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Blois (Blesense
castrum, Blesensis urbs, Blesa). - Ville du Loir-et-Cher,
sur la rive droite de la Loire ;
50 000 habitants (2010). Les origines de Blois remontent à une haute
antiquité. On est assuré que son territoire était,
à l'époque gauloise, occupé par une tribu nombreuse
des Celtes, et plus exactement des Carnutes,
peuplade puissante dont les limites s'étendaient bien au delà
de sa ville principale, Chartres,
et confinaient à la région dont Bourges
était le centre. Ces lointaines origines sont attestées par
de nombreux monuments celtes dont le sol nous a conservé des fragments,
tels que routes, tombelles, médailles,
etc. Le nom même de Blois serait celtique
au dire de certains historiens qui le font venir du mot
bleiz, gardé
dans la langue bretonne et signifiant
loup. Le voisinage des forêts,
encore existantes, de Blois, de Boulogne et de Russy, donne une vraisemblance
à cette étymologie.
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Blois
et la Loire. Ci-dessous : les jardins de l'Evêché, au
premier plan, le pont sur la Loire
et,
au fond, le quartier de Vienne.
La première mention historique de
Blois ne se rencontre cependant qu'au VIe
siècle, dans Grégoire de Tours,
qui n'en parle même qu'incidemment, mais nous avons la preuve qu'à
l'époque mérovingienne
il existait à Blois un atelier monétaire; les monnaies d'or
qui y furent frappées représentaient, au droit, une croix,
et en légende : Bleso castro; le revers portait une tête
et le nom d'un officier de l'atelier. Il nous faut arriver ensuite au IXe
siècle; c'est l'époque des invasions normandes ( Les
Vikings) et elles n'épargnèrent pas Blois, dont la plupart
des maisons furent détruites en 854.
Château
de Blois (façade principale, aile Louis XII).
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Statue
de Louis XII (façade méridionale).
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Ornementations
de l'aile orientale, côté cour.
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Déjà cependant une forteresse
s'élevait là où nous voyons aujourd'hui le château;
les moines de l'abbaye de Corbion (dans le
Perche) vinrent y chercher un refuge et un abri pour les reliques
de saint Laumer qui, depuis, ne quittèrent plus la ville. Le pays
appartenait alors à la puissante famille des comtes de Paris,
qui, plus tard, devinrent rois de France
avec Hugues Capet; cependant il ne passa pas dans
le domaine royal en 987, car, dès 924, il était entre les
mains du célèbre comte Thibaut le Tricheur;
c'est en cette année que fut écrite la plus ancienne charte
relative à Blois dont nous ayons conservé le texte : celle
par laquelle le roi Raoul concéda
aux moines de Saint-Laumer l'église
de Saint-Lubin et le faubourg du Foix.
Avec les comtes de Champagne ,
successeurs de Thibaut le Tricheur, Blois devint le chef-lieu d'un comté
et entra dans le régime féodal.
Il nous est resté un très grand nombre d'actes du temps de
la domination des comtes : en 1196, le comte Louis accorda quelques privilèges
aux habitants de la ville, notamment l'affranchissement des serfs et la
conversion en un droit fixe de cinq sols par maison, dit droit de festage,
de la taille arbitraire que ses prédécesseurs avaient jusque-là
perçue. Il est probable que la commune de Blois fut constituée
par le même comte, bien que l'acte de 1196 ne le spécifie
pas, mais on peut l'inférer de ce que la charte d'affranchissement
de Romorantin ,
identique, sauf sur ce point, à celle de Blois et datée également
de 1196, autorise les bourgeois à élire chaque année
douze d'entre eux pour administrer les affaires de la ville.
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Plan
de Blois. Cliquez sur l'image pour afficher un plan zoomable grand
format.
On retrouve plus tard, pour Blois, ces
douze conseillers et l'administration de quatre élus ou échevins
qui subsista pendant tout le Moyen âge .
En 1230, le comté de Blois entra dans la maison de ChâtilIon
par le mariage de Hugues de Châtillon avec Marie, fille de Gautier
d'Avesnes
et petite-fille par sa mère de Thibaut le Bon. Les comtes de cette
nouvelle dynastie résidèrent plus volontiers à Blois
que ne l'avaient fait leurs prédécesseurs; ils firent reconstruire
le château dont les parties les plus
anciennes, aujourd'hui subsistantes, datent du XIIIe
siècle; ils battirent monnaie dans
cette ville jusqu'en 1328, époque où Philippe
VI acquit leur droit de monnayage, et l'on voyait encore dans les premières
décennies du XXe siècle de
leur ancien hôtel des monnaies une tour désignée sous
le nom de
Tour d'argent.
