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Henri III
est un roi de France, troisième
fils de Henri II, né en 1551, porta d'abord
le titre de duc d'Anjou .
Avant de monter sur le trône, il s'était acquis une grande
réputation par les victoires de Jarnac et de Moncontour, remportées
sur les Huguenots, ce qui le fit élire roi de Pologne en 1573. Mais
il abandonna ce royaume dès l'année suivante pour venir succéder
en France à Charles IX. Le pays était
alors divisé en trois partis : les Protestants, qui reconnaissaient
pour chefs le prince de Condé et
Henri de
Navarre; les Politiques ou catholiques modérés, qui s'étaient
alliés aux Protestants et se trouvaient sons l'influence du duc
d'Alençon ,
frère du roi; enfin les catholiques exaltés, qui reconnaissaient
pour chef la duc de Guise.
Après quelques hostilités
contre les protestants et les politiques, Henri III leur accorda, en 1576
la paix de Loches ou de Beaulieu ,
à des conditions honorables; mais les catholiques, irrités
de ces concessions, craignant pour leur religion et excités par
le duc de Guise, formèrent la Ligue ou Sainte Union,
dans laquelle devaient entrer tous les citoyens sous peine d'être,
traités en ennemis. Le but ostensible de la Ligue était de
sauver la religion catholique en exterminant les calvinistes; mais on voulait
en outre enfermer le roi dans un monastère
et donner la couronne au duc de Guise. Dans le but de neutraliser cette
Ligue, Henri s'en déclara le chef, mais il ne réussit pas
à ramener à lui les catholiques : les États de Blois ,
sous l'influence des Ligueurs, le forcèrent à recommencer
la guerre contre les Protestants. Il leur accorda de nouveau la paix à
Nérac
en 1580; mais cette paix ne fut pas de longue durée, et la guerre
devint plus acharnée lorsque en 1584, par la mort du duc d'Alençon ,
frère du roi, un prince protestant, Henri de Navarre, fut devenu
l'héritier présomptif de la couronne.
Henri III, qui soupçonnait le vrai
but de la Ligne, n'osait cependant pas encore se brouiller avec le duc
de Guise. La Journée des Barricades ayant anéanti le pouvoir
du roi à Paris, il s'échappa, assembla les États à
Blois
y appela le duc de Guise, et l'y fit assassiner, en 1588. Ce crime souleva
contre lui toute la France catholique, et il fut obligé d'avoir
recours à Henri de Navarre. Avec lui il
assiégea Paris, et il était sur le point de s'en emparer
lorsqu'il fut assassiné par J. Clément, le 1er
août 1589 ; il expira le lendemain. Ce prince s'était rendu
méprisable, même aux hommes de son parti, par sa faiblesse,
ses débauches, sa condescendance pour ses favoris, que l'histoire
a flétris sous le nom de mignons, par ses prodigalités, et
sa superstition .
Avec lui s'éteignit la maison de Valois. |
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