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| Atlas | |
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40.1° N, 9.0° E |
La Sardaigne Les côtes
présentent de nombreux caps s'avançant
dans la mer entre des échancrures parfois profondes. En suivant
la côte orientale, du Nord au Sud, on rencontre, à partir
des bouches de Bonifacio, les îles Buccinari Au Sud, on ne rencontre que les caps Ferrato et Carbonara. La côte tourne brusquement à l'Ouest et forme, entre les caps Carbonara et di Pala, les golfes di Quartu et de Cagliari, séparés par le cap di San Elia. Entre le cap di Pala et le cap Altano s'étend une presqu'île montagneuse, qui projette dans la Méditerranée les caps Spartivento, di Malfatano et Teulada. Ce dernier est le point le plus méridional de l'île. Sur la côte Ouest s'ouvre le golfe di Palmas, en face duquel sont situées les îles di San Pietro et di San Antioco. Elle n'offre ensuite rien de remarquable jusqu'au golfe d'Oristano, bordé de marais au milieu desquels se jette le Tirso (étangs de Cabras, de San Guista, de Sassu, de Marceddi). Le golfe dell' Asinara, avec l'île du même nom, au fond duquel est Porto Torres, forme une vaste échancrure sur la côte Nord de l'île. La Sardaigne est un pays montueux, sans
que les élévations de terrains qu'on y rencontre puissent
mériter le nom de chaîne de montagnes
: elles sont interrompues en plusieurs points par des plaines déprimées,
formées de terrains d'alluvions et augmentent rapidement d'altitude
dans les provinces de Tempio et d'Ozieri, depuis Ies bouches de Bonifacio
jusqu'à la vallée qu'utilise le chemin de fer de Sassari
à Terranova. Au delà, ces hauteurs se relèvent et
se divisent en deux branches : l'une, à l'Ouest, se dirige, sous
le nom de Catena del Marghine, vers le golfe d'Oristano. L'autre branche
suit la côte orientale et fournit le principal sommet de l'île,
le Gennargenta (Janua argenti), dont les deux pics les plus élevés
ont respectivement 1917 mètres et 1864 mètres d'altitude.
Les fleuves principaux sont sur le rivage occidental : le Fiume di Bosa, le rio Mannu. le Tirso, les rios de Mogaro et de Pabilonis. Au Sud le Saniassi, à l'Est le Posada et le Flumandosa. La Sardaigne est une terre de formation ancienne. Le granit occupe toute la région de Tempio Pausania, la partie orientale de celle de Sassari, et vient finir au cap Lorenzo; il est remplacé au centre de l'île par les schistes cristallins renfermant quelques formations jurassiques et éocènes, puis reparaît dans les environs d'Iglesias, où il est mêlé à des trachytes anciens. Les vallées inférieures du Tirso, du rio de Mogaro et du rio Pabilonis appartiennent à une région d'alluvions très marécageuse. On a étudié en Sardaigne les vestiges de nombreux volcans aujourd'hui éteints et le décèlent seules quelques sources minérales des environs de la Catena de Marghine. Comme principales sources thermales, nous signalerons celles de Sardara ou de Santa Maria di Aquas, de Fordungianus, de Lumingas et de Banorva. On exploite sur divers points le granit qui forme le squelette de la chaîne centrale et qui peut rivaliser avec celui d'Égypte. On retire encore des carrières du jaspe, de l'agate, des marbres, du gypse, de la terre à foulon et de l'ocre. On exploite des marais salants dans les étangs de Sanluri, Serrenti, San Ganivo et près de Cagliari.Les richesses minérales de la Sardaigne sont considérables. Le district d'Iglesias renferme de nombreux gîtes de galène argentifère et de blende, dans les environs d'Arbus et de Guspini. A Monte Vecchio, au monte Alvo, dans la Nussa, à Monteponi, Ingurtosu, Malfidano, on trouve de la chalco-pyrite, du manganèse et du lignite. Le printemps
est pluvieux et froid; la meilleure saison est l'hiver
dont la sécheresse succède aux abondantes pluies
d'automne. La végétation est retardée
par les froids du printemps. La Sardaigne mérite toujours son renom
de fertilité, bien qu'elle ait cessé depuis longtemps d'être
le grenier de Rome La vigne donne de bons produits. Les forêts fournissent des essences variées : chênes, yeuses, érables, hêtres, frênes, ormes, pins, sapins, chênes-lièges. Les animaux domestiques sont de petite race : les moutons ont une laine grossière; les chèvres, par contre, sont nombreuses et d'une belle espèce dans l'île. On élève des poneys. |
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