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Encyclopédie
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La littérature anglaise jusqu'en 1900 |
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XVIe s. | XVIIe s | Le XVIIIe s. | Le XIXe s. |
| On
appelle littérature anglaise, la littérature en langue
anglaise des îles Britanniques (Grande-Bretagne et Irlande).
Dans les pages consacrées à cette littérature on trouvera
aussi de rapides indications sur les oeuvres dans d'autres langues parlés
ou écrites dans ces îles (latin,
langues
celtiques,
anglo-saxon).
Le Moyen âge.
Vers 1200, parut en langue usuelle un ouvrage
qui dénotait déjà un certain mélange du français
et de l'anglo-saxon, et que l'on considère
comme le plus ancien texte de la littérature anglaise : c'était
une traduction par Layamon du Roman de Brut Enfin, Chaucer vint, qui est considéré
comme le premier grand écrivain de l'Angleterre La prose anglaise commence avec les récits dans lesquels sir John Mandeville raconte ses voyages (1355); mais cette narration, d'abord écrite en latin, puis en français et ensuite traduite en langue vulgaire, n'a rien de bien remarquable au point de vue littéraire. Au siècle suivant seulement, la prose acquit un certain degré de supériorité, sous la plume de Wycliffe traduction de la Bible, de Chaucer, de sir John Fortescue Différence entre la monarchie absolue et la monarchie limitée. Les XVIe
et XVIIe siècles.
La ballade avait commencé à
jouir d'une grande vogue, vers la fin du XVe
siècle, grâce à la geste de Robin Hood Le théâtre, pour sa part avait prit naissance vers le XIIe siècle, époque où l'on jouait dans les villes des pièces analogues aux mystères; ce genre de spectacle atteignit une grande perfection pendant le règne de Henri VII et surtout pendant le règne de Henri VIII, sous la plume de John Heywood. La première comédie anglaise fut écrite par Nicholas Udall, vers le temps d'Edouard VI, et la première tragédie l'avait été par Thomas Sackville et Thomas Norton, en 1362. La fin du XVe siècle et le commencement du XVIe est la période dite des vieux auteurs anglais. La littérature de cette époque (1580-1640) atteignit un très haut degré de force, de variété et d'originalité; le drame, surtout, prédomina d'une façon décidée avec Shakespeare, Marlowe, Ben Jonson, Beaumont, Fletcher, Chapman, Decker, Webster, Middleton, Marston, Massinger, Ford, Thomas Heywood et Shirley. Pendant la République, dirigée par les Puritains, on ferma tous les théâtres. Ce fut en vain que sir William Davenant essaya de faire des pièces dans le goût moral de son temps ; il n'obtint qu'un médiocre succès. La Restauration rétablit le théâtre; mais elle ne protégea que des farces où la vertu, la sincérité et la sagesse étaient ridiculisées. Parmi les écrivains licencieux de cette période de corruption, il faut citer Wycherly, Congreve, Farquhar et Vanbrugh. La tragédie
brilla d'un certain éclat avec Thomas Ottway (1651-1685), Southerne,
Rowe et Lee. John Dryden surpassa tous ses contemporains dans la satire,
la poésie didactique et lyrique
et dans le drame. L'influence du puritanisme
produisit Milton, que ses compatriotes placent
bien au-dessus du vieil Homère, de Virgile
et de Dante. En même temps que cet illustre
poète, brillaient à des titres divers : Thomas Carew, Francis
Quarles, George Wither, sir John Suckling, Robert
Herrick, Richard Lovelace, sir Richard Fanshawe,
Richard Crashaw, Abraham Cowley, Henry Vaughan,
sir John Denham, sir William
Davenant, Edmund Waller, Samuel Butler. Le
Hudibras En ce qui concerne la prose, au règne
de Henri VIII appartient l'Histoire
d'Edouard V dans laquelle Thomas More donna
le premier exemple d'un style clair et correct. L'Utopia Au temps d'Elisabeth
les Euphues de John Lilly donnèrent naissance à l'euphuisme,
genre littéraire qui se distingua par son affectation. Sous Jacques
Ier, parut
une traduction de la Bible Le XVIIIe
siècle.
Les prosateurs du XVIIIe siècle se divisent en journalistes, philosophes, historiens, théologiens et romanciers. Les premiers fondèrent un grand nombre de publications périodiques : Tatler, Spectator, Guardian, Rambler, Idler, etc., qui publièrent les essais de Richard Steele, d'Addison, de Johnson et de plusieurs autres. Principaux auteurs d'ouvrages philosophiques: l'évêque Berkeley, le comte de Shaftesbury, Hutcheson, Hume, Adam Smith, Reid, Beattie, Hartley, Price, Ferguson, Tucker, Priestley, Lord Kames, Blair, Campbell, Bentley et Aterbury. Historiens et biographes : Hume, Robertson, Gibbon, Echard, Strype, Smollett, Tytler, Ferguson, Middleton, Watson, Lyttelton, Russel et Jortin. Théologiens influents, Clarke, Lowth, Hoadley, Leslie, Whiston, Doddridge, Butler, Warburton, Wesley, Lardner, Farmer, et Leland. Johnson, Goldsmith et Burke se rendirent célèbres par leurs oeuvres mélangées; lady Mary Wortley Montagu et lord Bolingbroke brillèrent au premier rang dans le genre épistolaire. Le roman prit une importance qu'il a conservée depuis Daniel de Foé (1661-1731) donna le premier à la fiction un intérêt dû à la simplicité du sujet. Les autres grands romanciers furent : Swift, Arbuthnot, Fielding, Richardson, Smollett, Sterne, Johnson, Goldsmith, Horace Walpole, Mackenzie et Miss Burney. Le XIXe
siècle.
