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Le
premier dans l'ordre numérique, cet arrondissement tient aussi la
première place par l'importance des monuments que son territoire,
dans un espace restreint, possède ou a possédés autrefois
: des édifices comme le Louvre, le
Palais-Royal,
l'ancien Châtelet, les Tuileries,
le Palais de justice; des églises
telles que Saint-Eustache, Saint-Germain-
l'Auxerrois, la Sainte-Chapelle;
d'autres constructions de tout genre : le Pont-Neuf
et la statue de Henri IV, la colonne Vendôme (place
Vendôme), les Halles, la fontaine
des Innocents; des rues dont le nom est célèbre bien
au-delà de la ville : la rue de
Rivoli, une partie de l'avenue de l'Opéra,
la rue Saint-Honoré, etc.
La superficie du
Ier arrondissement, dit Le Louvre,
est de 190 hectares (C'est-à-dire fort au-dessous de la moyenne).
Ses limites sont les suivantes : le milieu du petit bras de la Seine à
partir du pont Saint-Michel,
le milieu du cours du fleuve jusqu'à la hauteur de l'extrémité
du jardin des Tuileries, le
mur Ouest de ce jardin, l'axe des rues Saint-Florentin,
Richepance et Duphot, du boulevard de la Madeleine, des rues des Capucines,
des Petits-Champs, de La Feuillade,
de la place des Victoires, de
la rue Etienne-Marcel, du boulevard Sébastopol, du pont au Change,
du boulevard du Palais et du
pont Saint-Michel, pour la moitié Nord seulement.
Ses quatre quartiers
sont dénommés Saint-Germain-l'Auxerrois, les Halles, le Palais-Royal,
la Place Vendôme. De ce côté, la ville ne se développa
que tard. Le Paris
gallo-romain et mérovingien était restreint à la Cité,
aux pentes de la montagne Sainte-Geneviève, à l'enclos de
l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés;
sur la rive droite, il n'y avait que des bois, des marais et quand, au
IXe siècle, les Vikings
vinrent assiéger Paris, ils n'eurent à détruire, dans
ces parages, que la modeste chapelle nommée
alors Saint-Germain-le-Rond - aujourd'hui Saint-Germain-l'Auxerrois
-, desservie par quelques moines.
Après l'an
mil, la rive droite commença à se défricher, à
se bâtir, mais fut d'abord du côté de l'Est, entre le
Châteletet
I'Hôtel de Ville; à
cet égard, le IVe
arrondissement I'emporte sur le premier, mais d'un siècle à
peine. Paris
se développait promptement, et, à la fin du XIIesiècle,
toute la partir centrale dit lerarrondissement
était habitée, si bien qu'elle fut englobée dans l'enceinte
à laquelle Philippe-Auguste a
donné son nom. Cette enceinte, pour la région qui nous occupe,
est à peu près représentée par le tracé
de la rue Turbigo à son intersection avec la rue
Saint-Denis, les rues Mauconseil,
du Jour et Oblin ; puis, par une ligne traversant les bâtiments de
la Bourse du Commerce et rejoignant la Seine à hauteur du pont
des Arts en passant par l'axe de la rue de l'Oratoire et le milieu
de la cour du Louvre.
Quartier Saint-Germain-l'Auxerrois.
Le quartier Saint-Germain-l'Auxerrois
a plusieurs aspects très différents : ici le Palais
de Justice et la Place Dauphine,
autrefois des plus vivantes, aujourd'hui silencieuse; là les magasins,
plus
loin le palais du Louvre, la place
du Carrousel et le jardin des
Tuileries. La Sainte-Chapelle,
l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois
et le théâtre du Châtelet en sont les autres monuments.
Rue
des Prêtres Saint-Germain-L'Auxerrois se trouvait jadis le Journal
des Débats. Le
Pont-Neuf,
commencé en 1578 et aujourd'hui le plus ancien pont de Paris, fait
aussi partie de ce quartier; c'est le premier qui n'ait pas été
chargé de constructions.
Quartier des Halles.
Les Halles
de Paris, abandonnées en 1969 au profit de Rungis, et détruites
au début des années 1970, ont donné leur nom au deuxième
quartier, en même temps qu'au Jardin et au Forum (centre commercial)
construit à leur emplacement. A proximité s'élèvent
l'église de Saint-Eustache
et plus loin l'église de Saint-Leu,
puis le temple de l'Oratoire.
On trouve dans ce quartier, à côté de trois hôtels
de date plus récente, la Bourse du commerce avec la colonne qu'il
a conservée du XVIe siècle,
l'Hôtel des postes, rue du Louvre, plusieurs vieilles constructions
intéressantes : quelques maisons des XVIe
et XVIIe siècles (notamment le n°
21) rue Saint-Denis, une du XVe
siècle avec un arbre
de Jessé, rue des Prêcheurs (n° 83), celle du n° 54
de la rue de l'Arbre-Sec, l'ancien
hôtel Clérambault, rue Jean-Jacques-Rousseau, n° 20, l'hôtel
Thoinard de Vougy, occupé par la Caisse d'épargne de Paris,
rue du Louvre, n° 19, l'hôtel Hurault (commencement du XVIIe
siècle), rue du Jour, nos 2 et 4,
et les immeubles des nos 23, 27, l'hôtel
du Haume, la dernière des maisons à piliers, rue Pirouette,
n° 5. Une inscription apposée sur l'Hôtel des postes rappelle
que La Fontaine est mort à l'hôtel
d'Hervart, qui s'élevait sur cet emplacement.
Quartier du Palais-Royal.
Le quartier du Palais-Royal
manque aujourd'hui d'animation, excepté aux abords de la place André
Malraux (anc. du Théâtre-Français) et de la place du
Palais-Royal.
Les galeries du jardin et les arcades de la
rue
de Rivoli lui donnent un cachet particulier. Le palais est occupé
par le Conseil d'Etat, la Cour des comptes et l'Administration des Beaux-Arts.
L'église de Saint-Roch,
le théâtre du Palais-Royal et les magasins du Louvre se trouvent
situés dans ce quartier. Place des Victoires, les hôtels dont
J.-H.
Mansart a dessiné les façades subsistent à peu
près tous. La Banque de France est installée dans un hôtel
dû à François Mansart et construit en 1635, mais très
modifié. Au n° 45 de la
rue des Petits-Champs se voit l'ancien hôtel de Lully. Molière
est mort au n° 40 de la rue de
Richelieu. Tout près a été érigée
la fontaine Molière.
Quartier de la
Place Vendôme.
La partie principale du quartier de la
place Vendôme est la place de ce nom qui a conservé ses grandes
constructions symétriques du temps de Louis
XIV, dont les façades sont l'oeuvre de J.-H.
Mansart; le n° 7 est celui que Mansart avait construit pour lui-même;
le ministère de la Justice occupe deux de ces hôtels. Sont
à mentionner aussi : l'hôtel d'Argenson, rue des Bons-Enfants,
n° 19; l'hôtel de la Vrillière de Saint-Florentin (rue
Saint-Florentin,
n° 2), construit par Chalgrin en 1767 : les jolis hôtels du XVIIe
siècle de la rue Cambon (notamment nos
37, 41, 43); ceux du XVIIIe siècle
de la rue des Petits-Champs (nos 87-99);
ceux du Crédit foncier et l'église
de l'Assomption. (F. B.). |
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