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M
Magnésie, du grec magnés = aimant. - Oxyde de magnésium. La magnésie existe à l'état naturel (périclase) et se forme dans la combustion dlu métal; on l'obtient surtout dans le traitement de la dolomie (carbonate double de chaux et de magnésie).  Calcinée, elle se présente sous forme d'une poudre blanche, insoluble, insipide, peu soluble dans l'eau. 

Magnésite. - Silicate naturel de magnésium plus connu sous le nom d'écume de mer: la magnésite calcinée sert à préparer des brigues
réfractaires.

Magnésium (Mg). - Métal solide, d'un blanc d'argent, très léger, brûlant  àl'air avec une flamme éblouissante. Le magnésium n'existe pas dans la nature à l'état natif, mais on le trouve dans plusieurs combinaisons: la périclase ou magnésie, qui est un oxyde de magnésium, MgO ; la magnésite ou écume de mer qui est un silicate de magnésium, 2MgO, 3SiO2; la dolomite ou dolomie, carbonate double de magnésium et de calcium, MgCO3 + CaCO3; la carnallite, chlorure double de magnésium et de potassium, etc. Il entre dans la composition d'un grand nombre de silicates, tels que l'amiante, etc. On extrait le magnésium de la carnallite par voie ignée électrochimique. C'est un métal blanc d'argent, ductile et malléable, d'une densité de 1,7, d'un poids atomique de 24,32, fusible à 651°C et qui bout vers 1120°C. Inaltérable à l'air sec, le magnésium décompose à peine l'eau pure et la température ordinaire, mais vivement 100 °C, en donnant de l'hydrogène et l'oxyde MgO insoluble. Chauffé à l'air ou dans l'oxygène, la magnésium brûle avec une flamme blanche éblouissante, en donnant de la magnésie.

Magnétisme. - Magnétique. - Qui appartient à l'aimant ou possède ses propriétés.

Magnétisme. - Tout ce qui regarde les propriétés de l'aimant. Partie de la physique, dans laquelle on étudie les propriétés des aimants. - L'espace situé au voisinage d'un aimant et sous l'influence de cet aimant se nomme champ magnétique. Cet espace est théoriquement infini; pratiquement il est limité là où cessent d'être appréciables les effets magnétiques. - Dans un barreau aimanté, les pôles de même nom se repoussent, et ceux de noms contraires s'attirent avec une force qui est donnée par la loi de Coulomb. On appelle moment magnétique d'un barreau le produit de l'intensité de pôle m par la distance l des pôles, et intensité d'aimantation le rapport de ce moment magnétique au volume du barreau. - Tous les corps placés dans un champ magnétique prennent une aimantation propre, dont la grandeur et le sens dépendent de leur nature; on les divise en deux classes : les corps paramagnétiques, qui sont attirés par les aimants, et les corps diamagnétiques, qui sont, au contraire, repoussés. Parmi les corps paramagnétiques, il faut mentionner spécialement les corps ferromagnétiques, tels que le fer, le nickel, le cobalt et leurs composés, qui sont considérablement plus magnétiques que tous les autres. - Lorsqu'on place un corps dans un champ magnétique, il prend donc une aimantation induite, qui cesse généralement lorsque le corps est enlevé du champ magnétique inducteur. Certains corps, et eu particulier certains aciers, gardent, après que l'action magnétique a cessé, une partie plus ou moins grande de ce magnétisme, que l'on appelle alors magnétisme rémanent. Le rapport de l'induction magnétique que prend un corps placé dans un champ, à la valeur de l'intensité magnétique en ce point, se nomme la perméabilité. Le fer doux a une grande perméabilité. La Terre se comporte comme un aimant, et agit sur l'aiguille aimantée. On étudie cette action en mesurant la déclinaison et l'inclinaison de l'aiguille. L'intensité du champ terrestre évaluée à l'aide de ses deux composantes horizontale et verticale se fait à l'aide d'un instrument appelé magnétomètre; à Paris, elle est d'environ 0,4616 gauss.

Magnétite. - Oxyde naturel de fer magnétique Fe3O4

Magnétosphère. -

Magnitude. - Nombre qui exprime l'éclat d'un astre. Plus un astre est brillant et plus sa magnitude est faible (voire négative). Les étoiles les moins brillantes visibles à l'oeil nu ont une magnitude apparente voisine de 6. La formule de Pogson définit la magnitude  m (apparente ou absolue) à partir du logarithme de la luminosité L (apparente ou absolue) de la source lumineuse considérée : m = 2,512 log L + k (k est une constante arbitraire).