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L'ancienne
Tour d'Argent. Elle a été
détruite
à la suite d'un incendie, en 1940.
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L'escalier
du château de Blois. Octogonal, à jour, dans une tourelle
splendide.
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La guerre de Cent ans
fit connaître de tristes jours à la région blésoise.
Pendant que l'armée de Jean le Bon s'avançait
sur la rive droite de la Loire ,
les Anglais, sous la conduite du prince
de Galles, dévastaient l'autre rive (1356) et atteignaient le faubourg
de Vienne; on sait l'issue de cette campagne à Poitiers.
Après la défaite des Français,
les troupes anglaises restèrent longtemps en garnison à Blois
et aux environs, où elles exercèrent de grands ravages. Quelque
temps après, le comte Guy de Châtillon, ruiné par ces
guerres, se décida, en 1397, à vendre son comté au
duc Louis d'Orléans.
Froissart
a raconté les détails de cette négociation. qui ne
se fit pas sans difficultés; car les négociateurs n'y réussirent
qu'en circonvenant la femme du comte, Marie de Namur ,
«
[...] Donc se retournèrent les seigneurs à la comtesse de
Bloys et luy dirent tant de paroles colorées et comment au tems
à venir ce serait une poure femme et que bien mieux lui valoit qu'elle
demeurast une dame riche et puissante, garnie d'or et d'argent et de beaux
joyaulx que toute nue et poure, car elle estoit trop bien tailliée
pour ne pas survivre au comte son mary, et que c'estoit son advantage qu'elle
conseillast au comte son mary que ceste marchandise se fist. La comtesse
qui estoit une femme convoiteuse s'inclina à ceste idée et
procura le tout avecques ung varlet de chambre du comte; ce varlet appellé
Sohier avait tellement surmonté le comte que tout se faisait par
luy. Ainsy le comte Guy de Blois, mon seigneur et mon maistre, comme mal
conseillié par sa femme et son varlet, fit ce poure marché.
Or, après la conclusion de ceste affaire, le Roi et les seigneurs
prirent congié du conte Guy et s'en retournèrent en France.
»
La vente avait eu lieu au prix de 200 000
francs d'or. En dépit d'un marché si avantageux et qu'il
avait tant désiré, Louis d'Orléans n'habita guère
Blois, s'il y habita jamais; sa lutte avec le duc de Bourgogne
le retenait ailleurs. Après son assassinat en 1407, sa veuve Valentine
de Milan
vint y cacher sa douleur, et les murailles du château
furent recouvertes de tentures noires ou se lisait la célèbre
devise :
«
Riens ne m'est plus; plus ne m'est riens. »
Elle mourut dans cette ville l'année
suivante. En 1429, l'invasion anglaise vint encore désoler les rives
de la Loire; Blois fut épargnée, mais devint le quartier
général des troupes françaises qui allaient marcher
à la délivrance d'Orléans.
Jeanne
d'Arc y arriva au mois d'avril et c'est là, dans l'église
Saint-Sauveur, qu'elle fit bénir son étendard par l'archevêque
de Reims,
Renaud de Chartres; elle en partit le 28 avril. Blois connut des jours
heureux lorsqu'en 1440, Charles d'Orléans,
fils de Louis, vint y fixer sa résidence après la longue
captivité que, depuis Azincourt ,
il subissait en Angleterre .
Il n'est pas douteux que la plupart de ses gracieux rondeaux
furent écrits au château de
Blois. Dans ce même château naquit, en 1462, un fils de Charles,
qui fut appelé Louis et qui devait être un jour Louis
XII. Ce fut là, pour Blois, un autre événement
favorable, car Louis XII, tant qu'il fut duc d'Orléans, puis quand
il devint roi de France, témoigna
souvent de sa sollicitude pour sa ville natale.
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La
rue Denis-Papin..
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Une
rue du vieux Blois.
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Nous dirons plus loin tout ce qu'il fit
pour le château il faut noter ici la
concession de divers privilèges qu'il accorda aux habitants de Blois,
parmi lesquels celui de
«
mettre une fleur de lys d'or aux armoiries de la dite ville, entre le loup
et le porc-épic-».
