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Lucien,
Lucianus,
écrivain grec, né à Samosate ,
vers l'an 120, vécut sous les Antonins.
Il étudia d'abord la sculpture, puis il se fit avocat et suivit
le barreau d'Antioche,
mais il abandonna bientôt cette nouvelle carrière pour la
profession de rhéteur et de sophiste : il parcourut l'Asie la Grèce,
la Gaule, l'Italie, récitant partout ses discours et ses déclamations.
Vers l'âge de 40 ans il renonça à cet art frivole pour
se consacrer à la philosophie : il suivit à Athènes
les leçons du philosophe Démonax.
Depuis, il consacra ses écrits à combattre les vices, les
travers et les préjugés de ses contemporains. Marc Aurèle
lui confia vers l'an 180 l'administration d'une partie de l'Égypte
: devenu en bute aux attaques de ses administrés, il se justifia
dans une Apologie, qui nous est parvenue. Il mourut dans un âge
avancé, vers 200.
Lucien a laissé un grand nombre
d'écrits les plus connus sont les Dialogues des Dieux, les
Dialogues
des Morts, le Songe ou le Coq, Timon, les
Sectes à
L'encan, Pérégrinus, l'Âne
(abrégé
de Lucius de Patras), de la Manière
d'écrire l'histoire. Il s'y montre moraliste enjoué,
satirique plein de sel; il se plaît surtout à railler l'avarice
des vieillards, le désappointement des chercheurs d'héritages.
la crédulité de la foule, l'emphase des rhéteurs,
la charlatanerie des sophistes; mais il semble aussi professer un scepticisme
universel et affiche un certain cynisme; il n'épargne dans ses attaques
ni les dieux du paganisme, ni les croyances des Chrétiens, ni les
doctrines et les prétentions des philosophes. (A19).
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Editions
anciennes - Le manuscrit de Lucien
fut apporté da Constantinople
en Italie en 1425 et imprimé pour la 1re fois en 1496 à Florence.
Les meilleures éditions sont celles de Bourdelot, Paris, 1615, in-f.,
d'Hemsterhuys et Reitz, avec trad. latine, Amsterdam, 1743-46, 4 vol. in-4;
des Deux-Ponts, 1789-93,10 vol. in-8; de Lehman, Leipzig, 1821-31, 10 vol.
in-8; celle de M. G. Dindorf, dans la Bibliothèque grecque de Didot,
1840 (le grec seul de cette édition a été publié
à part 1859).
Lucien
été traduit en français par Perrot d'Ablancourt, 1654;
par Belin de Ballu, 1789, et par M. Talbot,
1857. P. L. Courrier a donné à part une édition de
l'Ane de Lucien, avec une traduction en vieux français. L'Âne
d'or
d'Apulée est une imitation de l'Âne
de Lucien. |
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