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Dacite. - Roche ignĂ©e extrusive ou intrusive composĂ©e principalement de feldspath sodique (plagioclase), de quartz, de biotite, d'amphibole et de minĂ©raux ferromagnĂ©siens. Elle contient Ă©galement des traces de micas, de pyroxènes et d'autres minĂ©raux. Tout cela lui confère une composition intermĂ©diaire entre le basalte et l'andĂ©site. La texture de la dacite est gĂ©nĂ©ralement grenue Ă  fine, avec des cristaux visibles Ă  l'Ĺ“il nu. Les cristaux sont souvent interconnectĂ©s. Sa couleur varie en fonction de sa composition minĂ©ralogique, mais elle est gĂ©nĂ©ralement grise Ă  blanche. Les minĂ©raux sombres comme l'amphibole et la biotite donnent souvent Ă  la dacite des tons plus foncĂ©s. La dacite se forme Ă  partir du magma intermĂ©diaire qui a subi un refroidissement lent Ă  la surface de la Terre ou dans des chambres magmatiques plus profondes. 

Dalton (DaUnité de masse unifiée.

Darmstatdtium (Ds). - ÉlĂ©ment chimique de numĂ©ro atomique 110. Il s'agit d'un Ă©lĂ©ment synthĂ©tique, produit pour la première fois en 1994 par une Ă©quipe de l'Institut GSI pour la recherche sur les ions lourds Ă  Darmstadt, en Allemagne, d'oĂą son nom.  En raison de sa courte durĂ©e de vie (ses isotopes ont des demi-vies gĂ©nĂ©ralement de l'ordre de quelques millisecondes ou moins) et de sa raretĂ©, ses propriĂ©tĂ©s chimiques et physiques sont encore en grande partie inconnues. Étant donnĂ© que le darmstadtium est un Ă©lĂ©ment extrĂŞmement instable avec une demi-vie très courte, ses propriĂ©tĂ©s chimiques et physiques sont difficiles Ă  Ă©tudier et restent encore largement inconnues. On peut seulement dire que la masse atomique du darmstadtium est estimĂ©e Ă  environ 281, mais elle peut varier en fonction des isotopes produits. La configuration Ă©lectronique du darmstadtium est prĂ©vue pour ĂŞtre [Rn] 5f14 6d9 7s1, ce qui suggère qu'il est un Ă©lĂ©ment du bloc d du tableau pĂ©riodique. Il est probablement mĂ©tallique dans sa nature, mais ses propriĂ©tĂ©s chimiques spĂ©cifiques restent encore Ă  dĂ©terminer. Il  est susceptible d'avoir des points de fusion et d'Ă©bullition relativement Ă©levĂ©s en raison de son caractère mĂ©tallique supposĂ©.

Datation. - MĂ©thode qui permet d'estimer l'âge d'un objet, d'un Ă©vĂ©nement ou d'un phĂ©nomène. En ce qui concerne la datation des objets et des Ă©vĂ©nements gĂ©ologiques, plusieurs mĂ©thodes sont utilisĂ©es, qui permettent d'estimer les âges avec diffĂ©rentes rĂ©solutions temporelles, allant de quelques dĂ©cennies Ă  des millions, voire des milliards d'annĂ©es. 

• La datation radiométrique est basée sur la décroissance radioactive des isotopes instables présents dans les roches et les minéraux. Par exemple, la datation au carbone-14 est utilisée pour estimer l'âge des objets organiques récents, tandis que la datation au potassium-argon ou à l'uranium-plomb est utilisée pour des échelles de temps plus anciennes.

• La datation relative permet d'Ă©tablir l'ordre chronologique des Ă©vĂ©nements ou des couches de roches en comparant leur position relative les uns par rapport aux autres. 

• La datation par stratigraphie est un exemple de datation relative. Elle repose sur l'étude et la corrélation des couches de sédiments, des fossiles ou des marqueurs géochimiques pour établir une séquence chronologique relative.

 â€˘ La datation par thermoluminescence est utilisĂ©e pour dater des objets qui ont Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  la chaleur ou Ă  la lumière, tels que les cĂ©ramiques ou les minĂ©raux. Elle se base sur l'accumulation et la libĂ©ration de charges Ă©lectriques dans ces matĂ©riaux au fil du temps.

 â€˘ La datation par dendrochronologie utilise les anneaux de croissance des arbres pour estimer leur âge et pour Ă©tablir des sĂ©quences chronologiques rĂ©gionales. Elle est particulièrement utile pour dater des Ă©vĂ©nements ou des objets relativement rĂ©cents.

Date. - Notion qui se réfère généralement à une mesure du temps, indiquant le moment précis auquel un événement se produit ou une quantité est mesurée. La date peut être associée à divers concepts liés au temps, tels que la durée, la fréquence, la période, la vitesse, etc.

Davisson et Germer (expĂ©rience de). - ExpĂ©rience  rĂ©alisĂ©e en 1927 par Clinton Davisson et Lester Germer, qui a confirmĂ© la nature ondulatoire des Ă©lectrons.  (C.J. Davisson et L.H. Germer, Diffraction of electrons by a crystal of nickel, Physical Review, 30, 705, 1927). Elle a ainsi apportĂ© une preuve expĂ©rimentale directe de la dualitĂ© onde-corpuscule. Cette expĂ©rience est Ă©troitement liĂ©e au phĂ©nomène de diffraction des ondes, dans lequel une onde rencontre un obstacle ou une ouverture et se propage ensuite dans diffĂ©rentes directions. Pour leur expĂ©rience, Davisson et Germer ont fait passer un faisceau d'Ă©lectrons Ă  haute Ă©nergie Ă  travers une surface en cristal de nickel et ont observĂ© les Ă©lectrons dispersĂ©s après avoir interagi avec les atomes du cristal. Lorsqu'ils ont analysĂ© les motifs d'interfĂ©rence produits par les Ă©lectrons dispersĂ©s, ils ont remarquĂ© des pics d'intensitĂ© particuliers. Ces pics Ă©taient analogues aux motifs de diffraction produits par des ondes lumineuses traversant une ouverture ou se propageant Ă  travers un rĂ©seau de diffraction. C'Ă©tait un rĂ©sultat en accord avec les prĂ©dictions basĂ©es sur la thĂ©orie ondulatoire de Louis de Broglie, qui avait proposĂ© que les particules de matière, Ă  commencer par les Ă©lectrons, prĂ©sentent aussi un comportement ondulatoire. (N.B. Cette expĂ©rience Ă  aussi Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e indĂ©pendament, la mĂŞme annĂ©e, par G. P. Thomson  : The diffraction of cathode rays by thin films of platinum, Nature, 120, 802 (1927) et Experiments on the diffraction of cathode rays, Proceedings of the Royal Society (London), 117, A, 600 (1928)).

Débit (d'un cours d'eau). - Quantité d'eau qui s'écoule à travers un cours d'eau à un point donné. Le débit d'un fleuve, généralement mesurée en mètres cubes par seconde ou en litres par seconde, peut varier en fonction des saisons, des précipitations et d'autres facteurs environnementaux.

Décalage spectral. - Déplacement global des raies présentes dans le spectre* lumineux d'une source quelconque. On distingue plusieurs types de décalages : le décalage Doppler dû à la vitesse relative de la source par rapport à l'observateur; le décalage gravitationnel, expliqué dans le cadre de la relativité générale, et qui est un décalage vers le rouge et correspond à la diminution de l'énergie des photons soumis à un champ de gravitation; enfin, le décalage cosmologique, lui aussi vers le rouge (redshift cosmologique), qui est une expression spéciale du décalage gravitationnel et qui est un effet de l'expansion de l'univers.

