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Romans
en vers
I.
Tristan .
Il.
a. Chrétien de Troyes, Erèc ,
Cligès ,
Lancelot
ou la Charrette ,
Ivain ou le chevalier au Lion ,
Perceval
ou le conte du Graal.
b.
Robert
de Boron. Ce qui reste de ses oeuvres a été publié
par Francisque-Michel sous le titre de : Roman du Saint-Graal
(Bordeaux, 1841) et par J. Furnivall en appendice à son Seynt
Graal of the Sank Ryal, 1863.
III.
Romans épisodiques.
A).
La plupart se rapportent à Gauvain, neveu d'Arthur, personnage qui
appartient à la tradition celtique la plus ancienne. Son nom apparaît
pour la première fois dans un passage des Gesta regum Angliae
de Guillaume de Malmesbury relatif à
l'année 1086. Mentionné seulement dans Erec et Cligès,
Gauvain joue un rôle accessoire dans la Charrette et le
Chevalier au lion; dans Perceval ,
il est le second personnage du récit. A côté de ses
prouesses et de sa supériorité dans les armes, sa sagesse
et sa courtoisie sont telles qu'il est le modèle accompli de toutes
les perfections chevaleresques; mais par là même, il est un
peu dépourvu d'individualité. Aussi n'a-t-il pas à
proprement parler de biographie et lui attribue-t-on plus d'une aventure
qui est ailleurs rapportée à d'autres chevaliers (G.
Paris). Son cheval a un nom particulier : Gringalet, tandis que ceux
des héros bretons n'en portent pas. Une autre particularité
qui distingue Gauvain, c'est que, contrairement à l'usage des chevaliers
errants, il a pour règle absolue de ne jamais cacher son nom quand
on le lui demande. Il est à remarquer aussi que son nom est presque
toujours précédé du titre de « mon seigneur
» (Hist litt., p. 29-45).
a.
La
Vengeance de Raguidel, publié par Hippeau sous le titre de
Messire Gauvain, par suite d'une mauvaise lecture de l'intitulé,
des aniaus, que porte le poème dans le manuscrit
unique du musée Condé, à Chantilly .
- Hist. litt., p. 45-67.
b.
Le Chevalier à l'épée ,
publié par Méon, Nouv. rec. de fabliaux et contes,
I, 127. - Hist. litt., p. 67;
c.
Payen de Mézières, la Mule sans frein; Méon,
Nouv.
rec., I, 4. - Hist. litt., p. 68.
d.
Gauvain
et Humbaut. Le titre dans le manuscrit est De Gumbaut. - Hist.
litt., p. 69.
e.
Gauvain
et le vert chevalier, conservé dans une version anglaise
du XIVe siècle; publié par sir Fr. Madden, Sir Gawayne,
a collection of ancient romans poems relating to that celebrated Knight
of the Round Table, Londres, 1839. Miss
Martha Carey Thomas, Sir Gawayne and the green Knight, Zurich, 1883,
et Romania, XII, 37.6. - Hist. litt., pp. 71-78.
f.
L'Atre
(cimetière) périlleux, publié dans l'Archiv
fur Kunde der neueren Sprachen de Herrig, t. XLII, 1868, p. 212. -
Hist.
litt., 78-82.
g.
Gauvain
et l'échiquier. N'existe plus que dans une version néerlandaise,
Walewein,
de Penninc et Pierre Vorstaërt (vers 1250), publiée par Jonckhloët,
Geschiedenis der nederlandsche Letterkunde in de Middeleeuwen, Groningue,1884.
- Hist. litt., pp. 82-84.
h.
Gauvain
et Keu; n'existe plus en français;
inséré dans le livre III du Lancelot néerlandais.
- Hist. litt., pp. 84-86.
i.
Jehan, Rigomer; XIIIe siècle; inédit et incomplet
dans le manuscrit unique du musée Condé (Chantilly). - Hist.
litt., pp. 86-96.
j.
