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| Palais des Tuileries,
à Paris.
- Cet ancien palais, détruit par un incendie en mai 1871, au moment
de la Commune de Paris, puis rasé
complètement en 1886, se situait sur les actuels jardins du Carrousel Après la mort, en l'hôtel
des Tournelles, le 30 juin 1559, du roi Henri II,
sa veuve, Catherine de Médicis,
fit démolir cette résidence royale et, d'après le
R. P. F. Jacques du Breul (Le Théâtre des antiquités
de Paris, 1612, pet. in-4, p. 1049), « fit commencer le magnifique
bastiment de l'hostel Royal, dit des Tuitleries lez Paris, parce qu'il
y avait anciennement une Tuillerie au dict lieu ».
Le Palais des Tuileries en 1757, par Nicolas Raguenet. Le futur palais allait donc se trouver
en dehors et à l'Ouest de la partie de l'enceinte de Charles
V comprise entre la deuxième
porte
Saint-Honoré et la tour, dite du Bois, sur la Seine, tour au-devant
de laquelle furent bientôt édifiées près de
la rivière et presque en prolongation de la grande Galerie du Louvre
la maison du Grand-Prévost et la porte Neuve : ce n'est au reste
que sous Louis XIII que les terrains occupés
par le palais et le jardin des Tuileries Ces terrains du palais et du jardin des
Tuileries
Le Palais des Tuileries à l'époque de la Restauration. Le pavillon central, couronné d'un
dôme hémisphérique, les deux galeries contiguës,
surmontées d'un attique, et les deux
corps de logis quadrangulaires, auxquels aboutissaient ces galeries, bâtiments
qui, malgré de fâcheuses et nombreuses amplifications, se
sont conservés jusqu'en 1870, étaient renommés par
leur riche architecture et par leur sculpture
non moins riche, et passaient, avec l'ordre ionique dont les avait décorés
Philibert de l'Orme, pour de gracieux modèles de l'architecture
de la Renaissance Le pavillon central comprenait, au temps
de Catherine de Médicis, un bel
escalier qui, d'après le P. du Breul, était « tournant
en limaçon, suspendu en l'air sans aucun moyen qui en soutienne
les marches, et était le plus beau chef-d'oeuvre d'architecture
et l'une des plus hardies pièces qu'on puisse voir en nostre France
». Henri IV, ne trouvant pas la partie
des Tuileries construite sous Catherine assez vaste, y fit ajouter par
Jacques
Androuet du Cerceau une aile à grands pilastres composites se
dirigeant vers le midi et un énorme pavillon arrivant jusqu'au quai,
l'ancien pavillon de Flore.
![]() Sous Louis XIV, les Tuileries eurent à subir, d'autres importantes modifications qui en altérèrent l'élégante ordonnance : de 1660 à 1665, sous la direction de Levau, la façade du palais fut achevée du côté du Nord; les pavillons de Philibert de l'Orme furent exhaussés, et le pavillon central vit disparaître son dôme cylindrique et fut couronné d'un dôme quadrangulaire, en même temps que la masse de ce pavillon était amplifiée et surélevée; enfin, après des modifications, surtout intérieures, dirigées par Percier et Fontaine sous le premier Empire, sous Louis-Philippe, l'architecte Fontaine eut encore à augmenter, surtout comme combles, la masse des bâtiments et, malgré son talent, ne put qu'en alourdir encore l'aspect. -
Un dîner de femmes aux Tuileries, par Eugène Viollet-le-Duc. Notre gravure représente, d'après
Blondel
(Cours d'architecture; Paris, 1673, in-8, t. III, pl. IX), l'avant-corps
de la façade des Tuileries du côté du jardin
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