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Les Abruzzes

Les Abruzzes  (Abruzzi, jadis Abrupti montes) sont un territoire de l'Italie centrale, , borné au nord par les Marches (Ancône), au Nord-Ouest par l'Ombrie (Pérouse), à l'ouest par le Latium (Rome), à l'Est par l'Adriatique, au sud par la terre de Labour (Campanie, Naples). C'est un pays très montagneux et très pittoresque, où s'élèvent les plus hauts sommets de l'Apennin, comme le Gran Sasso d'Italie avec le Monte Corno son principal sommet (2921 m), la Majella (2792 m), le Monte Velino (2487 m). 

De ces hauteurs coulent une multitude de torrents sans importance, sauf la Pescara ou Aterno et le Sangro tributaires de l'Adriatique. Le climat et les productions varient suivant l'altitude; dans la plaine des céréales, du vin, de l'huile, du safran; plus haut, des forêts de chênes et d'ormes, de beaux et nombreux troupeaux. Les vallées sont très fertiles; la plaine souvent menacée par les inondations. 

Ce pays correspondait jadis au territoire des Praetutii, des Vestini, des Paeligni, des Marsi, des Frentani qui formaient la grande confédération des Samnites. Ce sont les peuples qui ont fait le plus de résistance aux Romains, soit lors de la guerre du Samnium, soit lors de la guerre sociale. Les habitants des Abruzzes ont longtemps conservé des habitudes de brigandage. 

Les Abruzzes formaient trois provinces de l'ancien royaume de Naples et aujourd'hui trois départements desservis par leur chef-lieu : Abruzze citérieure, le long de la mer Adriatique, capitale Chieti; Abruzze ultérieure Ire, au nord de la précédente, capitale Téramo; Abruzze ultérieure IIe, à l'ouest des deux précédentes, capitale Aquila. Ces trois départements ont une superficie de 12686 km².

Les Abruzzes doivent à leur situation et à la nature du terrain une certaine importance militaire. Mais leur population de bergers a rarement pris une part active aux luttes qui s'agitaient dans la péninsule. La seule campagne qui vaille la peine d'être rappelée à ce sujet est celle de 1799. Le général Duhesme apprit qu'un rassemblement des débris de corps napolitains, de galériens et d'habitants des Abruzzes venait de se former et menaçait de troubler la sécurité de cette région. Il se mit en marche avec un détachement du corps d'occupation de Naples et rencontra l'ennemi installé dans une forte position. Après quelques escarmouches d'avant-poste, le général Duhesme fit exécuter une manoeuvre enveloppante que les Napolitains ne surent pas empêcher. L'ennemi, cerné, livra un combat désespéré dans lequel il fut vaincu et en grande partie détruit. Le général français ne laissa piller aucun des villages qui avaient fourni des com battants et, par cette clémence, assura en quelques jours la pacification de toute cette partie de l'Italie. (H. Vast).

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Dictionnaire Territoires et lieux d'Histoire
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