Manganèse. -

Manteau. -

Mappemonde*. -

Marais. - Terrain abreuvé par des eaux qui n'ont pas d'écoulement.

Marais salant ( = saline). - Bassin creusé au bord de la mer où l'on fait venir l'eau de mer pour qu'elle s'y évapore et qu'il soit possible ainsi de recueillir le sel qu'elle contient.

Marbre. - Pierre calcaire très dure, susceptible de recevoir un beau poli et d'étre employée comme ornement dans les art. Le marbre est du carbonate de chaux, qui constitue, parfois de puissantes assises dans le terrain dévonien. Le plus pur est le marbre blanc dit statuaire, que l'on tirait autrefois de Paros, et qui est fourni aujourd'hui par les immenses carrières de Carrare, en Italie. Les marbres veinés sont très nombreux et portent différents noms : griottes, campans, rouge, vert et jaune antiques, bleu fleuri, brocatelle, Napoléon, sarrancolin, brèche, etc, Il en existe des gisements importants en France, notamment dans les Pyrénées, les Alpes, la Corse, le Jura, les Vosges, le Nord, le Pas-de-Calais, les Ardennes, la Sarthe, la Mayenne. la Côte-d'Or, la Nièvre, l'Allier.

Mare. - Petit plan d'eau stagnante.

Marées. - Mouvement  alternatif et journalier des eaux de la mer, qui couvrent et abandonnent successivement le rivage. Les marées sont produites par les attractions lunaires et solaires, combinées avec la rotation de la terre. Quand la lune est au-dessus des eaux de la mer, elle les oblige, par attraction, a s'élever jusqu'il une certaine hauteur : c'est ce qui produit le flux ou marée montante. Après ce passage de la lune, les eaux retombent et forment ce qu'on appelle le reflux ou marée descendante. Les eaux de la mer oscillent donc autour d'une position moyenne sensiblement fixe, que l'on appelle le niveau moyen. Lorsque les eaux ont atteint leur plus grande élévation, elles restent stationnaires pendant temps : c'est le moment de la haute mer; par venues à leur plus basse dépression, elles demeurent quelques moments en repose est celui de la basse mer. Les effets les plus considérables sont ceux produits par la Lune, par suite de son rapprochement de la Terre; mais son effort est irrégulier et varie chaque jour, tant par son changement de position par rapport à la Terre que par ses déplacements relatifs par rapport au Ssoleil, dont elle augmente ou réduit l'effort, suivant qu'elle se trouve du même côté ou du côté opposé. A la nouvelle lune et a la pleine lune, le Soleil et la Lune étant du même côté, les efforts s'ajoutent, et la marée est la somme des
deux marées partielles; mais, aux quadratures, c'est-à-dire quand la lune est aux quartiers, l'effet du soleil contre-balance celui de la lune : la marée est donc, dans ce cas, produite par la différence des deux efforts. La configuration des côtes et l'étendue des mers exercent une grande influence sur l'importance et la régularité des marées. La Méditerranée, divisée en plusieurs bassins, n'a de marée que dans le golfe de la Grande Syrte jusqu'aux côtes de la Tunisie. Dans certaines mers, celle de Chine, par exemple, on constate deux marées en Cochinchine, une seule au Tonkin, et deux sur les côtés de Chine. En France, entre Saint-Malo et Cherbourg, la force de la marée a des variations surprenantes. Dans le premier port, la marée totale atteint 12 mètres; à Cherbourg, elle ne dépasse pas 5,60 m.
Les marées les plus fortes ayant lieu aux équinoxes. Il en résulte que, inversement, les plus faibles ont lieu aux quadratures, et le retard du passage de la lune au méridien étant de 50 minutes 30 secondes par jour, les marées subissent également ce retard. La pleine mer arrive avec l'onde de marée, de sorte qu'elle se produit dans chaque port à des heures différentes. 

Marne. -  Terre calcaire mêlée d'argile. La cassure de la marne est terne, le plus souvent conchoïdale et sa texture généralement grumeleuse. Sèche, elle happe à la langue, est onctueuse au toucher, et se délite à l'air. Elle présente. du noir au blanc, toutes les teintes.
On distingue les marnes calcaires, qui contiennent au moins 50% de calcaire; les marnes argileuses (60 à 75 % d'argile), siliceuses, magnésiennes, etc. 