DĂ©cibel (symbole : dB).  - UnitĂ© de mesure logarithmique utilisĂ©e pour quantifier le niveau d'intensitĂ© ou de puissance d'un signal, d'un son ou d'une grandeur physique relative Ă  une rĂ©fĂ©rence donnĂ©e. Le dĂ©cibel est couramment utilisĂ© pour exprimer des rapports d'intensitĂ©, de puissance, de tension ou de pression. Il est dĂ©fini par une Ă©chelle logarithmique basĂ©e sur le logarithme dĂ©cimal (base 10) des rapports. Il permet de reprĂ©senter une gamme très large de valeurs sur une Ă©chelle plus pratique et facile Ă  utiliser. Lorsque le dĂ©cibel est utilisĂ© pour exprimer l'intensitĂ© sonore relative Ă  une rĂ©fĂ©rence standard, qui est gĂ©nĂ©ralement dĂ©finie comme le seuil d'audibilitĂ© humaine. L'Ă©chelle de dĂ©cibels pour le son est appelĂ©e dĂ©cibel pondĂ©rĂ© A (dB(A)), qui tient compte de la sensibilitĂ© de l'oreille humaine aux diffĂ©rentes frĂ©quences. Par exemple, si le niveau sonore mesurĂ© est de 60 dB(A), cela signifie que le niveau d'intensitĂ© sonore est de 60 dĂ©cibels par rapport au seuil d'audibilitĂ© humaine.

DĂ©clinaison (Le RepĂ©rage des astres). - Dans le système de coordonnĂ©es Ă©quatoriales, c'est la distance angulaire, notĂ©e d (delta), qui sĂ©pare un astre de l'Ă©quateur cĂ©leste. C'est dans le système de coordonnĂ©es Ă©quatoriales l'analogue de la latitude.  La dĂ©clinaison se compte de 0° Ă  90°; elle est borĂ©ale ou australe. 

DĂ©termination de la dĂ©clinaison - La dĂ©clinaison est le complĂ©ment de la distance polaire; il suffit par consĂ©quent pour l'obtenir, d'observer, au moment oĂą l'astre passe au mĂ©ridien, la distance de cet astre au pĂ´le.  On a observĂ© prĂ©alablement une Ă©toile circumpolaire Ă  son passage supĂ©rieur et Ă  son passage infĂ©rieur; la moyenne des nombres donnĂ©s dans ces deux cas par la graduation du cercle est le nombre qui rĂ©pond Ă  l'axe du monde; on note le nombre de la graduation du cercle auquel rĂ©pond la direction de la lunette quand on observe l'astre dont on cherche la dĂ©clinaison; la diffĂ©rence entre ce nombre et celui qui rĂ©pond Ă  l'axe du monde, exprime la distance polaire de l'astre. Si elle est moindre que 90°, en en prenant le complĂ©ment on obtient la dĂ©clinaison demandĂ©e, qui est alors borĂ©ale; si cette diffĂ©rence est plus grande que 90°, on en retranche 90°; le reste donne la dĂ©clinaison qui, dans ce cas, est australe. Lorsqu'il s'agit de la dĂ©clinaison d'un astre ayant un diamètre apparent comme le Soleil ou Lune, par exemple, il faut dĂ©terminer la distance polaire de son bord supĂ©rieur, celle de son bord infĂ©rieur, et prendre la moyenne pour avoir la distance polaire du centre, et par suite sa dĂ©clinaison. 
L'Ă©quatorial ou machine parallactique peut servir Ă  mesurer par une seule observation la dĂ©clinaison et l'ascension droite d'un astre; mais il est ordinairement plus avantageux de dĂ©terminer sĂ©parĂ©ment ces deux coordonnĂ©es, savoir : l'ascension droite par la lunette mĂ©ridienne et la dĂ©clinaison par le cercle mural. Ces observations doivent ĂŞtre corrigĂ©es de la rĂ©fraction. On parle aussi de  dĂ©clinaison d dans le système de coordonnĂ©es horaires (oĂą l'autre coordonnĂ©e est l'angle horaire). Cette dĂ©clinaison est, comme dans le système de coordonnĂ©es Ă©quatoriales, l'angle qui sĂ©pare un astre de l'Ă©quateur cĂ©leste. Ici encore, elle se mesure de 0° Ă  90° (positivement vers le nord et nĂ©gativement vers le sud).- 

Déclinaison magnétique. - Angle entre le nord géographique et le nord magnétique en un point donné de la surface de la Terre. En d'autres termes, c'est la différence entre la direction vers laquelle pointe une boussole (nord magnétique) et la direction indiquée sur une carte ou sur un globe (nord géographique). La déclinaison magnétique peut être positive ou négative, en fonction de l'endroit où l'on se trouve par rapport au nord magnétique. Par exemple, si la déclinaison magnétique est de +10 degrés, cela signifie que le nord magnétique est décalé de 10 degrés à l'est par rapport au nord géographique. De même, une déclinaison magnétique de -10 degrés indiquerait un décalage de 10 degrés à l'ouest.

DĂ©cohĂ©rence. - PhĂ©nomène invoquĂ© pour expliquer comment les propriĂ©tĂ©s quantiques d'un système complexe, lorsqu'il interagit avec son environnement, semblent s'estomper et disparaĂ®tre, conduisant Ă  une apparence classique macroscopique. La dĂ©cohĂ©rence correspond au fait que lorsqu'un système quantique interagit avec son environnement, il devient rapidement trop complexe pour que nous puissions considĂ©rer toutes les interactions quantiques individuelles. Au lieu de cela, l'ensemble du système Ă©volue vers une superposition quantique Ă©tendue, oĂą des corrĂ©lations et des interdĂ©pendances entre les diffĂ©rentes parties du système se dĂ©veloppent rapidement. La dĂ©cohĂ©rence entraĂ®ne la suppression de l'interfĂ©rence quantique, c'est-Ă -dire la capacitĂ© des Ă©tats quantiques de se combiner et de s'annuler mutuellement, qui est caractĂ©ristique des systèmes isolĂ©s. En interagissant avec l'environnement, les diffĂ©rentes composantes de la superposition du système deviennent moins corrĂ©lĂ©es et semblent se comporter de manière classique. Ce phĂ©nomène est fondamental pour comprendre pourquoi les objets macroscopiques, tels que les tables, les chaises ou tout autre objet du monde rĂ©el, semblent suivre les lois de la physique classique plutĂ´t que les bizarreries de la mĂ©canique quantique. Ă€ grande Ă©chelle, les effets quantiques individuels se moyennent et s'annulent mutuellement, ce qui donne l'impression que le monde macroscopique obĂ©it aux lois classiques de la physique. Ajoutons que la dĂ©cohĂ©rence est un processus irrĂ©versible. Une fois qu'elle s'est produite, les informations sur les Ă©tats quantiques individuels du système et de son environnement sont dispersĂ©es et ne peuvent gĂ©nĂ©ralement pas ĂŞtre rĂ©cupĂ©rĂ©es. 

DĂ©composition. - 1°) En chimie, la dĂ©composition fait rĂ©fĂ©rence Ă  une rĂ©action chimique au cours de laquelle une substance se dĂ©compose en substances plus simples. Cela peut se produire par chauffage, rĂ©action avec d'autres substances ou par des processus naturels tels que la dĂ©composition des matières organiques. 2°) En physique, la dĂ©composition de forces est le processus de sĂ©paration d'une force appliquĂ©e sur un objet en ses composantes selon diffĂ©rentes directions ou axes. Cela permet d'analyser comment une force donnĂ©e agit sur un système en examinant ses effets dans diffĂ©rentes directions. 3°)  Dans l'analyse des sĂ©ries temporelles, la dĂ©composition est une technique permettant de sĂ©parer une sĂ©rie temporelle en ses diffĂ©rentes composantes, telles que la tendance, la saisonnalitĂ© et le bruit. Cela permet d'analyser et de modĂ©liser chaque composante sĂ©parĂ©ment pour mieux comprendre les motifs et les fluctuations dans les donnĂ©es temporelles.

