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Vérone,
Verona
en latin et en italien, Bern en allemand. - Ville d'Italie
(Vénétie), sur l'Adige, à 108 kilomètres à
l'Ouest de Venise ;
252 000 habitants. Ancienne ville forte, défendue par trois châteaux
forts avec bastions et casemates. La position est superbe, mais la ville
manque de charme; on y remarque cependant une belle place, les jardins
Giusti et plusieurs. monuments : Sainte-Marie (la cathédrale),
palais royal, hôtel de ville, arcs
de triomphe, magnifique amphithéâtre
romain, dit l'Arena; palais Canossa, Bevilacqua, Verza, Pompei.
Vérone a vu naître Catulle, Cornélius
Népos, Pline l'Ancien, Fracastor,
Scipion Maffei, Paul Veronèse, Pindemonte.
On y fait naître aussi Vitruve et Scaliger.
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Les
Arènes de Vérone, vers 1920.
Vérone fut fondée par les
Étrusques ou par les Gaulois Cénomans
et colonisée par César. Philippe
l'Arabe y fut tué en 249. Constantin
la prit en 312. Stilicon y battit les Wisigoths
en 402. Théodoric en fit sa capitale.
Narsès la prit en 555. Sous les Lombards elle fut un de leurs principaux
duchés; sous les Carolingiens,
elle devint chef-lieu d'une Marche du royaume d'Italie ;
en 952, Othon le Grand adjoignit cette Marche à le empire. Vérone
prit part aux deux ligues lombardes devint république, puis fut
asservie par Eccelin III de Romano; elle passa
ensuite aux Della Scala aux Visconti de Milan ,
et enfin, en 1405, à la république de Venise .
Pendant la guerre de la Ligue de Cambrai, l'empereur Maximilien la posséda
huit ans (1509-1516), après quoi elle retourna à Venise.
De 1797 à 1801, Vérone fut sous la domination des Autrichiens;
après le traité de Presbourg (1805), elle fit partie du royaume
d'Italie et fut le chef-lieu du département de l'Adige; elle
revint à l'Autriche en 1815. En 1822, il s'y tint un célèbre
congrès entre les membres de la Sainte-Alliance : on y résolut
l'intervention en Espagne
en faveur de Ferdinand VII et contre
le régime des Cortès; Châteaubriand,
qui avait pris part à ce congrès, en a écrit l'histoire. |
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