante modernité. Après avoir épuisé
non seulement le vocabulaire, existant, mais toutes les expressions qu'il
lui était possible de forger, pour pleurer le roi défunt,
le poète fait intervenir les basoches de Toulouse Il est singulier
qu'on ne voie pas intervenir la basoche de Rouen |
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© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.