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Pollux (Julius),
grammairien et sophiste célèbre
du siècle de Marc-Aurèle, né
vers la fin du règne d'Hadrien à
Naucratis
en Égypte
(Philostr., Vitae Soph., Il; Suidas,
art. Pollux). A l'école de son père; il apprit la
grammaire et étudia la littérature; à Rome, sous Hadrien
de Tyr, il s'occupa d'éloquence et de sophistique. Antipater
de Tyr lut un de ses nombreux disciples. Marc-Aurète en fit
un des maîtres de son fils Commode. Pollux
eut beaucoup d'admirateurs, mais il fut critiqué par Athénodore
et Lucien. Commode, devenu empereur, le choisit
pour succéder à Hadrien de Tyr dans la chaire d'éloquence.
Pollux mourut à Athènes à cinquante-huit ans.
Suidas lui attribue
des Déclamations, des Dissertations sur la mythologie
et l'histoire, un Eloge
de Rome, un Epithalame
à Commode, une Accusation contre Socrate,
une contre les Sinopéens, deux Panégyriques
en l'honneur, l'un de toute la Grèce, l'autre de l'Arcadie .
Nous avons conservé de lui un Lexique en dix livres, Onomasticon ,
dédié à Commode, où sont rangés des
mots synonymes et analogues, sous quelques mots principaux servant de titres
aux chapitres. On y trouve des citations de poètes, de philosophes,
d'orateurs qui viennent d'ouvrages aujourd'hui perdus. II intéresse
à la fois les grammairiens et les érudits. La meilleure édition
classique est celle de Wetstein (Amsterdam, 1706, 2 vol. in-fol.)
(F. Picavet). |
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Pollux (Julius), prétendu
écrivain byzantin .
Ce nom, forgé de toutes pièces par le copiste André
Darmarios, a été inscrit par lui en tête d'une chronique
anonyme de la fin du Xe siècle,
commençant à l'origine du monde et qui s'arrête, dans
l'état actuel des manuscrits, à l'an 377 ap. J.-C. ; mais
il est probable que primitivement elle continuait jusqu'aux temps byzantins,
sans doute jusqu'au Xe siècle, comme
les chroniques auxquelles elle est bel étroitement apparentée
et que l'on désigne sous les noms de Léon
le Grammairien et de Théodose de Mélite. Tous ces ouvrages,
qui ne sont que des remaniements de la chronique de Syméon le Logothète,
sont importants par les fragments anciens qui ils conservent, en particulier
par ceux de Sextus Julius Africanus. La première
édition du pseudo-Pollux a été donnée en 1779
par Bianconi, à Bologne. (Ch. Diehl). |