Cet acte, qui est de l'an 1412, est, croyons-nous,
la plus ancienne mention que l'on rencontre du blason de la ville. La fleur
de lys et le porc-épic sont les emblèmes connus des ducs
d'Orléans; quant au loup, nous n'en trouvons d'autre signification
que dans le souvenir de l'étymologie indiquée au commencement,
du nom de Blois, la forme celtique bleiz ayant pu se perpétuer
pendant le Moyen âge
dans le dialecte de la région. Les armes actuelles de Blois ont
conservé les mêmes symboles : en voici la description, telle
que nous la fournissent les lettres patentes de Louis
XVIII datées du 8 mars 1817 : d'argent, à un écusson
en abîme, d'azur, chargé d'une fleur de lys d'or, accosté
à dextre d'un porc-épic, à senestre d'un loup de sable
contrerampants et accolés, d'or.
Armoiries
de
Blois.
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Le Comté
de Blois
Le
comté de Blois a dû son importance moins à l'étendue
ou à la richesse des fiefs qui le composaient, qu'à la situation
de ceux qui l'ont possédé pendant le Moyen âge .
Il a été en effet successivement entre les mains de familles
très considérables : celle des ducs de France ,
d'abord, d'où est sortie la dynastie Capétienne,
puis celles des comtes de Champagne ,
de la maison de Châtillon, d'Alençon
et enfin des ducs d'Orléans.
Le plus ancien comte de Blois dont l'histoire nous ait transmis le nom
s'appelait Guillaume; il mourut en 834. Son fils Eudes lui succéda,
qui mourut sans postérité en 865. Le comté fit alors
partie du duché de France, probablement par voie de conquête.
Au Xe siècle, Thibaut, surnommé
le
Tricheur, qui était déjà vicomte de Tours, s'en
empara et se fit donner le titre de comte. Il mourut vers 978 et eut pour
successeur son fils Eudes, mort en 995. Ce dernier laissa le comté
à son fils Thibaut Il qui mourut vers 1004, en revenant d'un pèlerinage
à Rome.
Eudes Il, dit le Champenois, son frère, lui succéda; c'est
lui qui adjoignit à ses biens les comtés de Troyes
et de Meaux,
et c'est ainsi que le comté de Blois se trouva par la suite appartenir
aux comtes de Champagne. Eudes mourut en 1037 et eut pour successeur son
fils, Thibaut III qui, à sa mort en 1089, laissa les comtés
de Blois, Chartres
et Meaux à son fils aîné Etienne-Henri. Ce dernier
étant mort à la croisade ,
en 1102, sa veuve, Adélaïde de Normandie ,
fille de Guillaume le Conquérant,
administra le comté comme tutrice de ses enfants, Guillaume et Thibault.
Ce fut ce dernier qui eut le comté de Blois; il est connu dans l'histoire
sous le nom de Thibaut le Grand, par ses luttes avec Louis le Jeune pour
la possession de la Champagne. Il mourut en 1152. Le comté appartient
ensuite à Thibaut V, dit le Bon, mort en 1191 au siège d'Aire;
à Louis, son fils, tué à la bataille d'Andrinople
le 12 avril 1205, puis à Thibaut VI, dit le Jeune, son fils, qui
mourut en 1248 sans enfants.
Ses
domaines furent alors partagés entre ses deux tantes paternelles,
et le comté de Blois échut à Marguerite qui le fit
passer dans la maison d'Avesnes
en se mariant
(pour
la troisième fois) avec Gautier d'Avesnes. Celui-ci mourut à
Damiette en 1249. Sa fille, Marie, avait épousé en 1225 Hugues
de Châtillon, et quand elle mourut en 1241, Jean de Châtillon,
né de ce mariage, devint comte de Blois et de Chartres. Il fonda
l'abbaye de la Guiche, à trois lieues de Blois et voulut qu'elle
devint le lieu de sépulture des comtes, ses successeurs. Il y fut
inhumé le premier en 1279. Jean de Châtillon ne laissait qu'une
fille, Jeanne, qui avait épousé en 1272 Pierre d'Alençon,
second fils de saint Louis, et qui fit ainsi passer le comté de
Blois à la maison d'Alençon. Pierre mourut en 1282 et sa
veuve Jeanne lui succéda. En 1288, elle vendit le comté de
Chartres au roi, et à sa mort, en 1292, le comté de Blois
appartint à son cousin Hugues de Châtillon, comte de Saint-Paul.
