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La Clyde
(170 km; bassin, 4100 km²) n'est que le troisième fleuve
d'Ecosse pour la taille et pour le volume des
eaux (70 mètres cubes. par seconde), mais son bassin est le plus
peuplé. Elle sort des monts Cheviots, où s'enfonce fort avant
la vallée de son affluent de droite, le Dearw, entre en plaine à
Lanark, passe à Hamilton, Glasgow ,
Renfrew, Dumbarton .
Elle reçoit à gauche l'Avon. L'Irvine passe à Kilmarnock.
L'Ayr finit à Ayr. Le Doon forme le lac Doon. Le Girvan passe
à Maybole. Le Glenalla, le Bladenoch, le Cree, le Fleet, arrosent
la presqu'île de Galloway. La Dee reçoit, dans le loch Ken,
les eaux du Dengh (g.). La Nith (90 km) est relativement importante; elle
passe à Dumfries et reçoit à droite le Cluden. L'Annan
descend comme elle des Cheviots au golfe de Solway. De même l'Esk,
grossie à gauche du Liddel et du Line. Le Nithdale, l'Annandale
sont les principales vallées de cette partie des Cheviots. L'Esk
finit sur le sol anglais.
"Il
est impossible, dit un écrivain anglais, de parler de la Clyde sans
admiration. En volume d'eau courante, ce n'est que la quatrième
rivière de l'Écosse : en longueur, la troisième. Ses
bords sont moins pittoresques que ceux du Forth
ou du Tay; la Tweed a des
rives plus pastorales, mais la Clyde dépasse toutes ces rivières
en utilité, en travaux d'art, en manufactures, en mouvement commercial
et en travaux admirables, triomphes du génie mécanique. Les
améliorations apportées à cette rivière ont
été exécutées avec grandeur. Il y a cent ans,
la Clyde n'avait, au confluent du Kelvin, que 0,50 m aux basses eaux, et
1,18 m à marée pleine. Son cours, au-dessous de Dumbarton,
était coupé de lagunes, d'îles basses et de terrains
marécageux; aujourd'hui, des travaux sagement distribués
sur une série d'années, en ont fait, avec d'énormes
dépenses, un fleuve aussi navigable que la Tamise.
Pour mieux préciser, on a dragué, creusé, endigué
le lit du fleuve, déboursé près de 40 millions, et
obtenu, en cinquante ou soixante ans, 6,50 m d'eau où il n'y avait
pas 1 mètre. "
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