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Rue Herold,
à Paris
(Ier'
arrondissement).
- Cette rue relie la rue Coquillière
à la rue Etienne-Marcel.
Elle porta au XIIIe siècle
le nom de rue des Vieux-Augustins, ainsi d'ailleurs que la rue d'Argout
qui en est le prolongement. Les Augustins,
venus d'Italie sous Louis
IX, y avaient un moustier vers 1285 avant d'aller s'établir
de l'autre côté de la Seine. En 1867
la rue prit le nom de rue d'Argout (nom conservé à son prolongement
dans le IIe arrondissement)
et en 1881 le tronçon qui nous intéresse ici s'appela rue
Herold en l'honneur du compositeur (1791-1833). Après le 13 vendémiaire
le baron de Batz habita l'hôtel de Beauvais qui se trouvait au 31
de la rue des Vieux-Augustins.
N° 20. Ancienne maison de la rue Pagevin
(bouillon Moreaux). Petit balcon au coin de la rue Etienne-Marcel. Emplacement
au XVIIIe siècle des écuries
de l'hôtel d'Epernon qui longeait d'un côté la rue Pagevin
et s'étendait jusqu'à la rue
Coq-Héron. En 1713 ces écuries étaient devenues
l'hôtel de Phélippeaux, marquis de Châteauneuf.
n° 14. Emplacement d'un ancien hôtel
Herualt au XVIIe siècle, puis hôtel
meublé de la Providence vers 1793. Cet hôtel de la Providence
(ancien 19 de la rue des Vieux-Augustins) était tenu en 1793 par
Mme Grollier et c'est là que Charlotte Corday
descendit le 11 juillet 1793. Le 13 elle acheta son couteau à l'arcade
177 du Palais-Royal, chez Badin, coutelier,
et quitta l'hôtel le soir à six heures pour se rendre chez
Marat.
Le 14 de la rue Herold cessa d'être hôtel, et son voisin, le
12, qui était hôtel meublé de Francfort et dont l'entrée
conserve un caractère ancien, hérita du souvenir de Charlotte,
mais c'est bien au 14, démoli en 1893, que se trouvait l'hôtel
historique. (Rochegude). |
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