Celui-ci mourut en 1307 et eut pour héritier son fils Guy, qui céda
à Philippe VI son droit de battre monnaie,
prit part au commencement de la guerre de Cent ans
et mourut en 1342. Son fils Louis Ier lui succéda, mais pour peu
d'années, car il fut tué à Crécy ,
en 1346. Il laissait trois fils qui jouirent successivement du comté
de Blois. Louis II, mort en 1372, Jean II, mort en 1384, et enfin Guy II.
Nous avons dit plus haut comment ce dernier comte se décida à
vendre ses comtés de Blois et de Dunois
à Louis de France, duc d'Orléans, frère du roi Charles
V. Il s'en était réservé l'usufruit jusqu'à
sa mort qui survint le 22 décembre 1397. Louis d'Orléans
mourut en 1407, assassiné rue Barbette; sa veuve, Valentine de Milan,
se retira à Blois où elle mourut l'année suivante,
le 4 décembre 1408. Le comté appartint alors à son
fils Charles d'Orléans. A son retour
de captivité en Angleterre, il vint habiter Blois et y mourut en
1465. Son fils, Louis Il d'Orléans, né à Blois le
21 juin 1462, hérita du comté, et le réunit à
la couronne quand il devint roi de France sous le nom de Louis XII, en
1498.
Au
XVIIe siècle le comté de Blois redevint momentanément
la propriété de la maison d'Orléans; il fut constitué
en apanage pour le frère de Louis XIII,
Gaston d'Orléans; à la mort de ce dernier, il fut définitivement
réuni au domaine royal, en 1660. |
Reprenons l'ordre chronologique des événements
principaux dont Blois a été le théâtre. Anne
de Bretagne y mourut, dans les bâtiments neufs du château
construits par Louis XII, le 9 janvier 1514.
La mort de ce roi, qui survint un an après, n'eut pas, heureusement,
pour effet de mettre fin à la faveur que le hasard d'une naissance
et le charme de sa situation avaient value à la ville; bien au contraire,
car sous les Valois, Blois demeura le séjour
presque constant et pour ainsi dire officiel de la cour.
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Le
donjon Beauvoir (XIIe
s.)
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L'escalier
Saint-Martin.
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On sait que les habitants de la vallée
de la Loire
furent de ceux qui accueillirent la Réforme avec le plus d'empressement
( La Renaissance ).
Dès 1530, Blois comptait des luthériens,
dont le nombre ne fit que s'augmenter chaque jour, et, vers 1556, un temple
protestant
y fut fondé par l'apôtre le plus fervent des nouvelles doctrines,
Simon Brossier. Les guerres de religion ne tardèrent pas à
suivre et vinrent encore désoler le pays. A deux reprises, en 1562
et en 1567, Blois fut pillée par les troupes du prince
de Condé et celles des Guise qui se
disputaient sa possession. Moins de dix ans après, cependant, ces
désastres durent être réparés car la ville put
être choisie pour lieu de réunion des États généraux
de 1576, et de nouveau elle reçut ceux de 1588, tristement célèbres
par l'assassinat du duc de Guise et de son frère le cardinal.
Après cet attentat, Henri III quitta
Blois pour n'y plus revenir, et dès lors la ville perdit toute importance
politique. Pendant le XVIIe siècle,
ses annales n'offrent guère d'intérêt.
Marie
de Médicis fut exilée au château
de Blois en 1617, après la mort de Concini;
elle y resta deux ans, entourée d'espions et presque prisonnière
de son fils; dans la nuit du 20 février 1619 elle réussit
à s'évader en descendant par une échelle de corde
dans les fossés du château. Quelques années plus tard,
Louis
XIIIdonnait en apanage à son frère Gaston le duché
d'Orléans et les comtés de Blois et de Chartres.
Ce fut Blois que le nouveau duc choisit comme résidence et il y
resta jusqu'à sa mort en 1660. Cette résidence de plus de
vingt années fut un bienfait pour les Blésois; ils n'eurent
qu'à se louer de son administration.
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Les États
généraux de Blois
A deux
reprises, pendant le XVIe siècle, la ville de Blois a été
le lieu de réunion des États généraux du royaume,
en 1576 et en 1588. Les guerres religieuses et la misère publique
qui en résultait nécessitèrent, dans les deux cas,
la convocation de ces assemblées. En 1576, les députés
se réunirent au nombre de 326 : 104 du clergé, 72 de la noblesse
et 150 du tiers état. Cette affluence d'étrangers, tout à
fait insolite à Blois, y causa un désarroi extrême
et il paraît que les ambassadeurs des diverses nations furent forcés
de demeurer à Saint-Dyé-sur-Loire, bourg distant de Blois
de cinq lieues.
