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Perceforêt,
un des romans de la Table Ronde .
Après avoir passé; en revue les rois de la Grande-Bretagne
depuis Brut, prétendu petit-fils d'Enée ,
jusqu'à un certain Pyr, contemporain d'Alexandre
le Grand ,
l'auteur nous transporte dans l'Inde, où le conquérant macédonien
fait une promenade sur mer. Une tempête étant survenue, Alexandre
est jeté sur la côte de la Grande-Bretagne; il donne les trônes
d'Angleterre et d'Écosse à deux de ses chevaliers, Bétis
et Gadifer. Bétis veut bâtir un palais et un temple au vrai
Dieu ,
avec le bois d'une forêt
enchantée qu'habite le magicien Darnant : pour accomplir son dessein,
il combat et met à mort Darnant; les Bretons lui donnent le nom
de Perceforêt. Cependant Alexandre, inquiet du sort de Bétis,
se met à sa sa recherche : à la suite de plusieurs rencontres
où il montre sa valeur, il est blessé, et recueilli dans
le château
de la belle Sébile, dite la Dame du Lac ,
à laquelle il inspire et pour laquelle il éprouve une vive
passion. En eux se mêle le sang macédonien à celui
des rois bretons, d'où doit naître un jour Arthur .
Alexandre rejoint ensuite Perceforêt,
et alors commence une longue série de guerres contre la famille
de Darnant, et ceux des Bretons qui n'avaient pas encore fait leur soumission.
Quand la pacification de île est complète, et avant qu'Alexandre
se rende à Babylone ,
Perceforêt fonde un ordre du Franc Palais, et donne un magnifique
tournoi. Ici le roman est véritablement achevé; mais il a
reçu un appendice mal ajusté. Douze chevaliers de l'ordre
nouveau offrent leurs hommages aux douze nièces du vieil ermite
Pergamon, qui était venu en Grande-Bretagne avec Brut et les Troyens.
Pergamon a encore douze neveux, tous chevaliers, dont les aventures se
combinent d'une façon assez bizarre. Dans cette seconde partie du
roman, il est question de la conquête de l'Angleterre par
J.
César. On y voit aussi Gadifer et Perceforêt achever paisiblement
leur règne : le dernier arrive à une longue vieillesse (400
ans environ), car il est instruit selon la loi chrétienne, et meurt
entre les bras d'un évêque issu de Joseph d'Arimathie .
Chevaliers se rendant
à un tournoi.
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