Mascon. -

Maser. -

Masse. - Quantité de matière d'un corps qui détermine sa résistance à changer de vitesse sous l'effet d'une force (masse inertielle) ou sa capacité à attirer un autre corps massif (masse gravitationnelle). En physique, la masse est une grandeur scalaire fondamentale de dimension [M].

Masse atomique. -

Matière. - Substance qui constitue les corps et dont la quantité est mesurée par sa masse.

Matière sombre. -

Maxwell-Boltzmann (loi de). -

Meitnérium (Mt). - Corps simple artificiel de numéro atomique 109; masse atomique : 278. Il a d'abord été synthétisé en 1982.

Mendélévium (Md). - Corps simple artificiel de numéro atomique 101. Synthétisé pour la première fois en 1955.

Mer. - Vaste étendue d'eau salée qui recouvre environ les trois quarts du globe terrestre. On y distingue cinq régions principales, appelées océans (océan Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique, Antarctique) et une multitude de portions plus petites, adjacentes à ces océans et qui sont les mers proprement dites (mer Méditerranée, mer Rouge, mer de Béring, etc.). Certains grands lacs portent aussi improprement le nom de mers (mer d'Aral, mer caspienne).

Mercure (Hg). - Corps simple de numéro atomique 80; masse atomique :  200,6. C'est un métal liquide à la température ordinaire, 13 fois plus dense que l'eau, connu sous le nom de vif-argent. Il sert à la fabrication des thermomètres et des baromètres; avec l'étain, il formait le tain des glaces (utilisation aujourd'hui interdite); avec les métaux, il forme des amalgames; ayant la propriété de dissoudre l'or et l'argent, il est employé dans les mines pour l'extraction de ces métaux précieux. On le trouve parfois à l'état natif; en fines gouttelettes, dans les gisements de cinabre. On l'exploite généralement à l'état de cinabre ou sulfure de mercure (HgS), en France, en Espagne, en Hongrie, en Chine, au Pérou, etc. Le cinabre est d'un beau rouge, donnant une poussière écarlate; il n'est point dur, et il s'électrise aisément par le frottement. Pour en dégager le mercure, on calcine le cinabre avec de la limaille de fer ou avec de la chaux. Avec le chlore, le mercure forme le calomel et le sublimé corrosif.

Méridien. - Grand cercle qui passe par les deux pôles et divise le globe terrestre en deux hémisphères. Le méridien d'un lieu contient la verticale du lieu et coupe la surface terrestre suivant une circonférence passant par les deux pôles; cette ligne est appelée également méridien ou encore méridienne. En réalité, la méridienne d'un lieu ne comprend que la moitié de la circonférence totale qui est du même côté de l'axe de la Terre que le lieu lui-même; l'autre moitié s'appelle antiméridienne ou antiméridien. En chaque point de la Terre passe un méridien. Les longitudes se comptent à partir d'un méridien origine. Depuis le 9 mars 1914, la France ayant adopté, pour la détermination du temps, le système des fuseaux horaires, fait usage du méridien international de l'observatoire de Greenwich (Angleterre). C'est par la mesure d'un arc de méridien qu'on est parvenu à calculer le rayon de la Terre : connaissant la longueur d'un arc de méridien compris entre deux points déterminés, la différence des latitudes de ces deux points donnera la mesure du même arc en degrés; on en déduira la longueur d'un degré du méridien et, par suite, la longueur du méridien entier, en supposant la Terre sphérique.

Méridienne. - Ligne qui est l'intersection d'une surface de révolution, par le plan d'un méridien. - Méridienne d'un lieu, intersection de la surface terrestre par le plan du méridien du lieu, et aussi intersection du plan méridien du lieu avec l'horizon.  - Hauteur méridienne, hauteur d'un astre au-dessus de l'horizon à son passage au méridien. - Lunette méridienne, lunette astronomique dont l'axe optique est assujetti à se mouvoir dans le plan du méridien.

Méson. - Nom donnés à des particules qui ont une masse intermédiaire entre celle de l'électron et celle du proton. Exemples : méson  ou pion; méson µ ou muon.

