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N
Nacrite. - Substance minérale, très voisine des talcs et des micas, se présentant sous la forme de petites paillettes d'un blanc argenté, ou d'un gris perlé éclatant, très friable, très onctueuse au toucher; lorsqu'on l'humecte et qu'on la frotte entre les doigts, elle laisse la peau recouverte, d'un enduit nacré. Elle fait partie des silicates alumineux et contient, sur 100 parties, 56 de silice et 18 d'alumine. On la trouve en Piémont, en Savoie, en Dauphiné.

Nadir (Le Repérage des astres). - Le nadir est un point imaginaire situé vers le bas dans la direction verticale, perpendiculaire au plan de l'horizon et diamètralement oposée au zénith

Naine. - Nom donné à certaines petites galaxies. Le terme s'applique également  à certaines catégories d'étoiles : naines blanches (étoiles compactes et très chaudes, ayant évacué leur enveloppe, et parvenues à un stade tardif de leur évolution), naines brunes (Embryons d'étoiles, trop peu massives pour pouvoir enclencher en leur sein des réactions nucléaires).

Nébuleuse. - Terme désignant certaines régions du milieu interstellaire aux limites mal définies et semblables à des nuages. Elles peuvent être brillantes (gaz ionisé, diffusion ou réflexion de la lumière d'étoiles proches par des poussières interstellaires) ou sombres (masses de gaz froid et de poussières vues en contre-jour, sur fond de champ d'étoiles compact ou de nébuleuse brillante). Autrefois, on appelait aussi nébuleuses les galaxies et certains amas d'étoiles (amas globulaires).

Nébuleuse primitive. - Hypothèse formulée par les cosmogonies de Kant et de Laplace selon laquelle le Système solaire s'est formé à partir de la condensation d'une nébuleuse semblable à celles que l'on observe dans le ciel. Celles-ci furent à cette époque considérées comme des systèmes planétaires en formation. Les astronomes ont aujourd'hui renoncé à cette vision (les nébuleuses communément observées ne sont pas des systèmes solaires en formation), mais conservent par commodité l'appellation de nébuleuse primitive ou primordiale pour désigner la masse de gaz et de poussières à partir de laquelle se sont formés le Soleil et les planètes

Neige. - Dès que la température de l'air est, assez basse, les gouttelettes d'eau des nuages deviennent de petits cristaux de glace  hexagonaux, se groupant souvent en étoiles; celles-ci peuvent s'agglomérer entre elles. Tout groupement de cristaux de glace est un flocon de neige. Très souvent, les gouttes de pluie sont des cristaux de neige fondus; dans les pays des montagnes, tous les points situés au-dessus d'une certaine altitude reçoivent de la neige; au-dessous, c'est de la pluie.Sur toute la surface de la Terre, les points suffisamment élevés gardent des « neiges éternelles », dont la limite inférieure forme une surface qui s'élève à l'équateur jusqu'à 4800 m et même à 5300 m dans la région très sèche de l'Himalaya, qui n'est plus qu'à 1700 m sur les Alpes; et qui s'abaisse jusqu'à la surface dans les régions polaires. Dans les régions moyennes, la neige qui tombe sur le sol et peut y séjourner quelque temps sert aux végétaux d'écran protecteur contre les gelées. Dans les pays plus éloignés de la mer, ou de latitude plus élevée, la neige séjourne quatre ou cinq mois sur le sol pendant l'hiver (en Sibérie, par exemple.). Les cristaux de neige se produisent à la partie supérieure des nimbus, qui, située, en hiver, dans des couches d'air glacées, est en état de surfusion. Au XIXe siècle, G. Tissandier, dans ses ascensions, en ballon a traversé des nuages dans lesquels de petites paillettes semblaient « naître spontanément » et se déposaient en couche cristalline sur les agrès et les vêtements. II est naturel que les petits cristaux formés dans la partie la plus élevée et la plus froide du nuage s'augmentent, selon les lois de la cristallisation, de toutes les gouttes d'eau surfondue qu'ils rencontrent. Plus bas, dans les couches dont la température est au-dessus de 0°C, les étoiles déjà formées deviennent humides et s'agglomèrent ensemble quand elles se rencontrent. Cela arrive dans les régions tempérées, tandis que, dans les pays froids, les flocons de neige ressemblent à des plumes très légères ou même se réduisent à de très petits cristaux. (E. D.-G.).

