 |
Église
de Saint-Leu (et Saint-Gilles), à Paris
(Ier'arrondissement).
- Les religieux de Saint-Magloire
permirent, en 1235, au curé de Saint-Barthélemy (paroisse
de la Cité) d'établir dans la rue
Saint-Denis une
chapelle succursale.
Dédiée à Saint-Leu, elle
fut reconstruite en 1320; Henri de Gondi, cardinal et évêque
de Paris, l'érigea en paroisse en 1617; on fit à cette église,
en 1727, plusieurs réparations considérables. La charpente
du clocher de l'horloge fut transportée
la même année, de la tour sur laquelle elle était et
qui menaçait ruine, sur une autre tour nouvellement bâtie.
Cette opération bien difficile alors fut exécutée
avec le plus grand talent par Guillaume Guérin, charpentier.
Dans, le temps qu'on
faisait ces réparations, on détruisit une pierre qui se trouvait
au second pilier à droite en entrant par la nef; sur cette pierre
étaient les armes et l'épitaphe de Jean Louchart et de Marie
de Brix, sa femme. Ce Jean Louchart était un des plus fougueux ligueurs;
il dirigea les assassins qui massacrèrent le président Brisson,
Claude Larcher et le président Tardif; il fut aussi l'un des quatre
factieux que le duc de Mayenne fit pendre dans la salle basse du Louvre,
le 4 décembre 1591. En 1780, de nouvelles réparations furent
faites dans le choeur de cette église
sous la direction de Wailly. Le sol du sanctuaire
fut exhaussé et l'on pratiqua une chapelle
souterraine dans laquelle on descend par deux escaliers.
Cette église, supprimée vers 1790, devint propriété
nationale, et fut vendue le 18 floréal an V. La ville de Paris ,
en vertu du décret du 20 juin 1810, a été mise en
possession de cet édifice. |
|