Mésosphère. - 

Mésozoïque (anc. ère secondaire) -  Ere  géologique intermédiaire entre le Paléozoïque et le Cénozoïque, qui s'étend entre 251  et 65,5 millions d'années. Périodes : Triassique, Jurassique et Crétacé. Le Mésozoïque est caractérisé par la grande extension des Reptiles et des Ammonites, et l'apparition des Mammifères et des Oiseaux. Cette ère s'est terminée (fin du Crétacé) par une extinction de masse marquée notamment lpar la disparition des Dinosaures.

Mesurer.  - Evaluer une quantité en la comparant à une quantité déterminée.

Métal. - Les métaux sont des corps simples doués d'un éclat particulier appelé éclat métallique, conduisant bien, en général, la chaleur et l'électricité, et qui possèdent en outre la propriété de donner, en se combinant avec l'oxygène, au moins un acide basique. Tous les métaux sont solides à la température ordinaire, sauf le mercure, qui est liquide, et l'hydrogène, qui est gazeux. Les principaux sont : l'or, l'ardent, le platine, le mercure, le cuivre, l'aluminium, le fer, l'étain, le plomb, le zinc, etc. Suivant leurs propriétés physiques et chimiques, les métaux ont été groupés de la façon suivante :

Première famille. Métaux décomposant l'eau à froid; à oxydes, sulfures et carbonates solubles : lithium, sodium, potassium, rubidium, cérium;

2e famille. Métaux décomposant l'eau à froid; à carbonates insolubles : calcium, strontium, baryum;

3e famille. Métaux décomposant l'eau à 100°C et ne donnant pas de sesquioxydes : zinc, cadmium, béryllium;

3e famille. Métaux à oxyde, indécomposables au rouge par l'hydrogène ou le charbon : aluminium, gallium, indium;

5e famille. Métaux décomposant l'eau au rouge sombre ou à froid en présence des acides : chrome, manganèse, fer, cobalt, nickel;

5e famille. Métaux décomposant l'eau au rouge blanc; à sulfures précipités par l'hydrogène sulfuré en liqueurs acides : plomb, thorium;

7e famille. Métaux ne décomposant l'eau ni par la chaleur ni par les acides; s'oxydant directement par l'action des acides très oxygénés : cuivre, mercure, argent;

8e famille. Métaux incapables de s'oxyder par les acides suroxygénés : palladium, platine, iridium, osmium, or;

9e famille. Métaux en voie de désintégration-: métaux radioactifs

Métallicité. - 

Métamorphisme. - Modification physique et chimique, produite dans la structure d'une roche. Le métamorphisme considéré autrefois comme exceptionnel, intéresse plus ou moins toutes les roches. Cependant, les exemples les plus remarquables sont dus soit à la chaleur interne du globe, soit au voisinage d'émissions éruptives, soit aux formidables compressions subies par le fait des contractions du sol. Certaines roches sont devenues cristallines sous l'influence de la chaleur; c'est ainsi que la craie se transforme en un marbre cristallin; d'autres deviennent feuilletées sous le poids des couches qui les recouvrent, c'est le cas des argiles plastiques qui sont passées à l'état de schistes. La haute température des matières éruptives développe, dans les roches qu'elles traversent, la production de différents minéraux cristallisés, et il est une foule de silicates que l'on trouve dans les roches anciennes et dont il faut chercher l'origine dans les émissions de granits et de porphyres existant dans leur voisinage. Cette influence métamorphique peut parfois intéresser une grande étendue de roches : certains schistes de la vallée d'Andlau ont été métamorphisés sur une épaisseur moyenne de 500 à 600 mètres. Staurotide, chiastolite, etc., sont des minéraux tout à fait caractéristiques des roches métamorphiques. - On donne au métamorphisme provoqué par les mouvements orogéniques, le nom de dynamométamorphisme;  aussi les calcaires devenus cristallins, les grès transformés en psammites et certaines formations sédimentaires ayant acquis l'aspect de roches primitives, sont-ils très répandus dans les pays de montagnes et en particulier dans les Alpes. On désigne sous le nom de endomorphisme le métamorphisme produit par la roche encaissante sur la roche éruptive. En dehors des différents cas qui viennent d'être signalés, il se produit dans toutes les roches des déplacements atomiques; il en résulte une sorte de vie chimique, qui ne s'éteint qu'en dehors du gisement originel.