La
salle où eurent lieu les séances est la belle salle du château
connue dès lors sous le nom de salle des États et qui au
XIIIe siècle était la grande salle de justice des comtes
de Blois. Les députés du clergé occupaient les bancs
placés an pied et à droite du trône; ceux de la noblesse
siégeaient à gauche; les représentants du tiers se
tenaient en arrière et debout. Le roi ouvrit la session, le 6 décembre,
par un discours célèbre où il retraça la situation
déplorable de la France, déchirée par les factions.
Quelques jours après, les trois ordres votèrent séparément
des résolutions ayant pour objet de réclamer la prépondérance
de la religion catholique; puis le reste de la session, qui se termina
le 1er mars 1577, fut consacré à la délibération
des questions financières et à la rédaction des cahiers.
C'est de ces travaux qu'est sortie l'Ordonnance de Blois, sur l'administration
du royaume.
L'Ordonnance
de Blois. - On désigne sous ce nom l'ordonnance générale
en 363 articles, sur l'administration et la police du royaume, signée
au mois de mai 1579 et enregistrée en janvier 1580 par le Parlement
de Paris.
C'est l'oeuvre du chancelier Hurault de Cheverny
et elle est estimée comme l'un des plus considérables monuments
de l'ancienne législation française. Son nom vient de ce
qu'elle fut rédigée à l'aide des cahiers de doléances
qu'avaient élaborés les États généraux
réunis à Blois en 1576.
Après
la journée des Barricades, Henri III
s'était réfugié à Chartres. C'est de là
qu'il convoqua à Blois; pour le 15 septembre, une nouvelle assemblée
d'États généraux. Le roi y vint dès le 1er
septembre. Mais la première séance n'eut lieu que le 16 octobre.
Les députés étaient beaucoup plus nombreux qu'en 1576
le clergé en envoya 134, la noblesse : 180 et le tiers 191, au total
505. La session dura jus qu'au 17 janvier de l'année 1589; elle
fut marquée par l'assassinat, au château même, du duc
et du cardinal de Guise, les 23 et 24 décembre 1588. Le coup d'État
par lequel Henri III espérait ressaisir le pouvoir et son royaume
a retenu toute l'attention des historiens et laissé dans l'ombre
les autres faits, peu importants d'ailleurs, qui s'accomplirent pendant
la tenue des États. Avant de se séparer, les députés
manifestèrent la ferme volonté de ne pas consentir de tailles
supérieures à celles qui avaient été votées
en 1576. |
La révocation de l'édit
de Nantes,
en dépouillant et exilant les nombreuses familles de religionnaires
(parmi lesquelles celle de Denis Papin) dont beaucoup
appartenaient à la bourgeoisie, porta un coup terrible à
la prospérité du pays. Le gouvernement de Louis
XIV employa tous les moyens d'y remédier, et notamment, fit
de Blois, en 1697, le chef-lieu d'un évêché : ce fut
en vain, et les conversions achetées ou imposées par la force
ne purent compenser la dépopulation. Il suffit de quelques mots
pour rappeler les faits dont Blois a été le théâtre
ensuite. La Révolution y fut
acceptée avec enthousiasme et sans effusion de sang, grâce
au célèbre abbé Grégoire,
évêque constitutionnel du diocèse pendant les années
1791-1793. L'insurrection vendéenne jeta l'alarme dans la ville,
et pour lui couper la retraite au Sud de la Loire ,
les Blésois n'hésitèrent pas à faire sauter
une arche du pont. Ils refirent le même sacrifice en 1870, quand
l'armée allemande vint camper sur la rive gauche, mais sans succès;
un bombardement de quelques heures les força à capituler
et à recevoir l'ennemi, qui occupa la ville jusqu'au mois de mars
1873.
Ajoutons que Blois a vu naître
plusieurs personnages célèbres, parmi lesquels Pierre de
Blois, écrivain
scolastique du XIIe
siècle, Denis Papin que l'on vient de mentionner,
Florimond de Beaune,
géomètre du XVIIe siècle,
le généalogiste Ange de Sainte
Rosalie, les historiens Bernier, Pardessus, Augustin
Thierry, de la Saussaye, Armand Baschet, l'inventeur François
Charpentier, l'illusionniste Robert-Houdin,
etc.
Monuments.
La
château.
Le château
de Blois est un des édifices les plus intéressants de France ,
autant par les souvenirs historiques qui s'y rattachent que par ses bâtiments
où l'architecture de cinq siècles successifs se trouve représentée.