Néodyme (Nd). - Corps simple de numéro atomique 61; masse atomique : 144,24. Le néodyme, qui fait partie des terres rares, est blanc d'argent, avec un bel éclat métallique: il est plus dur que le cérium. Sa densité est 6,96; il fond a 840°C.

Néogène. - Système du Cénozoïque placé entre le Paléogène (qui finit il y a 23 millions d'années), et le Quaternaire (qui commence il y a 1,81 millions d'années. On y distingue deux séries : le Miocène et le Pliocène

Néon (Ne). - Corps simple de numéro atomique 10; masse atomique : 20,18. C'est un élément gazeux à la température ordinaire, qui se trouve en infinie proportion dans l'air. Le néon s'extrait par distillation de l'air liquide. Sa densité est 9,9; il se liquéfie à - 24.3 °C. Il existe dans l'air dans la proportion de 1/66.000. Il possède la propriété de s'illuminer vivement sous l'influence d'une décharge électrique. Un tube contenant du néon donne une belle lumiere rose, quand il est traversé par un courant électrique.

Neptunium (Np). - Corps simple de numéro atomique 93; masse atomique : 237.

Neutrino. - Particule élémentaire appartenant à la famille des leptons. Les neutrinos sont les leptons électriquement neutres. Il en existe trois variétés correspondant aux trois nombres leptoniques distincts. Postulé par Pauli en 1932 sur une base théorique, le neutrino a été détecté en 1957 par des interactions inverses de la désintégration bêta. Il apparaît dans de nombreux processus d'interaction faible. Il n'est soumis qu'à ce dernier champ.



En librairie - François Vannucci,Le miroir aux neutrinos, Odile Jacob, 2003. - Michel Cribier, Michel Spiro et Daniel Vignaud, La lumière des neutrinos, Ed. du Seuil, 1995. - Martin Gardner, L'Univers ambidextre, Le Seuil (Points), 1994. (Un ouvrage sur tout ce qui dans l'univers physique fait la distinction entre la droite et la gauche... et bien sûr les neutrinos sont de la partie).

Neutron. - Particule qui dans un noyau-atomique a une masse proche du celle du proton, mais ne possède aucune charge électrique. Les neutrons sont des nucléons.

Neutrons (étoile à). - Reliquat stellaire, très compact, qui subsiste après l'explosion d'une supernova. Cette compacité explique que les protons et les électrons qui se trouvaient au coeur de l'étoile lors de sa vie active aient fusionné pour former des neutrons.

Newton. - Unité de mesure de la force dans le système international (SI). Symbole : N. Un newton est défini comme la force qui communique une accélération de 1 m/s² à un corps d'une masse de 1 kg.

Nickel (Ni) . - Corps simple de numéro atomique 58; masse atomique : 58,69. Le nickel est un métal remarquable par sa blancheur, sa dureté, la propriété qu'il possède de résister à l'action de l'air humide, et son prix peu élevé. Aussi, l'emploie-t-on pour recouvrir les métaux et les préserver de l'oxydation, pour faire des alliages capables de remplacer l'argenterie (maillechort), et même pour frapper des pièces de monnaie.

On trouve le nickel dans la nature à l'état d'oxyde, de sulfure, d'arséniure, de silicate. 

  • La millérite ou sulfure de nickel, cristallisé en aiguilles fines comme des cheveux (NiS) est le minerai le plus répandu, mais peu abondant.

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  •  La nickéline (NiAs) est un arséniure en masses compactes, rouges comme le cuivre.
  • Nimbus. - Les nimbus sont des nuages sombres, très foncés, allant parfois jusqu'à des tons presque noirs, à contours indistincts. Ils se résolvent presque toujours en pluie et sont caractéristiques d'un mauvais temps, non pas prochain, mais existant ou imminent. Quand ils semblent se souder à des cumulus, formant ainsi une accumulation noire à la base et grise ou presque blanche au sommet, on les appelle des cumulo-nimbus : ce sont les « nuages orageux » donnant des phénomènes électriques, de la pluie, de la grêle. Les nimbus se tiennent de 1000 à 1500 mètres. Souvent, chassés par le vent, ils semblent « échevelés » et sont accompagnés de nuages gris plus petits, qui semblent des débris arrachés au nimbus principal. On appelle ces nuages dérivés des fracto-nimbus.