Météore. - Au sens large, le terme a pu être appliqué à tout phénomène atmosphérique (la pluie, par exemple peut être rangée parmi les météores). Aujourd'hui, on restreint l'application de ce mot aux seuls météores lumineux, tels que l'arc-en-ciel, les éclairs, les parhélie, etc. Et, de façon encore plus limitée, à la lumière émise lors de l'entrée dans l'atmosphère par la combustion de petits corps célestes tels que des poussières interplanétaires (étoiles filantes) ou des météorites.

Météorite. - Fragment de roche provenant de l'espace lorsqu'il atteint la surface de la Terre ou d'une autre planète. Les météorites sont souvent issus de la fracturation  d'un astéroïde après sa collision avec un autre astéroïde (météoroïde). On a aussi recueilli sur Terre des météorites correspondant à des fragments de Lune ou de Mars projetés dans l'espace après l'impact sur leur surface d'un météorite. Les cratères à la surface de certaines planètes et de petits corps du Système solaire (Mercure, Lune, satellites de planètes géantes, astéroïdes eux-mêmes) sont dus à l'impacts de météorites. Ceux-ci était très nombreux dans les premiers temps de l'histoire du Système solaire.

Météoroïde. - Petit corps provenant de la désintégration (généralement partielle) d'un astéroïde ou d'un noyau cométaire, . Lorsqu'il s'écrase sur une planète, il prend alors le nom de météorite.

Météorologie*. -

MHD (magnéto-hydrodynamique). -

Mica (mot latin signifiant parcelle). - Pierre brillante, feuilletée, écailleuse, d'un éclat métallique le mica est un silico-aluminate de potasse, de fer ou de magnésie. Le mica existe dans une foule de roches et constitue l'un des trois éléments fondamentaux du granit. Les différents micas peuvent tous se diviser avec une très grande facilité en lames ou paillettes très minces, flexibles et très transparentes, tout en offrant une grande résistance à la chaleur. Il font d'excellants isolants électriques.

Micromètre. - Instrument destiné à mesurer de petits objets ou de petites images observés au microscope, ou à l'aide d'un instrument d'optique.

Microscope. - Instrument d'optique utilisé pour grossir l'image de très petits objets. Le microscope a deux systèmes optiques : un objectif, système de lentilles fournissant de l'objet à examiner une image réelle, et un oculaire, système de lentilles qui fournit de la première image une seconde qui est virtuelle et agrandie. Les deux systèmes optiques sont placés aux extrémités d'un tube formé de deux parties dont l'une peut glisser dans l'autre. L'objet à examiner, mis sous forme de lamelle mince et translucide, est placé sur une lame de verre maintenue sur un support (platine), à l'aide de deux ressorts métalliques (valets). L'objet est recouvert d'une autre lance mince de verre, et on l'éclaire par-dessous à l'aide d'un miroir incliné; quelquefois, on interpose une goutte de liquide entre la lame et la surface extérieure de l'objectif, qu'on appelle alors objectif à immersion. On appelle grossissement du microscope le rapport entre le diamètre apparent de l'image et celui de l'objet.
 

Milieu. - En termes de physique, le mot milieu se prend dans une signification plus ou moins étendue, suivant l'objet dont on parle. Ainsi, lorsqu'il s'agit de la lumière, on peut donner le nom de milieu soit à tout corps matériel (gazeux, liquide,  solide) qu'elle traverse, soit au vide, milieu dans lequel elle se propage encore mieux... - Quand il est question d'organismes vivants, on entend surtout par milieu le fluide dans lequel ils vivent, c.-à-d. qui environne l'individu que l'on considère. L'air est le milieu où vivent les oiseaux; l'eau est celui dans lequel vivent les poissons. Mais d'autres fois, ce terme de milieu s'applique à l'ensemble complexe des modificateurs de toute nature qui entourent l'être organisé et sont susceptibles d'exercer sur lui une action quelconque. Tels sont, outre le fluide ambiant proprement dit, la lumière, l'électricité, les gaz, etc. - Enfin, lorsqu'on parle de l'humain, l'expression de milieu s'étend même aux influences capables d'agir sur lui, comme être intellectuel et moral. Au point de vue physiologique, l'étude des milieux ne saurait être séparée de celle des êtres vivants, attendu qu'il existe, entre chacun d'eux et le milieu qui lui est naturel, des échanges permanents et complexes.