DĂ©couplage. - En termes gĂ©nĂ©raux, un dĂ©couplage correspond  Ă  un Ă©vĂ©nement ou Ă  une pĂ©riode oĂą deux phĂ©nomènes qui Ă©taient auparavant Ă©troitement liĂ©s ou interdĂ©pendants deviennent indĂ©pendants ou se sĂ©parent. Ce terme est ordinairement utilisĂ© en cosmologie en rĂ©fĂ©rence Ă  l'Ă©poque oĂą les photons (particules de lumière) se sont sĂ©parĂ©s des baryons (particules de matière comme les protons et les neutrons) dans l'Univers primitif. Au cours des premiers stades de l'Univers, l'interaction entre les photons et les baryons Ă©tait très intense, les photons Ă©tant constamment diffusĂ©s et absorbĂ©s par les baryons. Cela signifiait que la matière et la lumière Ă©taient Ă©troitement couplĂ©es. Cependant, environ 380 000 ans après le dĂ©but de l'expansion, lorsque l'univers s'Ă©tait suffisamment refroidi, les conditions Ă©taient telles que les Ă©lectrons et les protons pouvaient se combiner pour former des atomes d'hydrogène neutres. Ces atomes Ă©taient beaucoup moins efficaces pour diffuser et absorber la lumière que les baryons libres. Ainsi, les photons ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s et ont commencĂ© Ă  se propager librement dans l'Univers. Cet Ă©vĂ©nement est connu sous le nom de recombinaison ou de dĂ©couplage photon-baryon. Les photons libĂ©rĂ©s lors du dĂ©couplage ont parcouru l'Univers depuis lors et constituent aujourd'hui le fond diffus cosmologique.

Défaut de masse. - Différence de masse entre les réactifs et les produits lors d'une réaction nucléaire. Dans le contexte des réactions nucléaires, le défaut de masse est expliqué par l'équation d'Einstein, E=mc², où E représente l'énergie, m la masse et c la vitesse de la lumière dans le vide. Cette équation indique que la masse peut être convertie en énergie et vice versa. Lorsqu'une réaction nucléaire se produit, telle que la fusion nucléaire ou la fission nucléaire, une petite quantité de masse est convertie en une grande quantité d'énergie conformément à cette équation.

Défaut topologique = défaut de structure. - Perturbation locale de la structure régulière ou ordonnée d'un matériau ou d'un milieu. Il peut se produire dans divers types de matériaux, tels que les cristaux, les polymères, les liquides, les supraconducteurs, etc. Les défauts topologiques sont souvent associés à des changements de la symétrie ou de l'ordre à grande échelle d'un matériau. Il existe plusieurs types de défauts topologiques, notamment :

 â€˘ Les dislocations : dĂ©fauts linĂ©aires qui se produisent dans les cristaux, rĂ©sultant d'une distorsion de la structure cristalline Ă  l'Ă©chelle atomique.

• Les dĂ©fauts de surface : dĂ©fauts bidimensionnels qui se produisent Ă  la surface d'un matĂ©riau. Ils peuvent inclure des fissures, des cavitĂ©s, des dĂ©fauts d'empilement, etc. 

 â€˘ Les dĂ©fauts de rĂ©seau : dĂ©fauts qui peuvent se produire dans les matĂ©riaux cristallins lorsqu'il y a des lacunes, des interstitiels ou des substitutions d'atomes dans la structure cristalline rĂ©gulière.

 â€˘ Les dĂ©fauts topologiques dans les phases de la matière : ils peuvent apparaĂ®tre par exemple dans les condensats de Bose-Einstein. Ces dĂ©fauts, tels que les vortex, les domaines magnĂ©tiques ou les textures topologiques, peuvent prĂ©senter des propriĂ©tĂ©s exotiques.

En cosmologie, le terme défaut topologique peut faire référence à des structures cosmiques particulières supposées s'être formées se forment lors des transitions de phase de l'univers primordial. Ils se caractérisent par des configurations spéciales du champ dans l'espace-temps :
• Les cordes cosmiques : défauts topologiques unidimensionnels représentant de grandes concentrations d'énergie sur leur longueur. L'énergie (comme la masse) ayant un impact sur la géométrie de l'espace-temps (gravitation), les cordes cosmiques pourraient avoir joué un rôle sur la structuration à grande échelle de la matière dans l'univers.

• Les murs domaniaux : défauts topologiques bidimensionnels, qui ont des propriétés similaires aux cordes cosmiques, mais se présentent sous la forme de vastes plans ou surfaces séparant différentes régions de l'Univers.

• Les monopôles magnétiques : défauts topologiques caractérisés par des régions où les lignes de champ magnétique se concentrent en un point unique.

Dégazage. - Ce terme fait référence au processus par lequel un gaz est libéré ou évacué d'une substance ou d'un système. Il peut se produire naturellement ou être induit par des conditions spécifiques. En planétologie, c'est unprocessus par lequel les gaz volatils présents à l'intérieur d'un corps céleste, tel qu'une planète ou une comète, sont libérés dans l'espace. Ce processus peut avoir plusieurs causes et implications selon le corps céleste considéré.
• Dégazage cométaire : Lorsque les comètes s'approchent du Soleil dans leur orbite, la chaleur solaire provoque la sublimation de la glace cométaire, transformant directement la glace en gaz sans passer par l'état liquide. Ce processus de sublimation génère une chevelure ou une coma autour du noyau de la comète et peut également former une queue de gaz et de poussière s'étendant dans l'espace.

 â€˘ DĂ©gazage planĂ©taire : Certains corps planĂ©taires peuvent Ă©galement prĂ©senter des phĂ©nomènes de dĂ©gazage. Ce dĂ©gazage peut se produire Ă  partir de l'activitĂ© volcanique ou de cryovolcans prĂ©sents Ă  leur surface, oĂą des gaz et des volatils sont Ă©jectĂ©s dans l'espace. Une partie de l'atmosphère de la Terre, de mars et de VĂ©nus peut aussi provenir du dĂ©gazage de leurs roches au moement de leur formation. Dans l'Ă©tude des exoplanètes, des observations ont suggĂ©rĂ© la prĂ©sence de dĂ©gazage atmosphĂ©rique. Cela se produit lorsque les gaz atmosphĂ©riques des exoplanètes sont Ă©jectĂ©s dans l'espace par exemple Ă  cause de  proximitĂ© d'une Ă©toile très active qui peut Ă©roder l'atmosphère de la planète.

Dégénérescence / matière dégénérée. - Le terme appartient au vocabulaire de la physique quantique. Il recouvre un état particulier de la matière soumise à une compression extrême, de telle sorte que les électrons opposent une résistance presque insurmontable à toute tentative de compression supplémentaire. On rencontre une telle matière dégénérée dans les naines blanches, mais également à la périphérie du coeur de certaines étoiles à une phase tardive de leur évolution. Le mur de la dégénérescence électronique peut être surmonté. Lorsque cela arrive, par exemple, lors de l'effondrement du coeur d'une étoile massive qui explose en supernova, cela se fait au prix d'une transformation nucléaire particulière, nommée neutrinisation : les électrons s'unissent aux protons pour former des neutrons, avec émission de neutrinos. L'objet résultant sera une étoile à neutrons. Ce sont eux, par la dégénérescence qui les affecte à leur tour, forment le nouveau mur opposé à la compression. Il n'est pas exclu qu'un nouveau franchissement soit possible, qui conduirait à la formation d'un astre encore plus compact, une étoile étrange (étoile formée de quarks s [s = strange = étrange] déconfinés). A moins, bien sûr, que la relativité générale s'en mêle brutalement et conduise à la formation d'un trou noir

Delta, du nom de la quatrième lettre de l'alphabet grec . - Embouchure d'un fleuve composĂ©e de plusieurs branches se jetant dans la mer et affectant Ă  peu près la forme d'un triangle. Les deltas se produisent Ă  l'embouchure des fleuves dits travailleurs, lesquels dĂ©posent Ă  cet endroit les alluvions (sables, cailloux, argiles) dont ils se sont chargĂ©s pendant leur cours. Par suite de ce dĂ©pĂ´t, l'embouchure du fleuve avance progressivement vers la mer, et une nouvelle cĂ´te d'alluvion se forme, en gĂ©nĂ©ral basse et marĂ©cageuse, et qui sans cesse progresse aux dĂ©pens des flots. En Europe, les principaux deltas sont ceux du RhĂ´ne, du PĂ´, du Danube, etc. Hors d'Europe, il faut citer les deltas du Nil, du Gange, du MĂ©kong, du Song-koĂŻ, du Mississippi. Les deltas sont souvent d'une exceptionnelle fertilitĂ© et constituent Ă  ce titre des rĂ©gions privilĂ©giĂ©es de peuplement.

