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Pour
les Grecs anciens, le mot acrobate,
dont le sens était précis, servait à désigner
les baladins qui faisaient des exercices de danse et d'équilibre
sur une corde lâche ou tendue. Encore en reconnaissaient-ils de quatre
sortes : les acrobates proprement dits, qui, les bras et les jambes
tendus, volaient ou glissaient de haut en bas le long de la corde appuyée
sur leur estomac; les schoenobates, qui, se suspendant par les jarrets,
par les pieds ou par le cou, voltigeaient et tournaient autour de la corde,
comme une roue autour d'un essieu; enfin, les oribates et les neurobates,
véritables danseurs, qui couraient sur la corde tendue horizontalement,
se livrant à toutes sortes d'exercices d'agilité et formant,
au son de la flûte, des pas de danse
plus ou moins vifs, plus ou moins compliqués.
En France ,
au XIIIe siècle, à ce nom
d'acrobates on joignit ceux de sauteurs et de voltigeurs, par lesquels
on caractérisait les hommes et les femmes qui se livraient sur la
corde aux divers exercices d'équilibre; puis on en vint, pour les
désigner avec une clarté absolue, à leur donner le
nom de danseurs de corde, dont la précision ne laisse en effet rien
à désirer. Aujourd'hui, on englobe et l'on confond sous ce
même nom d'acrobates, avec les danseurs de corde ou funambules,
les faiseurs de tours d'équilibres ou équilibristes,
les gymnastes, les clowns, les hercules forains,
les tapèzistes, en un mot tous ceux qui font preuve de force ou
d'adresse, de courage et d'agilité, de quelque façon et par
quelque procédé que ce soit, dans les exercices d'équilibre.
(Arthur Pougin). |
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