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Rue
de la Paix, à Paris.
- Cette rue du IIe'arrondissement
relie la place Vendôme à
la place de l'Opéra. Elle a été
ouverte sur l'emplacement du vaste couvent des Capucines.
Ces religieuses, appelées aussi Filles de la Passion, se livraient
aux plus grandes austérités; elles ne vivaient que d'aumônes,
n'usaient jamais de viandes, marchaient pieds nus et allaient aux processions
en portant une couronne d'épines sur la tête. C'était
dans l'église de ces sévères
recluses que Mme de Pompadour
avait fait construire le tombeau où elle fut inhumée en 1764.
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La
rue de la Paix, à Paris (au fond : la colonne Vendôme).
On y trouvait aussi,
dans des chapelles magnifiques, ceux de
la veuve de Henri III, de la duchesse de Mercoeur,
du maréchal de Créqui, du ministre
Louvois
et de son fils Barbezieux, etc. En 1790, les bâtiments du couvent
furent consacrés à la fabrication des assignats; l'église
fut transformée en un théâtre de fantasmagorie;
enfin, les jardins, qui s'étendaient
jusqu'au boulevard des Capucines, devinrent une promenade publique avec
danseurs de corde, un panorama et un cirque,
où, en 1802, les Franconi commencèrent leur fortune. En 1806,
Napoléon
fit ouvrir la rue magnifique qui a porté son nom jusqu'en 1814,
et qui, depuis cette époque, s'appelle rue de la Paix. (Th.
Lavallée).
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Sortie
des ouvriers de la maison Paquin, rue de la Paix,
par Jean Béraud (XIXe
s.).
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