Demi-réaction électronique. - Ce terme renvoit à la méthode qui consiste à envisager une réaction d'oxydo-réduction équilibrée comme le produit de deux processus distincts. Dans une demi-réaction dles électr ons apparaissent comme des produits ou des réactifs. La demi-réaction d'oxydation est la "moitié" d'une réaction d'oxydo-réduction impliquant une oxydation; la demi-réaction de réduction est la "moitié" de cette même réaction impliquant une réduction. On obtient ensuite la réaction d'oxydation globale en équilibrant les deux "moitiés" de telle sorte que le nombre d'électrons générés par l'oxydation soit exactement annulé par le nombre d'électrons requis par la réduction.

Demi-vie. - 1°) En physique, c'est le temps nĂ©cessaire pour que la moitiĂ© des atomes radioactifs d'un Ă©chantillon se dĂ©sintègre.  C'est une mesure de la stabilitĂ© ou de la durĂ©e de vie d'un Ă©lĂ©ment radioactif. Chaque Ă©lĂ©ment radioactif a une demi-vie spĂ©cifique : par exemple, la demi-vie de l'isotope radioactif de l'uranium, l'uranium-238, est d'environ 4,5 milliards d'annĂ©es, ce qui signifie qu'il faut environ 4,5 milliards d'annĂ©es pour que la moitiĂ© des atomes d'uranium-238 se dĂ©sintègrent. - 2°) En chimie, la demi-vie est utilisĂ©e pour dĂ©crire la vitesse de dĂ©gradation ou de transformation d'une substance chimique. Par exemple, la demi-vie d'un mĂ©dicament dans le corps est la pĂ©riode de temps nĂ©cessaire pour que la concentration de la substance diminue de moitiĂ© dans le sang ou dans un tissu donnĂ©. 

DensitĂ© (physique), de densus, densitas. - Quotient d'une grandeur quelconque, mais le plus communĂ©ment une masse, rapportĂ©e Ă  une grandeur rĂ©fĂ©rence de mĂŞme surface ou volume. 

Dans le cas d'un gaz, par exemple, on dĂ©fini la densitĂ© (Ă  une pression et tempĂ©rature dĂ©finies) comme la masse de ce gaz (contenue dans un volume donnĂ©) rapportĂ©e Ă  la masse d'air (contenue dans un mĂŞme volume). Dans le cas d'un solide ou d'un liquide, la masse de rĂ©fĂ©rence sera celle d'une eau Ă  la tempĂ©rature de 4°C et occupant un mĂŞme volume. 
D'autres sortes de densitĂ©s se rencontrent en physique, par exemple, la densitĂ© de flux, qui est l'Ă©nergie Ă©mise par unitĂ© de temps Ă  une longueur d'onde dĂ©finie, par unitĂ© de surface, d'angle solide et de frĂ©quence. Ajoutons, que dans le cadre de la cosmologie du big bang, la notion de densitĂ©, dite densitĂ© (moyenne) de l'univers, est particulièrement importante, puisqu'elle est le principal  paramètre qui distingue entre les diffĂ©rents. Cette densitĂ© correspond  Ă  la quantitĂ© de matière et d'Ă©nergie par unitĂ© de volume rapportĂ©e Ă  une valeur seuil, dite densitĂ© critique, et qui correspond dans l'Ă©tat actuel de l'expansion cosmique Ă  deux ou trois atomes d'hydrogène par mètre cube. On dit d'une manière gĂ©nĂ©rale qu'un corps est plus dense qu'un autre, quand, sous le mĂŞme volume, il offre un poids plus considĂ©rable. Ainsi, le plomb est plus dense que l'eau, qui est elle-mĂŞme plus dense que le liège, car 1 litre de plomb pèse 11 kg environ, 1 litre d'eau, 1kg, et 1 litre de liège, 0,24 kg; Ies physiciens ont cherchĂ© par diverses expĂ©riences Ă  dresser une liste gĂ©nĂ©rale de tous les corps connus, et renfermant leurs poids spĂ©cifiques, c'est-Ă -dire le poids de l'unitĂ© de volume. Ces expĂ©riences paraissent fort simples, car il suffit pour cela de peser un corps, d'en mesurer le volume et de diviser le poids par le volume. Mais la mesure du volume ne pouvant pas se faire ordinairement d'une manière directe, on a recours Ă  un procĂ©dĂ© dĂ©tournĂ©. On cherche le rapport du poids d'un corps au poids d'un Ă©gal volume d'eau; comme on sait que 1 centimètre cube d'eau pèse 1 gramme, la connaissance de ce rapport ou de la densitĂ© donne immĂ©diatement le poids de 1 centimètre cube de la substance considĂ©rĂ©e. 

Densité (onde de). - Perturbation qui se propage à travers un milieu et qui modifie la densité du matériau ou de la substance à travers laquelle elle se propage. Ces ondes sont principalement étudiées dans le contexte de la mécanique des fluides. Lorsqu'une onde de densité se propage à travers un fluide, elle peut créer des zones de compression et de raréfaction, ce qui entraîne des variations de densité dans le milieu. Ces variations de densité sont souvent associées à des variations de pression. Par conséquent, les ondes de densité sont également appelées ondes de pression ou ondes acoustiques. En astronomie, le terme d'onde de densité peut se référer à des structures observées dans les galaxies, les amas de galaxies ou même le milieu interstellaire. Ces ondes de densité sont des variations locales de la densité de matière à travers ces structures. En cosmologie, les ondes de densité jouent un rôle clé dans la formation des grandes structures de l'Univers, telles que les amas de galaxies et les superamas. Elles sont souvent associées aux fluctuations de densité primordiales qui se sont développées à partir des premières inhomogénéités de l'Univers peu après le début de l'expansion cosmique. Ces fluctuations ont évolué sous l'influence de la gravité, créant ainsi des régions de surdensité et de sous-densité.

DĂ©pression. - 1°) En mĂ©tĂ©orologie, une dĂ©pression, ou dĂ©pression atmosphĂ©rique,  dĂ©signe une zone de basse pression atmosphĂ©rique. Elle est gĂ©nĂ©ralement caractĂ©risĂ©e par une circulation d'air ascendante, des nuages, des prĂ©cipitations et des conditions mĂ©tĂ©orologiques instables. Les dĂ©pressions atmosphĂ©riques sont souvent associĂ©es Ă  des phĂ©nomènes tels que les tempĂŞtes, les ouragans ou les fronts mĂ©tĂ©orologiques. - 2°) En gĂ©ographie, une dĂ©pression est une zone de terrain relativement basse par rapport aux rĂ©gions environnantes. Elle peut ĂŞtre formĂ©e par des processus gĂ©ologiques tels que l'Ă©rosion, l'affaissement tectonique ou l'action des glaciers. Les dĂ©pressions gĂ©ographiques peuvent prendre diffĂ©rentes formes, telles que des vallĂ©es, des bassins ou des cuvettes.

Désert. - Région qui reçoit très peu de précipitations et qui présente des conditions arides. Les déserts se caractérisent généralement par des températures élevées en journée et des variations de température importantes entre le jour et la nuit. Les déserts présentent une grande variété de paysages, allant des dunes de sable aux plateaux rocheux, des plaines arides aux canyons profonds. Les déserts peuvent également abriter des oasis. Exemples de déserts : le Sahara en Afrique, le désert de Gobi en Asie centrale, le désert du Mojave en Amérique du Nord et le désert d'Atacama en Amérique du Sud.

