Dictionnaire

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Oracle, Oracula. - On nommait ainsi dans l'Antiquité aussi bien les réponses que faisaient les dieux aux mortels qui venaient les consulter que  les lieux où l'on venait recevoir ces réponses. L'Asie Mineure, la Grèce, l'Italie comptaient beaucoup d'oracles, entre autres ceux de Dodone, de Delphes, d'Épidaure, de Trophonius, de Cumes, de Préneste; il faut y joindre l'oracle de Jupiter-Ammon en Libye.

Les réponses s'obtenaient de diverses manières. A Delphes elles étaient rendues par une prêtresse nommée pythie; à Dodone, tantôt par des femmes, tantôt par des colombes ou même par le bruit des arbres; dans l'antre de Trophonius et à Épidaure le dieu parlait en songe au fidèle; à Préneste, on agitait des espèces de dominos; à Rome, on consultait les Livres sibyllins (Sibylle).

Parfois on prenait pour la réponse de l'oracle le premier mot que l'on entendait au sortir du temple, ou bien on interprétait comme révélation des dieux un coup de tonnerre, un éclair ou même le moindre bruit, le mouvement fortuit d'un être ou d'un objet appartenant à l'oracle. Les réponses étaient souvent en vers; parfois on les écrivait sur des feuilles de roseau; elles étaient toujours connues en termes ambigus, de manière à pouvoir s'adapter à l'événement une fois accompli.



En bibliothèque - Porphyre avait écrit une Philosophie des Oracles dont nous n'avons que des fragments. on doit à Van Dale un curieux ouvrage De oraculis veterurn; Fontenelle a donné l'Histoire des Oracles.

- L. Ménard : Les Oracles dans la Grèce antique,édition en ligne.


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