Minerai. -  Substance minérale, telle qu'on l'extrait de la mine.

Minéralogie*. - Branche de la géologie qui étudie les minéraux. Le but principal de la minéralogie est la détermination des minéraux; les caractères extérieurs (couleur, éclat, clivage, transparence, dureté, etc.) sont souvent insuffisants, et l'on est obligé de recourir à des mesures d'angles, à l'examen des propriétés optiques, à des essais chimiques, etc. Les minéraux se groupent soit d'après une classification chimique, soit d'après leur mode de gisements, c'est-à-dire d'après une classification géologique. - La minéralogie est une science qui n'a pu se développer qu'avec la chimie et la cristalllographie, de sorte que les hypothèses émises par les Anciens sur la nature de certains minéraux ne constituent pour nous que des objets de curiosité. La science minéralogique ne commençaa a prendre corps qu'avec Vallérien (1709-1785), savant suédois qui établit une intéressante classification des minéraux, et Cronstedt (1722-1765), autre savant suédois qui inventa le chalumeau. A la fin du XVIIIe siècle, Romé de l'Isle, Haüy et Werner donnèrent un remarquable éclat à cette science, qui n'a cessé de progresser jusqu'à nos jours. 

Minéraux. - On donne ce nom aux corps inorganiques qui se trouvent dans l'intérieur de la Terre ou à sa surface.

Mirage. - Phénomène d'optique consistant en ce que les objets éloignés produisent une image renversée, comme s'ils se reflétaient dans une nappe d'eau. Le mirage se produit fréquemment sur les grèves de sable, dans les plaines sablonneuses, au-dessus des routes, partout en un mot où le sol, uni, dépourvu de végétation, s'échauffe fortement sous l'action directe du Soleil.

Miroir. -

Modèle cosmologique*. -

Module de distance. -

Molécule. - On désigne ainsi les assemblages d'atomes réalisés par la mise en commun de certains de leurs électrons. Dans le passé, ce mot pouvait également être synonyme d'atome, au sens de plus petite partie de matière pouvant intervenir dans une réaction chimique.

Molybdène (Mo), du grec molubdos = plomb. - Corps simple de numéro atomique 42; masse atomique :  95,95; densité : 9,01. C'est un métal blanc comme l'argent, cassant et peu fusible. Il est inaltérable à l'air, à la température ordinaire, et fond vers 2500°C ; au rouge naissant, il donne un oxyde et, à température plus élevée, un acide. Isolé de la molybdénite (sulfure naturel de molybdène) par un chimiste suédois. Hjelm, en 1782, le molybdène se rencontre encore dans l'ilsemannile, molybdate de molybdène, dans le molybdurane ou molybdate d'uranium, dans la molybdoferrite ou molybdate de fer, et dans la pétéraïte, molybdate de fer et de cobalt, dans la wulfénite ou mélinose, molybdate de plomb. Il donne avec l'oxygène plusieurs composés; le plus important est l'anhydride molybdique MoO3, qui fournit l'acide molybdique MoO4H2. On l'on obtient en grillant le sulfure de molybdène naturel; le produit obtenu, dissous dans l'ammoniaque, donne le molybdate d'ammoniaquc, utilisé pour la préparation du molybdène. La solution azotique (solution molybdique); il sert au dosage du phosphore. Le molybdène entre dans la composition de divers aciers. 

Molybdénite. - Sulfure naturel de molybdène MoS2.

Moment. -

Monde. -

Monopôle magnétique. -

Montagne. - Importante élévation du sol. Les montagnes se regroupent ordinairement en chaînes, en massifs.

Monture. -

Mousson. - Nom donné à des vents périodiques qui, dans la région de l'océan Indien, soufflentt six mois  d'un côté, et les six autres mois du côté opposé. Les moussons sont des vents réguliers, propres aux régions côtières de la zone intertropicale, et qui entraînent souvent de terribles tempêtes. Elles sont causées par l'inégal échauffement, qui s'invertit selon les saisons, de la terre ou de la mer. Ainsi, sur les côtes d'Asie, de mai à septembre, les vents de l'océan Indien viennent frapper le littoral de Inde et des péninsules de l'Asie du Sud-Est; c'est la mousson d'été. D'octobre à avril, au contraire, règne la mousson d'hiver : la mer, se trouvant plus échauffée que le continent, devient le centre d'un appel d'air.