Gérard d'Amiens, Escanor; fin du XIIIe siècle. Publié
par Michelant, Tübingen, 1866 (Bibl. des literar. Vereins zu Stuttgart).
Cf. Mussafia, Zeitschr. für rom. Philol., XI, 421. Le récit
comprend les luttes d'Escanor et de Gauvain, et les amours du sénéchal
Keu avec la princesse Audrivette de Norhumberlande. - Hist. litt.,
XXXI, 151-171.
k.
The
aventurs of Arthur at the Tarne Watheling; écrit au XVe siècle
par un Ecossais d'après un modèle français. Publié
par sir Fr. Madden, Sir Gawayne, et par Robson, Thre early english
metrical romances, Londres, 1842. - Hist. litt., XXX, p. 96.
l.
Le Mariage de Gauvain, conservé seulement en anglais
dans un poème, The Wedding of sir Gawen, publié par
sir F. Madden, et dans une ballade publiée
par Francis J. Child, The english and scottish popular Ballads,
Boston, 1883. - Hist. litt., pp. 97-103.
B).
Autres poèmes épisodiques. Pour les lais,
voir l'article qui leur est consacré. En outre cinq autres poèmes
ne sont pas consacrés à Gauvain :
a.
Le Mantel mal taillé; XIIIe siècle; publié par
Fr.-A. Wulff, dans la Romania, XIV, 343. - Hist. litt., XIX,
712-716, et XXX, 103.
b.
Chevalier du perroquet
ou Conte du papegaut, conservé dans un texte en prose française
du XVe siècle et remontant à un poème qui aurait été
composé en alexandrins. - Hist. litt., XXX, 103-110.
c.
Arthur et le roi de Cornouailles. Ballade anglaise, remontant à
travers un poème antérieur d'une autre forme à un
poème anglo-normand. N'existe plus qu'en fragments qui ont été
publiés par Child. - Hist. litt., p. 110.
d.
Les
Voeux de Baudouin (Beduer, le bouteiller d'Arthur) conservé
dans une version anglaise publiée par Robson. - Hist. litt.,
pp. 111-113.
e.
Lancelot et le cerf au pied blanc. Occupe 856 vers dans le livre III
de la compilation néerlandaise de Lancelot. - Hist. litt.,
pp. 113-118.
IV.
Romans biographiques.
Outre
les deux Tristan ,
Erec ,
Cligès ,
Perceval
et Ivain, on possède une vingtaine de romans biographiques
conçus sur le modèle des précédents. - Hist.
litt., pp. 118-121.
a.
Robert de Blois, Beaudous, récit à tendances morales,
publié par J. Ulrich, Berlin, 1889.
b.
Blandin
de Cornouaille ;
XIVe siècle, publié par Paul Meyer, Romania, II, 170.
- Hist. litt., XXII, 234-236, et XXX, 127.
c.
Le
Chevalier à la manche. Conservé dans une version néerlandaise
qui ne donne pas le nom du héros, et inséré dans la
compilation de Lancelot .
- Hist. litt., 121-123.
d.
Claris
et Laris; fin du XIIIe siècle, publié par Johann Alton,
Tübingen, 1884 (Bibliolhek des literarischen Vereins zu Stuttgart).
- Hist. litt., 122-130.
e.
Daniel,
traduction par le Strieker d'un poème français. - Hist.
litt., 136-141.
f.
Durmart le gallois; poème écrit au début du XIIIe
siècle en Picardie
et imité de Chrétien de Troyes,
publié par Stengel, 1873 (Bibl. des liter. Ver. zu Stuttg.),
Foerster, dans |
Zeitschrift
für die österreichen Gymnasien, 1874, pp. 134-162, et Jahrbuch
für romanische Literatur, XIII, 65,181.- Hist. litt., 141-159.
g.