    Niobium (Nb). - Corps simple de numéro atomique 41; masse atomique : 92,9.
    Le niobium  est constamment associé au tantale dans ses minerais (tantalite, fergusonite, yttrotantalite, etc.). C'est un métal gris d'acier, de densité 7,5, qui fond à 1950°C et brûle à l'air en donnant l'anhydride niobique. Le niobium fournit un certain nombre de composés avec l'oxygène, le soufre, le chlore, etc.

    Nitrate. - Les nitrates (ou azotates) sont formés par la combinaison d'un oxyde, avec l'acide azotique que l'on appelle encore souvent acide nitrique. Presque tous les nitrates sont solubles dans l'eau; il n'y a que quelques sous-nitrates qui soient insolubles. La chaleur décompose les nitrates et en dégage des produits très riches en oxygène qui activent fortement la combustion. Par suite de cette propriété, les nitrates fusent ou déflagrent sur les charbons incandescents et donnent souvent lieu à une détonation lorsqu'on les chauffe avec du charbon en poudre. C'est le cas, en particulier, du nitre ou salpêtre, azotate de potasse, qui entre comme partie essentielle dans la fabrication de la poudre. 

  • Le salpêtre est incolore ou d'un blanc gris. Il est d'une saveur salée et fraîche. Il colore les flammes en violet. Il se rencontre en petites incrustations sur les roches calcaires, et il se forme journellement dans les caves, les écuries, les lieux humides, au pied des murailles; il est le fruit du travail d'un organisme microscopique ou ferment. On le mélange avec du soufre et le charbon du noir de fumée pour fabriquer la poudre noire.
  • Les nitrates alcalins, quand on les chauffe graduellement, commencent d'abord par dégager de l'oxygène pur et se changent en nitrites (azotites). Quand on les chauffe davantage ils se décomposent complètement en dégageant de l'azote et de l'oxygène. Les autres nitrates dégagent de l'oxygène et du bioxyde d'azote ou de l'oxygène et de l'acide hypoazotique. Tous les azotates chauffés avec de l'acide sulfurique dégagent des vapeurs blanches d'acide nitrique (azotique). Si l'on ajoute au mélange de la tournure de cuivre, il se dégage du bioxyde d'azote qui, au contact de l'air, produit des vapeurs rutilantes.

    Nobelium (No). - Corps simple de numéro atomique 102; masse atomique : 259,1.

    Noeud. - En astronomie, on appelle noeuds les deux points opposés, où l'écliptigne est coupée par I'orbite d'un corps céleste. En physique (acoustique),  un noeud est le point fixe où une corde vibrante se divise en parties produisant un son qui se trouve harmoniquement en rapport avec celui de la corde entière. 

    Nombre de masse (A). - C'est le nombre de nucléons contenus dans un noyau atomique. Il correspont à la somme du nombre Z de protons et du nombre N de neutrons : A = Z+N.

    Nombre quantique. - Nombre servant à caractériser l'état énergétique des atomes.

    Nova, du latin nova stella = nouvelle étoile. - Phénomène brusque et temporaire consistant en l'augmentation considérable de la luminosité d'une étoile.  Il est généralement attribué à une explosion nucléaire ayant lieu à la surface d'une naine blanche.

    Noyau (minéralogie). - Ce mot a été employé quelquefois comme synonyme de géode. Haüy, d'après ses observations sur la cristallisation, a été conduit à concevoir, dans chaque substance, une forme primitive ou noyau, et à expliquer l'existence de toutes les autres, qu'il a nommées secondaires, par des lames décroissantes diverses appliquées sur la première, précisément comme les lames qu'on peut enlever successivement.

    Noyau atomique. - On nomme noyau la partie centrale de l'atome, occupant une dimension très réduite par rapport à celui-ci (elle est concentrée dans un volume de rayon 10-13 cm, à comparer à la dimension caractéristique d'un atome qui est de 10-8 cm), et comportant l'essentiel de la masse. Le noyau le plus simple est celui de l'atome d'hydrogène, constitué d'un proton. Les autres noyaux sont constitués de protons et de neutrons, caractérisés par un nombre atomique (égal au nombre de protons) et un nombre de masse (égal au nombre de nucléons). Certains noyaux sont stables, d'autres se désintègrent au cours de processus radioactifs.

