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Deschamps
(Émile), littérateur et poète né à Bourges
en 1791, mort en 1871, partagea sa vie entre l'administration (il était
employé au ministère des finances) et la littérature.
Il fut, en 1828, un des champions de l'École romantique, composa
quelques jolis vers (Études françaises et étrangères,
1829, etc.), et traduisit en vers Roméo et Juliette (1839)
et Macbeth (1844). Un grand nombre de ses poésies ont été
mises en musique par les compositeurs les plus célèbres.
Il a écrit dans divers recueils périodiques un grand nombre
d'articles littéraires (critique ou nouvelles).
Son frère, Antony Deschamps
(né à Paris en 1800, mort en 1871), écrivit aussi
en vers et en prose, mais avec moins de fécondité et de succès.
Son oeuvre principale est une traduction de la Divine Comédie
(1829). |
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Deschamps (Eustache),
dit Morel, à cause de son teint basané ou parce qu'il
aurait été prisonnier chez les Maures, vieux poète
français, né vers 1325 à Vertus en Champagne ,
mort en 1421, fut huissier d'armes de Charles V
et Charles VI. On le regarde comme le créateur
de la ballade et de la chanson
à boire. Son ouvrage le plus étendu est intitulé :
Miroir
du mariage, satire fort hostile aux femmes. Il a écrit un grand
nombre de fables; La
Fontaine en a imité quelques-unes, notamment la Cigale
et la Fourmi et le Conseil tenu
par les Rats. |
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Deschamps (Chrétien).
- Poète, né près de Troyes en 1683, mort en 1747,
fut abbé, militaire et enfin financier: devenu premier commis du
célèbre Paris-Duverney, il ne tarda pas à faire fortune.
On a de lui plusieurs tragédies médiocres : Caton
d'Utique, 1716; Antiochus et Cléopâtre, 1717;
Médus, 1739. On lui doit aussi des Recherches historiques
sur le théâtre français, 1735. |