Désintégration. - Processus à l'origine de la radioactivité par lequel un atome modifie la nature de son noyau, par l'émission de certaines particules.

• La désintégration b résulte de la transformation d'un proton en neutron ou l'inverse, par interaction faible. Cela conduit à l'émission d'un électron (ou d'un positon), ainsi que d'un neutrino.

• La désintégration a correspond à la perte provoquée ou spontanée, par un noyau lourd, d'un noyau d'hélium (deux protons et deux neutrons).

Dans chaque cas, l'atome ne possède plus au terme de la désintégration, le même nombre de protons qu'au départ : il est devenu un autre élément chimique.

Le processus de désintégration radioactive suit des lois de décroissance exponentielle, mesurées par une demi-vie, qui représente le temps nécessaire pour que la moitié des noyaux radioactifs se désintègrent.

DĂ©tritique (roche) = Roche clastique. - Classe de roches sĂ©dimentaires formĂ©es Ă  partir de fragments prĂ©existants de roches, de minĂ©raux ou de matĂ©riaux organiques qui ont Ă©tĂ© Ă©rodĂ©s, transportĂ©s et dĂ©posĂ©s par des agents tels que l'eau, le vent ou la glace. Ces fragments, appelĂ©s clastes, sont ensuite cimentĂ©s ensemble pour former la roche dĂ©tritique. Ces roches sont largement rĂ©pandues et peuvent contenir une variĂ©tĂ© de tailles de particules, allant des argiles fines aux sables grossiers et aux graviers. Exemples de roches dĂ©tritiques :  les poudingues (= conglomĂ©rats), les grès, les siltites, les argilites, les mudstones et les shales.

DĂ©troit, du latin districtus = serrĂ©. - Bras de mer resserrĂ© entre deux terres ( par exemple, le dĂ©troit de Gibraltar, qui relie la mer MĂ©diterranĂ©e Ă  l'ocĂ©an Atlantique).  - Passage serrĂ© entre deux montagnes ; en ce sens on parle aussi de dĂ©filĂ© (par exemple le dĂ©troit ou dĂ©filĂ© des Thermopyles). 

DĂ©vonien, du nom du  type de terrain qui se trouve dans le comtĂ© de Devon, en Angleterre. 
Le système dévonien (entre 416 et 385 millions d'années) correspond à une époque qui débute le Paléozoïque supérieur. Il succède immédiatement au Silurien et précède le Carbonifère. Le Dévonien a été marqué par des événements géologiques tels que l'orogenèse hercynienne, qui a conduit à la formation des montagnes de l'actuelle Europe et de l'Amérique du Nord. Des épisodes d'activité volcanique ont également eu lieu dans certaines régions. Cette époque est caractérisée par le développement, prodigieux des poissons, des céphalopodes et des polypiers, Les climats terrestres n'y sont pas encore tranchés. En France, le système dévonien est très richement représenté dans le Cotentin et dans la Bretagne.

Diagramme d'état. - Outil graphique utilisé en thermodynamique pour représenter les différentes phases et les transitions de phases d'un système en fonction des variables telles que la température, la pression et la composition.

Un diagramme d'état typique est le diagramme pression-température (P-T), qui montre les conditions de pression et de température auxquelles un matériau passe d'une phase à une autre. Par exemple, pour une substance pure telle que l'eau, le diagramme P-T montre les transitions entre les phases solide (glace), liquide (eau) et gazeuse (vapeur). Les diagrammes d'état thermodynamique peuvent également inclure des lignes de coexistence, qui représentent les conditions de température et de pression où deux phases coexistent en équilibre. Par exemple, sur le diagramme P-T de l'eau, il y a une ligne de coexistence entre la glace et l'eau liquide, ainsi qu'une ligne de coexistence entre l'eau liquide et la vapeur.

En plus du diagramme P-T, d'autres types de diagrammes d'Ă©tat thermodynamique. Par exemple : le diagramme pression-volume (P-V) et le diagramme tempĂ©rature-entropie (T-S). 

Diagramme HR (diagramme de Hertzsprung-Russell) - Diagramme destiné à établir une classification des étoiles en fonction de leur type spectral (en abscisse) et de leur luminosité (en ordonnée).

Diamagnétisme. - Phénomène qui concerne la réponse des matériaux à un champ magnétique externe. Les matériaux diamagnétiques présentent une propriété intrinsèque de faible susceptibilité magnétique négative, ce qui signifie qu'ils ont tendance à s'opposer faiblement au champ magnétique externe appliqué. Lorsqu'un matériau diamagnétique est soumis à un champ magnétique, il génère un champ magnétique induit dans la direction opposée. Cela entraîne une légère répulsion. Le diamagnétisme est un effet très faible comparé à d'autres phénomènes magnétiques tels que le paramagnétisme ou le ferromagnétisme. Le diamagnétisme est principalement causé par des courants induits dans les atomes ou les molécules du matériau lorsque ceux-ci sont soumis à un champ magnétique externe. Ces courants induits génèrent des moments magnétiques qui s'opposent au champ magnétique appliqué, conduisant ainsi à l'effet diamagnétique.

Diamant. - Le diamant, le plus dur de tous les corps, est du carbone pur. Il est cristallise en octaèdres réguliers. Transparent et incolore, il jette un éclat très vif. C'est pour rendre cet éclat plus saillant qu'on le taille, à l'aide de sa propre poussière. Il brûle difficilement sa combustion donne de l'acide carbonique. Les principaux gisements sont ceux de l'Inde, du Brésil, de l'Oural et d'Afrique du Sud. Il existe une variété opaque et noire.

DiélectriqueIsolant.

Différenciation. - Séparation gravitationnelle de matériaux de densité différente en couches à l'intérieur d'une planète ou d'une lune. Au début de la formation d'un corps céleste, celui-ci est généralement constitué d'un mélange de matériaux, y compris des éléments solides et des composés volatils, qui peuvent être répartis de manière relativement homogène. Au fur et à mesure que le corps céleste grandit et subit des processus géologiques internes, il peut subir une différenciation en plusieurs couches internes. Le processus de différenciation commence par la séparation des matériaux en fonction de leur densité. Les matériaux les plus denses, tels que les métaux comme le fer et le nickel, tendent à se déposer au centre et forment un noyau métallique. Les matériaux moins denses, comme les silicates et les roches, se retrouvent dans les couches externes, formant le manteau et la croûte. La différenciation peut être causée par plusieurs mécanismes, tels que la gravité, la différence de densité des matériaux, les forces de pression et les processus de fusion. Les impacts d'objets célestes, les mouvements convectifs dans le manteau et les processus de refroidissement peuvent également jouer un rôle dans le processus de différenciation. Le résultat de la différenciation est un corps céleste avec une structure en couches distinctes, chacune ayant des propriétés physiques et chimiques spécifiques. Par exemple, sur Terre, le noyau interne solide est entouré par le noyau externe liquide, puis par le manteau solide et enfin par la croûte terrestre.

Diffraction (physique). - On donne le nom de diffraction à l'ensemble des modifications qu'éprouvent les rayons lumineux lorsqu'ils viennent à raser la surface des corps. La lumière éprouve, dans ces circonstances, une sorte de déviation, en même temps qu'elle est décomposée, d'où résultent dans l'ombre des corps des apparences fort curieuses qui ont été observées, pour la première fois, par Grimaldi et Newton. Ce dernier a essayé d'expliquer ces phénomènes dans le système de l'émission de la lumière, en admettant une force répulsive émanant des corps et donnant ainsi lieu à l'inflexion des rayons lumineux. Mais cette explication ne saurait rendre compte de toutes les particularités de la diffraction, Et ce n'est vraiment que depuis les travaux de Young et Fresnel qu'on connaît la véritable théorie de ces phénomènes, qui ne sont que l'un des aspects de celui des interférences lumineuses.