Nous avons dit plus haut à quelle époque reculée remontait
l'existence du castrum Blesense; on n'a pas de documents aussi anciens
sur celle d'un castellum, mais il n'est pas téméraire
d'affirmer que les possesseurs de la terre, à l'époque carolingienne,
durent avoir là une résidence fortifiée. Il est, de
même, certain qu'au XIIIe siècle
cet édifice avait fait place à un château
féodal, à peu près analogue à tous ceux qu'a
bâtis le Moyen âge .
Quand on considère le château actuel, on n'y reconnaît
tout d'abord que des constructions de la Renaissance
et, à côté d'elles, un pavillon massif datant du XVIIe
siècle, mais un examen attentif permet de distinguer d'importants
restes de bâtiments antérieurs, épargnés, ou
pour mieux dire, utilisés par les architectes de Louis
XII et de
François Ier,
et grâce à ces vestiges, il devient possible de reconstituer
la physionomie du manoir des anciens comtes de Blois. C'était un
vaste quadrilatère qui couvrait toute la surface du plateau triangulaire,
isolé par une tranchée faite de main d'homme, du reste de
la colline. Une série de tours rondes flanquaient ses murailles;
à l'extrémité occidentale, l'une d'elles, de proportions
plus considérables, constituait le donjon;
à l'angle Nord-Est, les bâtiments où le comte faisait
rendre la justice, et dont nous avons conservé la salle principale
dite aujourd'hui Salle des États; en face, la chapelle
de Saint-Calais. L'édifice était assez important pour que
Froissart,
qui y vint plusieurs fois, ait pu le trouver
«
bel, grand, fort et plantureux, et des beaux du royaume de
France ».
Tel il était au XIVe
siècle, tel il resta au siècle suivant; c'est à peine
si Charles d'Orléans y fit faire
quelques réparations et les travaux d'entretien indispensables.
Dès son avènement au trône, Louis
XII, qui était né dans le vieux manoir féodal,
décida de le reconstruire. Les travaux furent commencés par
la façade de l'est où se trouve l'entrée actuelle,
au-dessus de laquelle la statue équestre
du « Père du Peuple » avait été placée
dès 1498; renversée par la Révolution,
cette statue a été refaite sur le même dessin par Seurre.
Le bâtiment construit par Louis XII ne consiste qu'en cette aile
de l'est, qui forme un des petits côtés du quadrilatère;
on ignore quel en fut l'architecte, mais les ressemblances de style sont
frappantes avec le Palais de justice
de
Rouen,
ou encore l'hôtel de Cluny à
Paris,
monuments où les archéologues s'accordent à reconnaître
les caractères de la Renaissance
française.
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Le
château de Blois, façade extérieure, dite François
Ier.
Le style italien apparaît d'une façon
presque évidente dans la partie de l'édifice construite par
François
Ier. Il
ne serait pas impossible qu'elle fût l'oeuvre de l'architecte Dominique
de Cortone ,
dit le Boccador, dont la présence à Blois est constatée
entre 1520 et 1530. Quoi qu'il en soit, les deux façades dont elle
se compose comptent parmi les plus remarquables modèles de l'architecture
du XVIe siècle, et surtout celle
de la cour intérieure, ou se trouve le célèbre
escalier
construit dans une tourelle à jour, chef-d'œuvre de légèreté
et d'ornementation. On remarquera que la façade
donnant sur la place Saint-Vincent n'est qu'un placage adossé aux
murs du vieux château, que l'architecte eut le bon esprit de conserver.
C'est dans cette partie du monument, - restaurée au XIXe
siècle par Duban, peut-être avec plus de luxe et de dorures
qu'il n'aurait convenu, - que les derniers Valois
habitèrent; les salles prenant vue sur la cour servaient de salles
de garde aux gens d'armes; les appartements royaux faisaient face à
la place.
C'est là, au second étage
de cette aile, dite de François ler
qu'eut lieu l'un des drames les plus pathétiques de l'histoire de
France ,
nous voulons parler de l'assassinat du duc Henri de
Guise. On en connaît les détails : Henri
III avait décidé de faire mourir le duc, dont l'existence
était une menace constante pour sa couronne et sa propre vie. Le
jour du crime fut fixé au 23 décembre 1588. Dès quatre
heures du matin, le roi apposta quarante-cinq de ses plus fidèles
courtisans dans un escalier dérobé, qui est aujourd'hui complètement
muré. Quand le duc arriva au Conseil, comme il en avait l'habitude,
vers huit heures du matin, il fut informé que le roi l'appelait
à son cabinet; c'est dans le trajet de la salle du Conseil à
ce cabinet qu'il fut massacré. Le lendemain, le cardinal de Guise,
frère du duc, était assassiné dans la tour dite de
Châteaurenault. Cette tour, qui termine à l'Ouest l'aile de
François Ier, est un des derniers
vestiges du château féodal;
on a prétendu, sans assez de preuves, qu'elle contenait des oubliettes;
il suffit qu'elle ait pu servir de prison pour expliquer son maintien au
milieu des élégantes constructions du XVIe
siècle.