    Nuage. - Amas de goutelettes d'eau en suspension dans l'air. Cette eau est à l'état liquide ou, pour les nuages les plus hauts ou évoluant dans une atmosphère très froide, de glace. Lorsque l'air chargé de vapeur d'eau passe d'une région chaude dans une région froide, ou encore se mélange avec une masse d'air plus froide, la vapeur d'eau se condense sous forme de gouttelettes qui forment alors un nuage; le même phénomène peut se produire par simple rayonnement. Les gouttelettes d'eau qui constituent les nuages ont des diamètres de l'ordre du millième de millimètre. Ces gouttelettes ne flottent pas dans l'air; elles tombent lentement, et le moindre courant suffit pour les entraîner horizontalement, où les faire monter. Lorsque ces gouttelettes rencontrent une région plus chaude, elles s'évaporent de nouveau. Lorsque la quantité d'eau condensée est trop considérable les gouttes d'eau deviennent plus volumineuses, et elles tombent sous forme de pluie. Pour désigner rapidement les nuages, on utilise quatre noms caractéristiques : cirrus, nuages en filaments ou fibreux; cumulus, nuages arrondis ou en boules; stratus, nuages étalés en couches uniformes; nimbus, nuages noirs confus. d'où tombe la pluie. Ces quatre mots, pris séparément (ex.: cumulus , accolés deux à deux (ex. : cumulo-nimbus) ou  joints à un qualificatif quelconque (ex.: mammato-cumulus, cumulus en forme de mamelles), peuvent désigner toutes les formes de nuages. La hauteur des nuages est très variable pour une même variété de nuages ; elle varie d'une région à une autre, et aussi suivant les saisons. On peut fixer approximativement les altitudes moyennes des différentes variétés de nuages de la façon suivante : cirrus, 8000 à 9000 m; Cirro-stratus, 5000 à 90000 m; cirro-cumulus, 6500 m; alto-cumulus, 3000 à 6000 m; strato-cumulus, 2000 m; cumulo-nimbus, 1500 à 3000 m; cumulus, 1500 ; nimbus, 1600 m; stratus, 800 m. Ajoutons le brouillard, qui peut être considéré comme un nuage au contact avec le sol.

    Numéro atomique (Z). - C'est le nombre de protons dans le noyau d'un atome. Ce nombre permet d'identifier chaque élément chimique. Le noyau atomique se composant aussi de neutrons qui peuvent être en nombre (N) variable pour un élément chimique donné, on parle d'isotopes de cet élément pour désigner les atomes ayant même numéro atomique, mais un nombre différent de neutrons. 

    Nucléon. - Particule élémentaire constitutive des noyaux atomiques. Les deux nucléons sont le proton et le neutron, qui en sont les deux états de charge. Vis à vis des interactions fortes, il n'y a pas de distinction entre les deux particules.

    Nucléosynthèse. - Ensemble des processus qui concourrent à la formation des noyaux atomiques par l'assemblage de noyaux plus petits (fusion) ou par fractionnement de noyaux plus gros (spallation).

    Nuit. - La nuit est, par opposition au jour, dont elle forme le complément, l'espace de temps compris entre le coucher et le lever du Soleil. Pourtant, il ne fait réellement nuit, au sens propre du mot, qu'assez longtemps après le coucher du Soleil, et il cesse de faire nuit bien avant son lever; la lumière indécise, intermédiaire entre le jour et la nuit, qu'on observe le soir et le matin, alors que le soleil est entre l'horizon et un cercle situé à 18° au-dessous de cet horizon, constitue, le soir, le crépuscule, et le matin, l'aurore. A Paris, au moment du solstice d'été, il n'y a pas de nuit absolue, le Soleil ne descendant pas au-dessous du cercle précité. Dans les régions polaires, au contraire, il y a de longues nuits de plusieurs mois.



    Alain Cabantous, Histoire de la nuit : XVIIIe - XVIIIe siècle, Fayard, 2009.

    Nutation. -  Petit mouvement que subit l'axe d'un astre autour de sa position moyenne. La nutation terrestre est un phénomène périodique, dû à ce que la ligne des pôles de la Terre n'est pas fixe, mais décrit un cône en 18 ans 2/3 autour de sa position moyenne, de sorte que la ligne des équinoxes n'a pas un mouvement rétrograde uniforme, mais subit dans son mouvement de petites irrégularités. La cause de ces irrégularités se trouve dans les actions du Soleil et de la Lune sur le renflement équatorial de la Terre, actions nécessairement périodiques et dépendant de l'inclinaison de l'orbite de l'astre sur l'équateur. L'axe de l'orbite lunaire n'est également pas fixe et donne une nutation lunaire, analogue à la nutation terrestre.

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