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| Orléans
(Louis Ier, duc d'), deuxième fils
du roi Charles V, et souche de la première
maison d'Orléans, épousa en 1389 Valentine Visconti
, qui lui aporta en dot le comté d'Asti, et dont les droits sur
le Milanais |
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| Orléans
(Charles, comte d'Angoulême, et duc d'), fils du précédent,
né en 1591, s'unit avec son beau-père Bernard, comte d'Armagnac,
pour tirer vengeance de la mort de son père, assassiné par
le duc de Bourgogne. ll tomba à la bataille d'Azincourt |
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Orléans (J.-B.-Gaston,
duc d'), troisième fils de Henri IV, roi
de France"C'était, dit le cardinal de Retz, l'homme du monde qui aimait le plus le commencement des affaires, et qui en craignait le plus la fin. "Il n'eut que des filles de ses deux mariages, avec Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, et Marguerite de Lorraine. Il mourut en 1660. |
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| Orléans (Antoinette d'), fille de Louis d'Orléans, duc de Longueville, et de Marie de Bourbon, naquit vers l'an 1571. Mariée à Charles de Gondi, marquis de Belle-Ile, elle devint veuve en 1596, et renonça au monde, dont elle avait toujours dédaigné les vanités, quoiqu'elle fût une des plus belles personnes de son siècle, pour entrer, en 1599, dans l'ordre austère des feuillantines. Par les conseils du P. Joseph du Tremblay, elle passa de cet ordre dans celui de Fontevrault, pour le réformer en qualité de coadjutrice de l'abbesse. Elle jeta à Poitiers, en 1617, les fondements de l'ordre des Filles de Notre-Dame du Calvaire, et mourut en 1618. | ||
| Orléans (Philippe,
duc d'), chef de la maison d'Orléans, naquit en 1610. Il était
le second fils de Louis XIII. Il porta le premier
le titre de Monsieur. Quoiqu'il eût pris des habitudes et
des goûts frivoles dans l'éducation qu'il reçut, il
fit preuve de courage militaire dans plusieurs campagnes, et surtout à
la bataille de Cassel qu'il gagna en 1677. Héritier des apanages
de son oncle Gaston, duc d'Orléans, il fut aussi le légataire
universel de Mademoiselle, duchesse de Montpensier, et mourut en 1701 en
possession d'une immense fortune, après avoir été
marié deux fois. Sa seconde femme, Chartotte-Elisabeth de Bavière |
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| Orléans (Philippe,
duc d'), fils du précédent, connu sous le nom de Régent,
naquit en 1674. Il unissait à une grande aptitude pour les sciences
et les lettres, et aux charmes de l'esprit et du corps, le goût effréné
des plaisirs. Il eut dans Dubois un précepteur
qui ne contraria pas ses penchants. Il se signala par sa valeur au siège
de Mons -
Philippe d'Orléans. Buste (copie d'une oeuvre de Lemoyne), dans la crypte de la basilique Saint-Denis.
Il passa en Espagne Institué par le testament de Louis XIV chef du conseil de régence, il fit casser ce testament par le Parlement, et se fit déclarer régent. Il réprima les prétentions des princes légitimés et du Parlement, et déjoua la conspiration tramée par Cellamare, ambassadeur d'Espagne, et la duchesse du Maine, pour transférer la régence à Philippe V. Il conclut en 1717 le traité de la triple alliance, et en 1718 celui de la quadruple alliance. Il confia la direction des affaires à Dubois, et, par sa liberté de moeurs, montra beaucoup de distance vis à vis de la religion; il favorisa en même temps l'agiotage par l'adoption du désastreux système de Law. L'époque de sa régence, de 1715 à 1723 fut l'école de corruption où le XVIIIe siècle se forma. II demeura maître du gouvernement à la majorité du roi, et il avait remplacé Dubois comme premier ministre lorsqu'il mourut en 1723. Sa mère, la Princesse palatine, dit de lui dans une de ses lettres : "Je ne comprends pas comment mon fils ne sent pas en lui le sang dont il est né, et le plaisir qu'il peut prendre à l'abaisser lui-même, car il n'est pas sot; mais, quand on n'examine que ses actions, on croirait qu'il n'a pas le sens commun. » |
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| Orléans (Louis,
duc d'), fils du précédent, né en 1703, épousa
en 1724 une princesse de Bade |
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| Orléans (Louis-Philippe,
duc d'), fils du précédent, né en 1725, assista aux
batailles de Dettingen, Fontenoy, Rocoux et Lawfeld; et fut fait lieutenant
général et gouverneur du Dauphiné |
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| Orléans (Louis-Philippe-Joseph, duc d'), fils du précédent, né en 1747, avait hérité de son bisaïeul le Régent le goût immodéré des plaisirs. Sa conduite au combat naval d'Ouessant, en 1778, fut interprétée dans un sens contraire au témoignage qu'une lettre de Sartine, ministre de la marine, rendait de sa bravoure, et il fut éloigné du service de mer. Il aspirait à la charge de grand amiral, que possédait son beau-père, le duc de Penthièvre, et on a attribué sa haine contre Louis XVI au dépit que lui causa un refus. Mais il avait déjà fait preuve d'opposition à la royauté, en prenant parti pour le parlement supprimé en 1771. Il employa son immense fortune à se rendre populaire par la propagation des idées nouvelles qui fermentaient dans les têtes, interpella le roi avec arrogance dans l'assemblée des notables en 1787, et déserta un des premiers en 1789 les rangs de la noblesse pour se réunir au tiers état dans les états généraux. Instigateur et complice de certains des excès de la Révolution, il renia son nom, et y substitua, par acte authentique, pour lui et sa postérité, celui d'Egalité. Calomniateur de sa vertueuse mère, il alla jusqu'à prétendre qu'il n'était pas issu de la postérité du frère de Louis XIV. Il souleva enfin l'indignation générale de la Convention elle-même, au milieu de laquelle il siégeait, lorsqu'il vota la mort de Louis XVI. La Révolution, qui dévorait ses pères et ses enfants, l'envoya à l'échafaud en novembre 1793. Il y monta avec courage. | ||
| Orléans (Ferdinand-Ph.-L.-Ch.-H.-Joseph,
dit d'), fils aîné du roi Louis-Philippe
et de Marie-Amélie des Bourbon, de la branche des Deux-Siciles,
naquit à Palerme
en 1810. Il fit ses études comme externe au collège Henri
IV à Paris,
et porta le titre de duc de Chartres jusqu'en 1830. Il était colonel
du 1er régiment de hussards
à l'époque de la révolution de Juillet de cette même
année, et il s'empressa d'y adhérer à la tête
de son régiment. Devenu prince, royal, lorsque son père s'empara
de la couronne, il commanda l'avant-garde dans la campagne de Belgique -
Statue équestre de Ferdinand d'Orléans, à Eu.© Photos : Serge Jodra, 2010 - 2011. Ferdinand d'Orléans fit en Algérie |
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| Orléans (Marie
d'), deuxième fille du roi Louis-Philippe,
née à Palerme
en 1813, épousa en 1837 le prince Alexandre de Wurtemberg, et mourut
prématurément à Pise |
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| Orléans (P.-Joseph
d'), né à Bourges
en 1644, entra dans la Compagnie de Jésus,
se voua à l'étude de l'histoire, et mourut en 1698. Ses principaux
ouvrages sont : Histoire des révolutions d'Angleterre |
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