Quand Gaston d'Orléans, frère
de Louis XIII, vint se fixer à Blois,
il s'occupa aussitôt de reprendre les travaux du château,
interrompus depuis près d'un siècle et en confia le soin
à Mansart. Celui-ci conçut un plan
qui consistait à renverser impitoyablement les deux ailes élevées
par Louis XII et François
Ier, pour
bâtir à leur place un palais monumental, qui eût été
assez semblable à celui de Versailles,
construit par lui quelques années plus tard. Le temps et l'argent
manquèrent, heureusement, à cette entreprise; le château
du XVIe siècle est resté
debout et Mansart n'y a ajouté qu'un pavillon, d'architecture massive,
froide, non sans grandeur cependant, mais qui contraste trop avec les bâtiments
si gracieux de la Renaissance
pour ne pas leur sembler tout à fait inférieurs. Le quatrième
côté du quadrilatère, celui qui regarde la Loire ,
n'a jamais été achevé; on y voit une tour datant du
XIIIesiècle et dont Catherine
de Médicis avait fait son observatoire astrologique ,
Uraniae
sacrum, - et la chapelle, joli petit
édifice du style flamboyant,
restauré avec beaucoup de soin par Duban.
Après la Révolution,
le château de Blois, devenu la propriété de la ville,
fut laissé dans un état d'abandon déplorable. On en
fit même, en 1833, une caserne d'infanterie, ce qui acheva de le
dégrader complètement. La création de la Commission
des monuments historiques, en 1841, le sauva de l'oubli et de la ruine;
il n'était que temps; dès lors d'importants travaux de restauration
y ont été entrepris. Rappelons qu'en 1861 la ville de Blois
crut devoir se dessaisir de l'édifice et l'offrir au prince impérial;
cette donation a été annulée au moment de la déchéance
du second Empire. En 1870, au mois de juillet, le château de Blois
fut le lieu de réunion de la Haute Cour de justice, constituée
pour juger une vague conspiration contre l'Empire.
L'Église
Saint-Nicolas.
La première église
fut détruite par incendie en 1114. La reconstruction s'effectuera
en deux grandes campagnes de travaux. La première campagne (1138-1186)
vit la construction du chœur, du transept et de la première travée
de la nef, suivant un plan typique des abbayes
bénédictines : chapelles rayonnantes et vaste choeur
entouré d'un double deambulatorium avec le carré du
transept-
voûté
en coupole, disposition assez rare au Nord de la Loire .
Cette partie fut consacrée le 25 mai 1186, lors du transfert des
reliques de Saint Laumer, en présence du comte de Blois.
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L'église
Saint-Nicolas, à Blois.
La deuxième campagne (début
du XIIle ) vit la construction de la nef,
inspirée de celle de la cathédrale
de Chartres.
Par la suite, l'édifice ne subit que des transformations de détail.
En 1791, les bénédictins quittent
l'abbaye. L'église prit alors le vocable
de Saint Nicolas en souvenir d'une église voisine, détruite
pendant la Révolution. Les flèches
des tours ne datent que du XIXe siècle.
Les bâtiments de l'abbaye furent transformés en Hôtel-Dieu
(ils sont occupés aujourd'hui par des services administratifs).
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La
cathédrale de Blois.
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L'église
saint-Vincent de Paul.
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Les
autres églises.
Les autres églises
de Blois, Saint-Vincent (architecture des jésuites,
XVIIe siècle); Saint-Saturnin, dans
le faubourg de Vienne (XVIe siècle)
et la cathédrale (en grande partie
du XVIIe siècle, avec quelques parties
plus anciennes) n'offrent pas un grand intérêt archéologique.
L'Hôtel
de Ville.