Diffusion. - En optique, on parle de la diffusion de la lumière (ou d'une autre radiation électromagnétique) pour décrire l'effet par lequel celle-ci se trouve dispersée lors de sa réflexion par un corps. Quand un corps non poli reçoit de la lumière, il renvoie, il diffuse dans toutes les directions une partie decelle-ci; ce phénomène qui est donc analogue à celui de la réflexion, s'en distingue cependant car, tandis que les corps parfaitement polis renvoient la lumière dans une seule direction, qui dépend de celle des rayons incidents par rapport à la surface réfléchissante, les corps non polis renvoient les rayons dans toutes les directions. Certains corps diffusent en grande quantité les rayons lumineux d'une certaine couleur tandis qu'ils absorbent les autres. Ainsi les corps que nous appelons rouges diffusent beaucoup le rouge tandis qu'ils absorbent beaucoup les autres couleurs. On parle aussi de diffusion pour désigner la diffraction produite par les petites particules d'un aérosol ou d'une solution colloïdale. Le bleu du ciel est une conséquence de ce phénomène.

Digression. - On appelle ainsi les distances apparentes des planètes infĂ©rieures au Soleil. Nous voyons toujours les deux planètes infĂ©rieures, Mercure et VĂ©nus, du mĂŞme cĂ´tĂ© que le Soleil, parce que dans leurs plus grandes digressions, c'est-Ă -dire, dans leurs plus grandes distances apparentes au Soleil, Mercure ne s'en Ă©loigne jamais de guère plus de 28 degrĂ©s, c'est-Ă -dire, environ autant que la Lune en paraĂ®t Ă©loignĂ©e deux jours avant ou deux jours après sa conjonction ; et VĂ©nus ne paraĂ®t jamais s'en Ă©carter que d'environ 47 degrĂ©s et demi, c'est-Ă -dire, Ă  peu près autant que la Lune en paraĂ®t Ă©loignĂ©e quatre jours avant ou quatre jours après la conjonction. 

Kepler, avait spécialement porté son attention sur la mesure des digressions de Mercure et Vénus. Selon lui, les plus grandes digressions de Mercure sont entre 17 degrés 33 minutes et 28 degrés 31 minutes; de sorte qu'elles varient de près de 11 degrés; et les plus grandes digressions de Vénus sont entre 45 degrés 0 minute et 47 degrés 48 minutes ; de sorte qu'elles ne varient que de 2 degrés 48 minutes
Cette petite différence entre les plus grandes digressions de Vénus, en différents temps, et la grande différence qui se trouve entre les plus grandes digressions de Mercure, viennent de ce que l'excentricité de la première et fort petite , et de ce que l'excentricité du dernier est fort grande. (Brisson).

Dimensions. - Les dimensions d'une grandeur physique correspondent aux unités de mesure qui décrivent la nature de cette grandeur. Les dimensions sont représentées par des symboles entre crochets, tels que [L] pour la longueur, [M] pour la masse et [T] pour le temps. Voici quelques exemples de dimensions pour différentes grandeurs physiques :

   Longueur : [L]
    Masse : [M]
    Temps : [T]
    IntensitĂ© Ă©lectrique : [I]
    TempĂ©rature : [θ] 
    QuantitĂ© de matière : [N]
    IntensitĂ© lumineuse : [J]
    Vitesse : [LT-1]
    AccĂ©lĂ©ration : [LT-2]
    Force : [MLT-2]
    Pression : [ML-1T-2]
    Énergie : [ML2T-2]
    Puissance : [ML2T-3]

Dimentionnelle (analyse). - Méthode utilisée pour vérifier et déduire les relations entre les différentes grandeurs physiques impliquées dans un phénomène, en se basant sur les dimensions des quantités. L'analyse dimensionnelle repose sur le principe que les équations physiques doivent être cohérentes en termes de dimensions. Cela signifie que les termes d'une équation doivent avoir les mêmes dimensions des deux côtés de l'équation pour qu'elle soit correcte. Les opérations mathématiques telles que l'addition, la soustraction, la multiplication et la division doivent ainsi être cohérentes au niveau des dimensions. Par exemple, on ne peut pas additionner une longueur avec une masse, car elles ont des dimensions différentes. En examinant les dimensions des termes dans une équation physique, on peut déduire des relations entre différentes grandeurs. Par exemple, si on a une équation F = m, où F est la force, m est la masse et a est l'accélération, en termes de dimensions, [F] = [MLT-2] (car force = masse × accélération). L'analyse dimensionnelle peut être utilisée pour vérifier la validité d'une formule existante ou pour déduire de nouvelles formules. Si une relation dimensionnelle n'est pas satisfaite, cela signifie qu'il y a une incohérence dans les unités utilisées. L'analyse dimensionnelle est utile pour éviter les erreurs dans les calculs et pour obtenir des indications sur les relations entre différentes grandeurs physiques. Cependant, elle ne fournit pas toujours des constantes numériques exactes et ne tient pas compte des facteurs sans dimensions (comme les coefficients adimensionnels) qui peuvent être présents dans certaines équations.

Diol = glycol. - ComposĂ© organique de  la classe des alcools, mais qui contient deux groupes hydroxyle (―OH) fonctionnels. Les diols peuvent varier en termes de longueur de chaĂ®ne carbonĂ©e, de disposition des groupes hydroxyle et de la prĂ©sence d'autres groupes fonctionnels. Exemple de diol : le glycol Ă©thylène :

H     H
 |       |
H-C-C-OH
 |        |
H      H
Diorite. - Le diorite est une roche volcanique intrusive, formée d'un mélange de feldspath et d'amphibolite. Couleur gris verdâtre à gris foncé. Texture grossière. Parmi les variétés de cette roche, on distingue : le diorite compact, appelé aussi roche cornéenne; le diorite orbiculaire, à grains fins; le diorite sélagite, ou micacé. On en trouve des gisements dans les Pyrénéeset des amas conidérables dans l'Orne et au cap Fréhel.

Dipôle. - Configuration de deux charges électriques ou magnétiques opposées et égales en magnitude, mais séparées par une distance fixe. Cette configuration crée un moment dipolaire, qui est une grandeur vectorielle définie par le produit de la charge par la distance qui les sépare et par un vecteur unitaire orienté du pôle négatif vers le pôle positif. Un dipôle peut être électrique ou magnétique.

• Dipôle électrique : Dans un dipôle électrique, les charges sont des charges électriques, positives et négatives. Le dipôle électrique est caractérisé par un moment dipolaire électrique qui pointe du pôle négatif vers le pôle positif. Un exemple courant de dipôle électrique est une molécule d'eau, où l'oxygène est chargé négativement et les atomes d'hydrogène sont chargés positivement.

• Dipôle magnétique : Dans un dipôle magnétique, les équivalents des charges sont les pôles magnétiques. Le dipôle magnétique est caractérisé par un moment dipolaire magnétique qui pointe du pôle nord vers le pôle sud. Un aimant permanent est un exemple de dipôle magnétique, où les pôles nord et sud créent un champ magnétique.

Discordance. - En géologie on parle de discordance dans les couches de terrain, lorsque ces couches ne se superposent pas régulièrement les unes aux autres. Il est arrivé maintes fois, que des dépôts se sont trouvés déplacés par les mouvements du sol, et que leur position horizontale est devenue plus ou moins oblique. Plus tard, de nouveaux sédiments se sont formés sur leurs couches redressées, mais, généralement, aplanies par l'érosion, et des assises horizontales ont recouvert les assises obliques. C'est un des exemples les plus communs de discordance.
-
Discordance.
Discordance.

On parle de stratification discordante pour désigner une stratification dans laquelle les couches d'une formation recouvrent celles de la formation sous-jacente, sans que les plans de stratification soient parallèles.

