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Temple de l'Oratoire,
à Paris .
- Située à l'angle de la rue de l'Oratoire et rue Saint-Honoré,
cette ancienne édifice catholique
est devenu un temple protestant
depuis 1811.
Au début du XVIIe
siècle, témoin des abus qui s'étaient introduits dans
le clergé de France ,
le Père de Bérulle résolut d'y porter remède.
Il pensa que le moyen le plus efficace serait de former de jeunes ecclésiastiques
instruits, qui, sous la direction des évêques, rempliraient
dignement les fonctions du sacerdoce et enseigneraient la parole de Dieu ,
dans les collèges et dans les séminaires. Les membres de
cette congrégation ne devaient être astreints à aucun
voeu. Henri de Gondi, évêque de Paris ,
approuva ce projet. Le 11 novembre 1611, Bérulle, accompagné
de cinq prêtres aussi vertueux que savants, s'installa au faubourg
Saint-Jacques, dans l'hôtel du Petit-Bourbon, où fut construit
plus tard le Val-de-Grâce.
Marie de Médicis
protégea cette institution qui fut autorisée par le pape,
le 10 mai 1613, sous le titre de Congrégation de l'Oratoire de NotreSeigneur
Jésus-Christ. Bérulle ayant fait de nombreux prosélytes,
résolut de transférer cette Congrégation dans l'intérieur
de la ville. En 1616, il acheta de la duchesse de Guise, l'hôtel
du Bouchage, bâti par le duc de Joyeuse, et qui avait appartenu à
Gabrielle d'Estrées. D'autres acquisitions augmentèrent cet
emplacement.
La première pierre de l'église
des Oratoriens fut posée le 22 septembre 1621. Les travaux successivement
dirigés par trois architectes, Métezeau, Jacques le Mercier
et Caquier, furent terminés en 1630. Le portail,
élevé en 1745, dut être reconstruit en 1774. Tous les
ans, le jour de la fête de saint Louis,
l'Académie des Sciences et celle des Inscriptions et belles-lettres
faisaient célébrer, dans cette église, une grand-messe
en musique, suivie du panégyrique
du saint roi. La congrégation des Oratoriens a produit un grand
nombre d'hommes célèbres, parmi lesquels nous devons citer
: Dumarsais, le président Hénault, Malebranche,
Mascaron et Massillon.
Les Oratoriens furent supprimés
en 1792; leur église servit pendant
la révolution aux assemblées du district et de la section
du quartier. Une décision consulaire du 12 frimaire an XI, ordonna
l'établissement à Paris
d'une église consistoriale, et de deux églises de secours.
Par la même décision, l'édifice de Saint-Louis-du-Louvre
fut affecté au Consistoire, et ceux de Pentemont et Sainte-Marie-Saint-Antoine,
aux deux églises de secours. Plus tard, en 1811, les travaux de
déblaiement de la place du Carrousel
ayant nécessité la démolition de l'église Saint-Louis,
une décision impériale du 3 février de la même
année a désigné l'église de l'Oratoire, pour
recevoir le consistoire protestant .
C'est resté un temple protestant depuis cette époque. |
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