Idées et Méthodes
Dictionnaire

[Accueil][Encyclopédie][Chronologies][Inventaires][Biographies][Idées et méthodes]


Ecole Cynique, l'une des petites écoles socratiques, fondée vers 380 avant J.-C., par Antisthène, disciple de Socrate. Elle dut son nom au Cynosarge, gymnase dans lequel elle fut établie, et aussi à la simplicité plus que grossière dont Antisthènes et ses sectateurs firent profession. Diogène de Sinope, le plus célèbre d'entre eux, se qualifiait lui-même le chien.

Les Cyniques semblent avoir borné à peu près exclusivement à la morale leurs recherches spéculatives. Ils plaçaient le souverain bien dans la vertu, et faisaient consister la vertu dans l'abstinence et les privations comme moyen d'assurer notre liberté. C'était là le motif de cette affectation de rudesse, dont Antisthènes donna l'exemple, et qui fut encore outrée par ses successeurs. Les plus connus sont, avec Diogène, Cratès de Thèbes et sa femme Hipparchia, Métroclès, Xéniade, Onésicrite, Ménippe et Ménédème.

La philosophie cynique, réduite à la pratique d'un ascétisme plus ou moins rigoureux, ne tarda pas à s'absorber dans le Stoïcisme. Lorsqu'au commencement de l'ère chrétienne des Nouveaux Cyniques essayèrent de la remettre en honneur, elle en resta encore peu distincte : on peut citer parmi eux Démétrius, ami de Sénèque, et le Démonax peint par Lucien. (B- E.).



En bibliothèque - Diogène Laërce, Vies des Philosophes, 1. VI; Richter, Dissertatio de Cynicis, Leipzig, 1701, in-4°; Meüschen, Disputatio de Cynicis, Kehl, 1703, in-4°; Ritter, Histoire de la Philosophie, trad. par Tissot, tome II.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[Bibliothèque][En librairie][Textes][Pages pratiques][Recherche sur Internet][Aide]

© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.