Au XIXe siècle, on cite comme poètes Tennyson, Browning et Marris. Auteurs dramatiques qui obtinrent le plus de succès : Joanna Baillie, Maturin, Knowles, Edward Bulwer Lytton, Miss Mitford, Talfourd, Milman, Colman le Jeune, Mmes Inchbald, Thomas Holcroft, John Tobin, O'Keefe, Reynolds, Morton, Poole, Planché, Marston, Jerrold, Buckstone, Brooks, Tom Taylor, Boucicault, Gilbert, Holliday, Robertson, et H. J. Byron. Romanciers de la première partie du XIXe siècle : Charlotte Smith, Holcroft, Godwin, Mme Radcliffe, Dr John Moore, Mmes Inchbald, Lewis, Beckford, Sophia et Harriet Lee, Miss Edgeworth, Mme Opie, Miss Austen, Scott, Mme Brunton, Elizabeth Hamilton, Anna M. et Jane Porter, Hannah More, Lady Morgan, Maturin, Mme Shelley, Miss Ferrier, Galt, Croly, Hope, Lockhart, Prof. Wilson, Morier, Fraser, Hook, Thomas Hamilton, Banim, Crofton Croker, Griffin, Carleton, Mmes S. C. Hall, Marryat et Chamier, Michael Scott, Ward, Peacock, Horace Smith, miss Mitford, lady Blessington, Mme Gore, miss Sheppard, Miss Martineau, G. P. R. James, Ainsworth, Hannay, Borrow, Warren, Lever, Lover, Mmes Trollope, Bray, Gaskell, Marsh, miss Sinclair, Mrs. Mulock-Craik, Julia Kavanagh et lady Bulwer; après la mort de Scott, Bulwer, Dickens, Thackerap, Disraeli, Charlotte Brontë, "George Eliot" (Mrs. Lewes), Anthony, Trollope, Wilkie Collins, Charles Reade, Charles Kingsley, Thomas Hughes, George Macdonald, Justin Mac Carthy, B. L. Farjeon, William Black, J. S. Le Fanu, Mortimer Collins, Edmond Yates, Charles Gibbon, Mmes Florence Marryat Church, Oliphant, la baronne Tautphoeus, Miss Thackeray, Miss Yonge, Miss Braddon, Miss Amelia Edwards, Mme Elizabeth Charles, miss De La Ramé (Ouida) et miss Rhoda Broughton. Historiens : Mitford, Gillies, Thirlwall, Grote, Finlay, St-John, Sharon Turner, Godwin, Lingard, Palgrave, Mackintosh, Charles Knight, lord Mahon, Miss Strickland, Harriet Martineau, Hallam, Southey, Tytler, Coxe, Chalmers, Roscoe, Pinkerton, Dunlop, Mill, Mills, Napier, Milman, Crowe, Elphinstone, Arnold, Carlyle, Alison, Macaulay, Buckle, Kinglake, Merivale, Froude, Rawlinson et E. A.Freeman. Auteurs d'ouvrages scientifiques : Herschel, Brewster, Buckland, Davy, Whewell, Nichol, Priebard, John, Pye Smith, Hugh Miller, Owen, Murchison, Lyell, Faraday, W. B. Carpenter, Darwin, Huxley, Mivart, Tyndall, Bastian, Wallace, Gosse, Lubbock, Tylor, Mac Lennan, Lockyer, Proctor, et Grave. En archéologie : Young, Sharpe, Birch, Goodwin, Wilkinson, Rich, Layard, Sayce, Hincks, Norris, Rawlinson et George Smith. Dans l'étude du sanscrit et des antiquités indiennes : sir William Jones, Colebrooke, Muir, Wheeler, Williams, Cunningham, Fergusson, Caldwell, et Max Mualler. Ecrivains religieux : l'évêque Horsley, Watson, et Jebh, Joseph Priestley, William Paley, Andrew Fuller, Charles Simeon, Ralph Wardlaw, Thomas Scott, William Wilberforce, Adam Clarke, Hannah More, John Keble, E. B. Pusey, J. H. Newman, R. H. Froude, Isaac Taylor, Henry Rogers, James Martineau, William Cureton, le cardinal Wiseman, l'archevêque. Manning, F. W. Faber, Kenelm Henry Digby, Alison, Irving, Robert Hall, Chalmers, Robertson, Spurgeon, Kitto, Trench, Alford, Conybeare, Howson, Ellicott, Colenso, Westcott, Davidson, Henderson, Fairbairn, J. G. Murphy, Peter Bayne, Tregelles, R. et C. J. Vaughan, Tulloch, Seeley, Maurice, et Robertson. La seconde moitié du XIXe siècle est particulièrement riche en travaux biographiques et en récits de voyages. Les principaux métaphysiciens de l'école écossaise sont Thomas Reid, Dugald Steward, Thomas Brown, William Hamilton. Enfin, nous terminerons en mentionnant quelques bons écrivains qui n'ont pas été cités dans la liste précédente Lindsay, Eastlake, Leslie, Hazlitt, Mmes Jameson, Ruskin, Tyrwhitt, Hamerton, Isaac Disraeli, sir Egerlon Bridges, John Foster, Sydney Smith, Jeffrey, De Quincey, Cobbett, Frances Power Cobbe, Morell, Lecky, Maine, Gladstone, le duc d'Argyll, Greg, Baring-Gould, Bentham, Mallhus, Archbishop, Whateley, J. S. Mill Cairnes et Herbert Spencer. (T.). |
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