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Padoue,
Patavium
en latin,
Padova en italien; - ville d'Italie ,
sur le Bacchiglione et sur un canal qui débouche dans la Brenta,
à 35 kilomètres à l'Ouest de Venise ;
201 000 habitants. Célèbre université, fondée
en 1228 et où professèrent Galilée,
Fallope,
etc. Église Sainte-Justine, cathédrale,
dite le Dôme, renfermant le tombeau de Pétrarque,
église Saint-Antoine superbe place dite Prato della Valle;
ponts Molino, Ridotto,etc. A Padoue sont nés Tite-Live,
Asconius
Pedianus, Mantegna, Jean le Padouan, J.
B. Belzoni, etc.
Padoue fut, dit la légende, fondée
par Anténor
après la chute de Troie .
Elle dut appartenir à la confédération étrusque
du nord. Conquise avec la Vénétie, elle fut florissante sous
les Romains. Ses habitants passaient pour
lourds; mais on louait leurs moeurs; le latin qu'on parlait à Padoue
n'était pas très pur et l'on accusait Tite-Live
lui-même de patavinité.
Alaric, puis Attila
saccagèrent cette ville. Relevée par Charlemagne,
elle redevint florissante au Moyen âge ,
prit part à la ligue lombarde contre Frédéric Barberousse
devint de fait république indépendante, mais fut bientôt
en proie aux factions : les Macaruffi et les Carrare
s'y disputaient le pouvoir. Jacques Carrare fut proclamé seigneur
de Padoue en 1318, et, à une courte interruption près (1328-1337);
pendant laquelle les Della Scala joignirent Padoue à leurs possessions,
ses descendants régnèrent jusqu'en 1405. A cette époque,
Venise
s'en empara en faisant périr les derniers seigneurs de Padoue, François
II et François III, Padoue passa au pouvoir de l'Autriche
avec les États de Venise en 1797; en 1805 elle devint chef-lieu
du département de la Brenta. Retournée à l'Autriche
en 1814 elle fut bombardée en 1848 pour avoir tenté de secouer
le joug. Napoléon avait donné
en 1807 le titre de duc de Padoue au général Arrighi. |
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