Mouvement. - Changement dans le temps de la de position dans l'espace d'un corps matériel, par rapport à un système de référence. Le sens, la vitesse et l'accélération sont des caractéristiques du mouvement. Un corps matériel possédant une masse, on peut définir une grandeur appelée quantité de mouvement et qui correspond (à un instant donné) au produit de la masse du corps par se vitesse instantanée. - Le mouvement d'un point matériel est dit rectiligne ou curviligne, suivant que la ligne que décrit le point (trajectoire), est droite ou courbe.

Parmi les mouvements rectilignes, les plus simples sont : le mouvement uniforme et le mouvement uniformément varié; les autres sont désignés sous la qualification générale de mouvements variés.

Mouvement rectiligne uniforme. C'est un mouvement rectiligne dans lequel le mobile parcourt des espaces proportionnels aux temps écoulés; si d désigne l'espace parcouru pendant le temps t, v l'espace parcouru pendant l'unité de temps (vitesse), la formule du temps uniforme est : d=vt.

Mouvement rectiligne uniformément varié. C'est un mouvement dans lequel la vitesse augmente ou diminue de quantités proportionnelles aux temps écoulés. Dans le premier cas, le mouvement est dit uniformément accéléré; dans le second, uniformément retardé. La quantité dont augmente ou diminue la vitesse pendant l'unité de temps est l'accélération du mouvement; on peut la considérer comme positive dans le premier cas, négative dans le second. Si v0 désigne la vitesse à l'origine du mouvement,  l'accélération, v la vitesse au temps t, on a la relation : v=v0t; on en déduit aisément, d0 étant l'espace déjà parcouru à l'origine des temps, d l'espace parcouru au temps t :
d = v0t+(t²)/2, I'ensemble de ces deux formules détermine le mouvement uniformément varié, y étant pris avec son signe. Une pierre qui tombe dans le vide décrit un mouvement uniformément accéléré.

Parmi les mouvements curvilignes, les plus simples sont :
- le mouvement circulaire ou de rotation, dans lequel le mobile décrit une circonférence, et le mouvement hélicoïdal, dans lequel le mobile décrit une hélice. Dans ces deux mouvements, la trajectoire est partout identique à elle-même, compte dans le cas du mouvement rectiligne; on peut donc jusqu'à un certain point y concevoir l'uniformité.
Le mouvement d'un solide est dit de translation, quand, a un instant quelconque, les droites qui joignent les positions initiales des différents points des solides à leurs positions finales sont toutes égales, parallèles et de même sens. Si le mouvement d'un solide s'effectue autour d'un axe, il est dit de rotation; le mouvement d'un seul point entraîne alors le mouvement général. Le mouvement observé d'un solide est dit absolu quand il est rapporté à des axes fixes pris comme repères; lorsque ces repères eux-mêmes sont animés d'un mouvement d'ensemble, le mouvement observé n'est que relatif. 

Composition des mouvements : la composition des mouvements a pour objet, connaissant le mouvement relatif d'un point ou d'un corps solide par rapport à des axes mobiles eux-mêmes et le mouvement du système des axes, de trouver le mouvement absolu du point ou du corps considéré.

Mouvement périodique. - C'est le mouvement d'un corps qui repasse aux mêmes lieux de l'espace et dans les mêmes conditions, à des intervalles égaux de temps; un mouvement circulaire uniforme est périodique.

Mouvement oscillatoire. - On nomme ainsi le mouvement d'un corps qui subit une série de déplacements de part et d'autre de sa potion moyenne. Le type des mouvements oscillatoires est celui du pendule.

Mouvement vibratoire. - Le mouvement vibratoire d'un corps est l'ensemble des mouvements oscillatoires de la matière qui le constitue autour d'une position moyenne.

Mouvement diurne. - Déplacement apparent de la sphère céleste, d'une période de 24 heures si l'on se rapporte à la position du Soleil (ou de  23h 56m 4s si l'on se rapporte à une direction fixe dans l'espace) et résultant de la rotation de la Terre sur elle-même.

Mouvement propre. - Mouvement angulaire d'une étoile sur la sphère céleste pendant un an et dû au déplacement réel de cette étoile dans l'espace. On l'exprime en secondes ('') de degré.

Multiplet. -

Muon. -

Mur domanial. -

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