Dispersion. - Propriété d'un matériau ou d'un système de séparer les différentes composantes d'une onde en fonction de leur fréquence ou de leur longueur d'onde. La dispersion peut se produire dans différents domaines de la physique, tels que l'optique, l'acoustique, l'électromagnétisme et la mécanique des fluides.

• La dispersion optique est couramment observée lorsque la lumière blanche traverse un prisme ou un milieu dispersif tel qu'un prisme ou un cristal. En raison des propriétés de réfraction différentes pour différentes longueurs d'onde, la lumière est séparée en ses composantes spectrales, créant un spectre de couleurs.

• La dispersion électromagnétique peut se produire lorsque les ondes électromagnétiques se propagent à travers un milieu qui a des propriétés diélectriques ou magnétiques dépendantes de la fréquence. Cela peut entraîner une variation de la vitesse de propagation des différentes fréquences, conduisant à une dispersion des ondes.

•  La dispersion acoustique se produit lorsque les ondes sonores se propagent Ă  travers un milieu qui a des variations de densitĂ© ou de tempĂ©rature. Les diffĂ©rentes frĂ©quences de l'onde se dĂ©placent Ă  des vitesses diffĂ©rentes, provoquant une sĂ©paration ou une divergence de l'onde initiale.

• La dispersion des ondes dans les fluides correspond à la séparation des différentes composantes d'une onde se propageant à travers un fluide en fonction de leur longueur d'onde. Cela peut se produire, par exemple, dans les vagues océaniques où les ondes de différentes fréquences se propagent à des vitesses différentes, provoquant la séparation des ondes.
Disque. - En astronomie, un disque se rĂ©fère gĂ©nĂ©ralement Ă  une structure en forme de disque observĂ©e dans divers objets cĂ©lestes. 
• Disque d'accrĂ©tion : Un disque d'accrĂ©tion  est un disque de matière qui entoure certains objets compacts. La matière du disque est attirĂ©e par la gravitĂ© vers l'objet central, formant un disque avant de s'effondrer ou de s'accrĂ©ter ( = s'accumuler) sur l'objet. Les planètes elles-mĂŞmes se forment Ă  partir de la matière qui leur provient d'un disque d'accrĂ©tion, appelĂ© disque protoplanĂ©taire.

• Disque galactique : Un disque galactique est la structure plate en forme de disque qui caractérise de nombreuses galaxies (Les galaxies spirales). Il s'étend sur une grande région centrale et contient des étoiles, des gaz, de la poussière et des systèmes planétaires.

Dissolution. - Processus chimique dans lequel un soluté se dissout dans un solvant pour former une solution homogène. C'est un phénomène courant dans lequel les particules du soluté se dispersent et se séparent dans le solvant au niveau moléculaire ou ionique. Lorsque le solide est ajouté au solvant, les particules du solvant entrent en contact avec les particules du soluté. Si les forces d'attraction entre les particules du solvant et du soluté sont suffisamment fortes pour surmonter les forces d'attraction interparticulaires du soluté, le soluté se sépare et se répartit dans le solvant. Les particules du soluté sont dispersées de manière uniforme dans le solvant, formant ainsi une solution. La dissolution dépend de plusieurs facteurs, notamment la nature des particules du soluté et du solvant, la température, la pression et la concentration. Certains solutés se dissolvent plus facilement dans certains solvants en raison de la compatibilité de leurs forces intermoléculaires. La solubilité, qui est la mesure de la quantité maximale de soluté qui peut se dissoudre dans une quantité donnée de solvant à une température donnée, est une caractéristique importante d'une substance.

Les étapes générales du processus de dissolution sont le suivantes :

 â€˘ SĂ©paration des particules du solutĂ©. - Ces particules du solutĂ©, qu'elles soient molĂ©culaires, ioniques ou atomiques, se dĂ©tachent et se sĂ©parent les unes des autres. Ce processus peut ĂŞtre facilitĂ© par l'agitation du mĂ©lange, l'application de chaleur ou d'autres facteurs favorisant la sĂ©paration des particules.

• Interaction avec les particules du solvant. - Les particules du soluté entrent en contact avec les particules du solvant. Selon les forces intermoléculaires en jeu, les particules du soluté peuvent interagir avec les particules du solvant soit par des interactions ion-dipôle, dipôle-dipôle ou par des forces de dispersion.

• Dispersion et solvatation. - Les particules du soluté se dispersent et se répartissent uniformément dans le solvant. Les particules du solvant entourent les particules du soluté, formant une coque de solvant autour de chaque particule du soluté. Ce processus est appelé solvatation et est important pour la stabilité et l'homogénéité de la solution.

 â€˘ Formation de la solution. -  Une fois que les particules du solutĂ© sont dispersĂ©es et solvatĂ©es, la solution se forme : c'est un mĂ©lange homogène dans lequel les particules du solutĂ© sont uniformĂ©ment rĂ©parties dans le solvant.

La dissolution est un processus réversible. Une fois que le soluté est dissous dans le solvant, il peut être récupéré en évaporant le solvant (par exemple, en chauffant la solution pour évaporer l'eau).

Distance. - Mesure de l'Ă©cart spatial entre deux points, objets ou positions dans l'espace.  La distance linĂ©aire est la distance la plus directe entre deux points dans un espace en ligne droite. Elle est gĂ©nĂ©ralement mesurĂ©e en utilisant une unitĂ© de longueur telle que le mètre, le kilomètre, etc.

Distance astronomique. - Les distances qui interviennent en astronomie correspondent Ă  des Ă©chelles très diffĂ©rentes, aussi utilise-t-on des unitĂ©s de mesure des distances diffĂ©rentents en fonction de l'Ă©chelle considĂ©rĂ©e. A l'Ă©chelle du Système solaire, on utilise le kilomètre et l'unitĂ© astronomique (1 UA = 149 millions de kilomètres, soit la distance moyenne de la Terre au Soleil). A l'Ă©chelle galactique et extragalactique, il est courant et commode d'utiliser l'annĂ©e-lumière (1 a.-l. correspond Ă  la distance parcourue par la lumière en un an : environ  9461 milliards de kilomètres), mais, en pratique, les astronomes de profesion utilisent le parsec (pc), dĂ©fini comme valant 648 000/ = 206.264,8 UA, soit environ 3,26 a.-l. En cosmologie, il existe aune autre manière d'Ă©valuer les distances, c'est le dĂ©calage du spectre vers le rouge (redshift) z dĂ» Ă  l'expansion de l'univers et qui est Ă  peu près proportionnel Ă  la distance de la source lumineuse considĂ©rĂ©e.

Distance gĂ©ographique. - Ecart spatial entre deux emplacements sur Terre. La mesure de la distance gĂ©ographique peut se faire de diffĂ©rentes manières, en fonction de la prĂ©cision souhaitĂ©e et des outils disponibles. 

• La distance en ligne droite, aussi connue sous le nom de distance orthodromique est la distance la plus courte entre deux points en suivant une ligne droite à travers la surface de la Terre. Cela suppose que la Terre est une sphère parfaite, ce qui signifie que cette mesure ne tient pas compte des variations d'altitude ou des obstacles physiques sur la surface de la Terre.

 â€˘ La distance sur la surface de la Terre tient compte de la courbure de la Terre et suit les contours de sa surface. Elle est gĂ©nĂ©ralement calculĂ©e en utilisant des mĂ©thodes telles que les formules de la trigonomĂ©trie sphĂ©rique ou en utilisant des outils de cartographie numĂ©rique qui prennent en compte les coordonnĂ©es gĂ©ographiques des points.

• La distance routière mesure la distance le long des voies de circulation. Elle est souvent utilisée pour planifier des itinéraires, des trajets en voiture ou pour estimer le temps de déplacement entre deux lieux.

+ La distance en temps de déplacement est basée sur le temps de déplacement nécessaire pour se déplacer d'un endroit à un autre. Elle prend en compte les conditions de circulation, la vitesse de déplacement, etc.