Fergus,
commencement du XIIIe siècle. Publié par E. Martin, Halle,
1872. - Hist. litt., XIX, 654-665, et XXX, 159-160.
h.
Floriant et Florete; XIIe-XIIIe siècle, publié par Francisque-Michel,
Edimbourg, 1873. Fœrster dans
Zeitschr.
für die österr. Gymn., VII, pp. 538-546, et
G.
Paris, Romania, IV, 311. - Hist. litt., XXVIII, 139-179,
et XXX, 160.
i.
Gligois;
XIIe-XIIIe siècle. - Hist. litt., XXX, 161-170.
j.
Renaud de Beaujeu, Guinglain ou le bel Inconnu ;
commencement du XIIIe siècle. Un des plus intéressants et
des plus agréables poèmes de tout le cycle breton. Guinglain
est le fils de Gauvain. Publié par Hippeau, Paris, 1860. Mussafia
dans Jahrb. für rom. Liter., IV, 417, et Foerster dans Zeitschr.
für rom, philologie, II, 78. - Hist. litt., 171-199.
k.
Ider,
un des guerriers d'Arthur, mentionné par Gaufrey
de Monmouth. Commencement du XIIIe siècle. Inédit, doit
être publié dans la collection de la Société
des Anciens Textes français. - Hist. litt., 199-215.
l.
Jaufré,
poème provençal écrit
peu après 1225; publié par Raynouard, Choix des poésies
originales des Troubadours, II, 285-293.
Cf. Bartsch, Grundriss der Provenz. Literatur, p. 17. - Hist.
litt., XXII, 224-234, et XXX, 215-217.
m.
Lancelet,
poème allemand d'Ulrich de Zatzikhoven. Romania,
X, 465-496, et XII, 459. - Hist. litt., XXII, 212-223, et XXX, 248.
n.
Manuel et Amande. Poème allemand
du XIIe siècle dont il ne reste que trois fragments publiés
par Osw. Zingerle, dans Zeitschr. fur deutsches Alterthum, nouv.
sér., XIV, 297-307. - Hist. litt., XXX, 218.
o.
Raoul de Hondenc, Meraugis de Portlesguez, poème presque
aussi célèbre au Moyen âge
que ceux de Chrétien que Raoul a visiblement
imité dans son style. Publié par Mathias Friedwagner, Halle,
1897. G. Paris, Romania, XXVII,
307. - Hist. litt., 220-237.
p.
Meriadeuc
ou le chevalier aux deux épées, long et peu intéressant
poème du XIIIe siècle. Publié par Foerster en 1877.
- Hist. litt., 237-246.
q.
Morien.
Conservé en néerlandais dans la compilation de Lancelot.
- Hist. litt., 247-254.
r.
Perceval ,
poème anglais, XIIIe siècle,
publié par Halliwel, Sir Perceval, 1877. - Hist. litt.,
254-261.
s.
Saigremor,
personnage qui apparaît dans l'Erec de Chrétien. Le
poème qui lui a été consacré en français
est perdu; on en a une traduction allemande
dont il reste seulement des fragments. Germania,
Vierteljahrsschrift
für deutsche Altterthumskunde, begrundet von Fr. Pfeiffer, herausgegeben
von K. Bartsch, t. XVIII, p. 115. - Hist. litt., 261-262.
s.
Torec,
par Jacob de Maerlant, adaption d'un poème français
insérée dans la compilation néerlandaise de Lancelot ;
publié à part par Jan de Winkel en 1875. - Hist. litt.,
263-269.
Romans
en prose
Un
grand nombre des romans en prose sont encore inédits ou n'ont pas
été réédités depuis le XVIe siècle.
