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Tite-Live,
T.
Livius. - Célèbre historien latin, né à
Padoue
en 69 av. J.-C., m. l'an 19 de J.-C., vécut longtemps à Rome
et à Naples, fut honoré de l'amitié d'Auguste,
qui lui confia l'éducation de Claude (ensuite
empereur), et passa ses dernières années à Padoue.
Tite-Live a laissé une Histoire romaine qui embrasse les
années écoulées depuis la fondation de Rome jusqu'à
la mort de Drusus, beau-fils d'Auguste. Cet ouvrage
se composait de 140 livres, que l'on a distribués de 10 en 10 sous
le nom de Décades
: nous n'en possédons guère qu'un quart ou 35 livres (I-X,
XXI-XLV), et quelques fragments, dont un assez considérable du XCIe
livre. Nous avons de plus les sommaires de l'ouvrage (dits Epitome),
qui, sans être de Tite-Live lui-même, doivent contenir beaucoup
de ses expressions et qui ont leur utilité. Freinshemius a essayé
de remplir par des Suppléments plusieurs lacunes de l'auteur
latin (1649). Le principal mérite de Tite-Live est dans le style
et la narration; rien de plus élégant et même de plus
pur que son style, bien que ses contemporains lui reprochassent un peu
de patavinité; rien de plus clair, de plus noble, de mieux
ordonné que son récit; de plus, il a le mérite de
ne point se passionner, bien qu'il soit favorable aux Romains plus qu'à
leurs adversaires, aux patriciens plus qu'à la démocratie;
il ne craint pas de louer Brutus, Cassius
et surtout
Pompée,
ce qui le faisait appeler par Auguste le Pompéien. Les discours,
en si grand nombre dans son histoire, sont des chefs-d'oeuvre: ils sont
plus précieux peut-être que le récit lui-même
pour mettre sur la voie des vrais motifs des événements.
L'auteur rapporte fidèlement des traditions absurdes, des prodiges
incroyables, mais sans y croire lui-même. Ce grand ouvrage excita
du vivant même de Tite-Live l'admiration générale et
lui fit une immense réputation : un habitant de Cadix
vint exprès à Rome pour en voir l'auteur. Tite-Live, dont
les divers livres n'ont été retrouvés que successivement,
a été édité nombre de fois traduit dans toutes
les langues. (A19).
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Editions
anciennes - La meilleure édition
critique est encore celle de Drakenborch,
Amst., 1738-46, 7 vol. in-4, reproduite à peu près dans la
Bibliothèque
classique de Lemaire, 13 vol. in-8. Parmi les éditions courantes,
les meilleures sont l'édition Ad usum Delphini, 1679, 6 v.
in-4; celle de Crevier, avec d'excellentes notes,
Paris, 1748, 6 vol. in-4; d'A. W. Ernesti et Schaefer, Leipz., 1801-4,.
5 vol. in-8; de Stroth et Doering, 1796-1813, 7 vol. in-8; de Ruperti,
Goetting, 1807, 4 vol. in-8; de Boehmert, Leipz., 1825, 4 vol. in-8; de
Waissenborn, Leips., 1850. Tite-Live a été traduit en français
par Dureau De la Malle et Noël, 1810-12, 15 vol. in-8, et dans les
collections Panckoucke et Nisard, par divers auteurs. On doit à
Lachmann une dissertation De fontibus historiarum livii, Goett.,
1822, à Taine un Essai sur Tite-Live, 1856, couronné
par l'Acad. française.
En
librairie - Tite-Live, Histoire
romaine, Les belles Lettres (série latine), 28 vol. . - Flammarion
(GF) publie par ailleurs 8 volumes de Tite-Live.
Machiavel,
Discours
sur la première décade de Tite Live, Flammarion, 2002.
- Francesco Guicciardini (Guichardin), Considérations à
proposd e Machiavel, sur la première décade de Tite-Live,
L'Harmattan, 1997. - Hippolyte Taine, Essai
sur Tite-Live (prés. Jérôme Grondeux), Economica,
1999.
Morisset,
Thévenot, Tite-Live, Magnard (Scolaire), 2000.
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