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Philippe VI,
dit de Valois. - Roi de France ,
chef de la branche royale des Valois, né en 1293, était fils
de Charles de Valois et petit-fils de Philippe
III. Il fut régent à la mort de Charles
IV, dont la femme était enceinte cette princesse ayant mis au
monde une fille, il se fit proclamer roi en 1328, malgré l'opposition
d'Édouard III, roi d'Angleterre
(qui réclamait la couronne de France du chef de sa mère Isabelle,
fille de Philippe IV) et celle de Philippe
d'Evreux, comme lui petit- fils de Philippe III et mari de Jeanne de France.
Appelé au secours de Louis de Nevers ,
comte de Flandre, qui avait été chassé par ses sujets,
il remporta sur les Flamands la victoire de Cassel, le 23 août 1328,
et rétablit le comte. Il méditait une croisade
lorque éclata la guerre de Cent ans
: elle prit naissance en 1337, à l'occasion de la protection qu'Édouard
III accordait à Robert d'Artois,
condamné par les pairs de France .
Édouard, après s'être allié avec Jacques Arteveld,
chef du parti démocratique en Flandre, et avec l'empereur Louis
de Bavière ,
prit le titre et les armes de roi de France, et vint débarquer dans
les Pays-Bas .
La bataille navale de I'Ecluse (1340), funeste aux Français, fut
suivie d'une trêve de deux ans. Philippe ayant défendu les
droits de Charles de Blois ,
son neveu, au duché de Bretagne ,
tandis qu'Édouard soutenait ceux du comte de Montfort, la guerre
se ralluma; elle fut encore désastreuse pour la France : Édouard,
débarqué en Normandie, ravagea tout le pays jusqu'aux environs
de Paris, et remporta la victoire de Crécy ,
le 26 août 1346; l'année suivante, il assiégea et prit
Calais ,
après quoi une nouvelle trêve fut signée entre les
deux rivaux, par l'intervention de Clément
VI.
Philippe VI mourut avant la reprise des
hostilités, en 1350. Sous ce règne la France
fut ravagée par la peste noire ,
dite Peste de Florence (1348); en outre, elle fut écrasée
d'impôts : la gabelle, supprimée sous le règne précédent,
fut rétablie à perpétuité. Malgré ses
revers, Philippe VI augmenta le domaine de la couronne : il y ajouta par
le fait de son avènement les comtés de Valois, de Chartres ,
d'Anjou
et du Maine, apanages de sa maison; par transaction avec Jeanne et Philippe
d'Évreux, la Champagne
et la Brie ;
par achat de Jacques II de Majorque (1349), la seigneurie de Montpellier;
enfin para cession d'Humbert II du Viennois, le Dauphiné, en reconnaissance
de quoi les fils aînés de France portèrent depuis le
titre et les armes de Dauphins (1343-49). Il eut pour successeur son fils
aîné,
Jean II le Bon. |
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