La critique n'a pas toujours résolu suffisamment les questions extrêmement
difficiles que soulèvent l'origine, la date et la patrie de ces
romans ainsi que leur rapport avec les poèmes. C'est avec une extrême
réserve que l'on doit accueillir l'opinion de Foerster qui voyait
dans les romans en prose le « refuge des traditions orales que les
rhapsodes (il vaudrait mieux dire conteurs) armoricains ont popularisées
». Il ne nous est pas possible d'entrer ici dans la discussion des
questions que nous venons d'indiquer. La plupart des romans en prose ont
été l'objet de notices sommaires et peu exactes dans le t.
XV, pp. 494-500, de l'Histoire littéraire de la France; nous
ne les rappellerons pas à chacun des romans dans la liste suivante,
nous bornant à citer les travaux postérieurs qui les complètent
et les rectifient, et à indiquer une fois pour toutes l'étude
que l'on consulte toujours avec profit, mise par Paulin
Paris en tête de sa publication : Les Romans de la Table ronde,
mis en français moderne, Paris (1868-1877).
a.
Perceval
ou Perlesvaus, publié par Potvin dans le t. I du Perceval
de Chrétien. Raconte d'après un poème perdu la quête
du Graal
par Perceval, Gauvain et Lancelot.
b.
Quête
du saint Graal ,
rédigée d'après Chrétien
de Troyes, Robert de Boron et Perceval
en prose; perdue en français et conservée dans une traduction
portugaise
(publication commencée par K. von Reinhardtstöttner, 1897,
et inachevée. Romania.
XVI, 582.
c.
Saint
Graal, remaniement de Joseph de Robert de Boron. Publié
par E. Hucher, Le Mans, 1864-1868. Autre texte publié par J. Furnivall
pour le Roxburgh Club de Londres, 1884.
d.
Lancelot
en prose, compilé vers 1220; devint la forme définitive des
diverses aventures des chevaliers de la Table ronde. Il commence à
la naissance et finit à la mort de Lancelot; outre la vie de ce
dernier, il contient les aventures de Perceval et de beaucoup d'autres,
le récit de la recherche du Graal (conquis par Galaad, fils de Lancelot,
et non plus par Perceval), les derniers événements du règne
d'Arthur. Ce roman n'a pas été
republié en entier depuis le XVIe siècle. Jonckbloët
en a inséré des passages importants dans son édition
du Lancelot néerlandais, S'Gravenhague, 1846-49, et dans son édition
du Roman de la Charrette.
e.
Palamède
(appelé aussi Meliadus de Léonnois ,
pour la première partie, et Guiron le Courtois
pour la seconde). Compilation faite pour servir d'introduction à
tous les autres romans et à laquelle on donna pour auteur un personnage
fictif qu'on appelait Elie de Boron et qui était censé parent
de Robert. Publiée au XVIe siècle.
Pio Rajna, le Fonti dell' Orlando furioso ,
p. 111, et Romania, IV, 264 ; Fr. Tassi, Girone il Cortese,
1855; le Roman en prose de Tristan ,
le Roman de Palamède et la Compilation de Rusticien de
Pise, analyse critique d'après les manuscrits
de Paris, par Löseth, Paris, 1891.
f.
Merlin ,
le Conte du brait (dernier cri qu'aurait poussé Merlin enfermé
vif dans sa tombe par une ruse de celle qu'il aimait), et autres suites
du Merlin. Une des versions de Merlin, en prose, a été
publiée par G. Paris et J. Ulrich dans la collection de la Société
des Anciens Textes, Paris, 1886. La version dite de la Vulgate a été
publiée par Oskar Sommer, Londres, 1894. Sur le livre d'Artus,
continuation du Merlin, F.
Freymond, Zeitschrift für rom. Philol., XVI, 90-1127; le même,
Beitrüge
zur Kenntniss der altfranz. Artusromane in prose; Berlin, 1895.
g.
Perceforest ,
écrit vers le milieu du XIVe siècle pour rattacher la légende
d'Alexandre le Grand
à celle d'Arthur .
G. Paris, dans Romania, XXXIII, 78-140. |