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Azincourt.
- Village du Pas-de-Calais, à 13 kilomètres au Nord-Ouest
de St-Pol; environ 280 habitants. Les Français y furent taillés
en pièces, sous Charles VI, par Henri
V, roi d'Angleterre ,
le 25 octobre 1415 ( La Guerre de
Cent Ans ).
La
bataille d'Azincourt.
Cette bataille s'engagea
près d'Azincourt le 25 octobre 1415, entre l'armée d'Henri
V, roi d'Angleterre ,
et celle de Charles VI, gouverné alors
par les Armagnacs. L'armée anglaise se dirigeait sur Calais. Mais
une armée française, commandée par le connétable
Charles
d'Albret ,
Boucicaut
et Clignet de Brabant ,
avait eu le temps de se réunir. Elle attendit les Anglais derrière
la Somme que ceux-ci réussirent néanmoins à passer;
leur position n'en était cependant pas meilleure, car les Français
étaient supérieurs en nombre et cette retraite en pays ennemi
devenait fort pénible. Entre Azincourt et Tramecourt, il fut même
impossible de reculer davantage, la route étant barrée. Comme
jadis Édouard III à Crécy ( La
Guerre de Cent Ans ),
et le prince Noir à Poitiers ,
Henri V, désespéré, essaya de traiter; les Français
refusèrent; il ne lui restait donc plus qu'à vaincre ou à
mourir.
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La
Bataille d'Azincourt.
Le résultat
de la bataille du 25 octobre 1415 fut tout autre que celui attendu par
chacun des deux partis. En effet, l'armée française, composée
de seigneurs armagnacs et de nobles des Pays-Bas ,
formant une excellente cavalerie, mais indisciplinée, ne put manoeuvrer
dans les terrains défoncés par la pluie, où elle avait
eu l'imprudence de prendre position, de sorte que les archers anglais purent
la décimer sans peine. La bataille fut complètement perdue
et le massacre immense; sept princes restèrent sur le champ de bataille;
c'étaient les deux frères du duc de Bourgogne ,
le connétable d'Albret ,
le duc d'Alençon
et les trois princes de Bar ;
les ducs de Bourbon et d'Orléans
furent faits prisonniers, comme tant d'autres, et ce dernier resta même
vingt-cinq ans en Angleterre ,
enfermé dans la tour de Ponfret.
Pendant
l'occupation du territoire français, en 1846, un officier général
anglais fit fouiller l'une des trois grandes. fosses où avaient
été déposées les 6 000 victimes de la bataille.
On en retira, malgré les protestations du sous-préfet de
Saint-Pol, un grand nombre d'armes et de pièces de monnaie, qui
furent transportées à Londres et formèrent le musée
d'Azincourt. Les ossements épars sur le sol furent réinhumés
par les soins de la famille de Framecourt.
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