L'Hôtel de ville (1700), dans une
situation admirable dominant la vallée de la Loire ,
occupe les bâtiments de l'ancien palais épiscopal, construit
par l'architecte Jacques V Gabriel, (auquel on
doit aussi le vieux pont de Blois), dans un style classique très
sobre. On remarque sur le fronton, les armes de Mgr de Bertier, premier
évêque du diocèse de Blois, créé par
Louis
XIV en 1697. On note également sur l'ancien bâtiment de
l'Officialité (tribunal ecclésiastique), le cadran
solaire avec la devise latine "L'heure
passe, les oeuvres restent, pendant que nous avons le temps, employons-le
à faire le bien".
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L'Hôtel
de Ville de Blois (bâtiments de l'ancien évêché).
Au fond, la cathédrale,
à
droite l'ancienne Officialité, à gauche, les jardins en terrasse
de l'évêché.
L'Hôtel
de Jassaud.
Construit sous Louis XII sans doute pour
Pierre Cottereau, maître des Eaux et Forêts du Comté
de Blois, il porte le nom de Nicolas de Jassaud qui en fut le propriétaire
au XVIIe siècle. Constitué de deux corps de logis, l'hôtel
est desservi par un escalier dans l'angle gauche de la cour. Contrairement
aux usages de l'époque, il n'est pas construit hors oeuvre et ne
se distingue que par sa toiture en pavillon, surmontée d'un bel
épi de faîtage du XVIe siècle. On remarque au dessus
de la porte le bas-relief, orné de deux personnages énigmatiques
qui passent pour être Jacob et Rachel. D'après la tradition;
le Duc de Guise aurait passé sa dernière nuit dans cette
maison, en compagnie de Madame de Noirmoutiers...
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Hôtel
de Jassaud.
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Cour
de l'hôtel Sardini.
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L'Hôtel
Sardini.
L'Hôtel Sardini a probablement été
construit vers 1510 par un notable de la cour de Louis XII, sans doute
chevalier de l'ordre du camail. Il fut, à la fin du XVIe siècle,
la demeure de Scipion sardini, banquier italien, qui a laissé son
nom à cette maison. Déjà très marqué
par les influences italiennes, son décor fastueux s'apparente d'assez
près à celui de l'aile Louis XII du château, notamment
sur le pilier de la galerie où l'on retrouve les panneaux à
décor de candélabres et, sur le chapiteau, dauphins et cornes
d'abondance. Remarquer le très beau porc-épic couronné,
emblème de Louis XII. Démonté à la Révolution
pour éviter les vandales, il a été retrouvé
en 1975 par les actuels propriétaires, dans le mur de clôture
où il avait été caché. Ceci explique son parfait
état de conservation.
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Hérisson
couronné de l'hôtel Sardini.
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Colonne
scuptée.
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La
maison des Acrobates.
Très typique de son époque,
la maison des Acrobates (fin du XVe siècle)
est la plus belle des maisons à pans de bois de la ville. Sur les
deux étages, à encorbellements, on remarque les consoles
des avant-soliers sculptées de scènes et de personnages tirés
des fabliaux ou farces
du Moyen-âge
: jongleurs, acrobates,
chevalier un genou en terre faisant la cour à une dame coiffée
d'un hennin.
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la
maison des Acrobates.
Les
autres édifices civils.
Parmi les édifices civils, nous
citerons la fontaine Louis XII ou Grandes
fontaines, charmante construction de la fin du XVe
siècle; plusieurs hôtels historiques du temps de la
Renaissance,
parmi lesquels l'hôtel d'Alluye, bâti par Florimond Robertet,
baron d'AIluye, ministre de
Louis XII; les Bains
de la reine (Anne de Bretagne), pavillon
en bois, qui jadis était situé à l'extrémité
des jardins du château et en est maintenant
séparé par une avenue; l'hôtel de Denys du Pont, jurisconsulte
du XVIe siècle; l'hôtel Hurault,
l'hôtel Phelypeaux, etc.
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Fontaine
Louis XII.
Le vieux pont, bâti par Gabriel,
au commencement du règne de Louis XV,
a longtemps passé pour un modèle de constructions de ce genre
et ses devis ont été, à ce titre, publiés dans
le Traité de la police de Delamare ; c'est, en effet, un
fort beau monument, en dos d'âne, de onze arches; il porte, sur l'arche
centrale, une pyramide de forme bizarre, au-dessous de laquelle (sur le
fleuve), le célèbre
Coustou a sculpté
de jolis tritons. (F. Bournon).
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Le
pont sur la Loire. Ci-dessous : l'ancien Hôtel-Dieu de Blois.
Au fond, l'église Saint-Nicolas.
Photos
: © Serge Jodra, 2010.
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