Disthène. - Le disthène est un silicate d'alumine dĂ©pourvu d'eau. Ses cristaux prismatiques forment des masses fibreuses blanches. Le nom  de ce minĂ©ral rangĂ© parmi les nĂ©sosilicates lui vient de ce que ses faces ne sont pas Ă©galement dures. On le trouve surtout empâtĂ© dans les schistes cristallins.

Distillation. - Processus de séparation des composants d'un mélange liquide en exploitant les différences de points d'ébullition des différents composants. Lorsque le mélange est chauffé, le composant ayant le point d'ébullition le plus bas s'évapore en premier, formant des vapeurs qui sont ensuite condensées pour récupérer le composant pur. Le liquide résultant, après évaporation du composant volatil, peut être appelé distillat. Si le mélange contient plusieurs composants volatils, le processus de chauffage, d'évaporation et de condensation peut être répété pour séparer davantage les différents composants.

Diurne (mouvement). - Rotation apparente de la sphère céleste en 24 heures, du fait de la rotation terrestre.

Dolomie ou dolomite. - Carbonate de magnĂ©sium CaMg(CO3)2 ou de fer, possĂ©dant un Ă©clat nacrĂ©, sans effervescence apprĂ©ciable dans les acides. La dolomie se prĂ©sente sous forme de cristaux rhomboĂ©driques ou prismatiques, souvent avec des faces striĂ©es. Elle peut Ă©galement se prĂ©senter sous forme de masses granulaires ou compactes.  Sur le plan de la couleur, la dolomie peut varier du blanc au gris, en passant par le rose, le brun et le jaune. Sa duretĂ© est d'environ 3,5 Ă  4 sur l'Ă©chelle de Mohs, ce qui signifie qu'elle est relativement douce. Ses variĂ©tĂ©s sont nombreuses : elles sont utilisĂ©es pour les constructions. Les dolomies riches en fer forment des spaths brunissants, ainsi nommĂ©s parce que l'air les brunit. La dolomie est souvent associĂ©e Ă  d'autres minĂ©raux, tels que la calcite, l'aragonite, la magnĂ©site et divers minĂ©raux argileux. Elle se forme gĂ©nĂ©ralement dans les environnements sĂ©dimentaires marins ou lacustres, oĂą des sĂ©diments riches en carbonate de calcium et en magnĂ©sium subissent une transformation chimique sous l'effet de la pression et de la tempĂ©rature. La dolomite peut Ă©galement se former dans les dĂ©pĂ´ts hydrothermaux et les cavitĂ©s karstiques.

Dolomite. - Roche sĂ©dimentaire composĂ©e principalement de carbonate de calcium et de magnĂ©sium (CaMg(CO3)2). Elle est nommĂ©e d'après le minĂ©ral dolomie ou dolomite (ci-dessous), qui est l'ingrĂ©dient principal de cette roche. La dolomite se forme gĂ©nĂ©ralement Ă  partir de dĂ©pĂ´ts sĂ©dimentaires marins riches en carbonate de calcium et en magnĂ©sium. Sa composition chimique est similaire Ă  celle du calcaire, mais elle contient une plus grande quantitĂ© de magnĂ©sium. En gĂ©nĂ©ral, la dolomite contient entre 50 et 70 % de carbonate de calcium et entre 30 et 50 % de carbonate de magnĂ©sium. (La composition exacte peut varier en fonction des conditions de formation et de la prĂ©sence d'autres minĂ©raux ou impuretĂ©s).Elle se prĂ©sente sous forme de roches souvent de couleur blanche, grise, rose ou jaunâtre,  a une texture gĂ©nĂ©ralement granulaire et peut contenir des fossiles et d'autres Ă©lĂ©ments sĂ©dimentaires.
La dolomite peut être sujette à la dissolution, en particulier lorsque la roche est exposée à des eaux acides ou à des environnements karstiques, ce qui peut entraîner la formation de formations géologiques particulières appelées dolines ou dolines karstiques.

Domaine magnétique. - Région microscopique d'un matériau magnétique où les moments magnétiques (les petits aimants) des atomes ou des molécules sont alignés de manière cohérente dans une direction particulière. Ces régions peuvent être considérées comme de petites régions magnétiques au sein d'un matériau plus grand. Lorsqu'un matériau magnétique est exposé à un champ magnétique externe, les domaines magnétiques peuvent répondre de différentes manières en fonction des propriétés du matériau et de l'intensité du champ. Voici trois situations possibles :

 + MagnĂ©tisation temporaire. - Dans un matĂ©riau non aimantĂ©, les domaines magnĂ©tiques sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©sordonnĂ©s. Appliquer un champ magnĂ©tique suffisamment fort peut aligner temporairement ces domaines dans la direction du champ. Cependant, lorsque le champ externe est retirĂ©, les domaines retournent gĂ©nĂ©ralement Ă  leur dĂ©sordre initial.

+ Aimantation. - Dans un matériau ferromagnétique ou ferrimagnétique, l'application d'un champ magnétique externe peut provoquer un alignement permanent des domaines dans la direction du champ. Ce processus s'appelle l'aimantation et peut rendre le matériau magnétique même en l'absence du champ extérieur.

+ Inversion des domaines. - Dans certains cas, un champ magnétique externe peut également provoquer l'inversion des domaines magnétiques, c'est-à-dire que leurs orientations magnétiques sont inversées. Cela peut se produire dans les matériaux ferromagnétiques ou ferrimagnétiques à la suite d'une saturation magnétique.

DĂ´me volcanique. - Formation volcanique en forme de dĂ´me qui se produit lorsqu'une lave Ă©paisse est Ă©mise par une Ă©ruption volcanique et s'accumule autour de la cheminĂ©e du volcan. Ces structures se forment gĂ©nĂ©ralement lors d'Ă©ruptions de lave visqueuse, comme celles des volcans de type stratovolcan. La lave visqueuse a une faible mobilitĂ© et ne s'Ă©coule pas facilement sur de longues distances. Au lieu de cela, elle s'accumule pour constituer un dĂ´me en forme de monticule. Ces dĂ´mes peuvent ĂŞtre composĂ©s de lave rhyolitique, andĂ©sitique ou dacitique, qui ont une teneur Ă©levĂ©e en silice et sont donc plus visqueuses. Ils peuvent ĂŞtre instables et parfois entraĂ®ner des effondrements violents, gĂ©nĂ©rant des nuĂ©es ardentes et des coulĂ©es pyroclastiques.  Le Puy de DĂ´me (Massif Central) et le mont Saint Helens (États-Unis) sont des exemples de tels volcans en dĂ´me de lave.  - On ajoutera qu'il existe aussi sur la Lune des formations volcaniques en forme de dĂ´mes (dĂ´mes lunaires), assez analogues aux dĂ´mes volcaniques terrestres, et que l'on associe Ă  un volcanisme fissural ancien.

Dôme de chaleur. - Phénomène météorologique dans lequel une zone géographique spécifique connaît une augmentation significative et prolongée des températures. Il se caractérise par la formation d'une masse d'air chaud qui se développe au-dessus de la région concernée. Cela se produit généralement lorsqu'une masse d'air chaud et stable reste piégée au-dessus d'une région en raison, soit hautes pressions atmosphériques, soit d'un manque de mouvement dans l'atmosphère. Les dômes de chaleur peuvent entraîner des conditions météorologiques extrêmement chaudes et sèches, avec des températures maximales records et des niveaux élevés d'humidité relative. Ces phénomènes ne sont pas directement attribuables au changement climatique, mais celui-ci pourrait influencer leur fréquence, leur intensité et leur durée.

Doppler (effet ou dĂ©calage). - PhĂ©nomène observĂ© dans tous les cas oĂą la source d'une onde (de nature indiffĂ©rente) se dĂ©place par rapport Ă  l'observateur.La longueur de l'onde reçue est plus grande lorsque la source s'Ă©loigne, et plus courte lorsque la source se rapproche. Cet effet explique en particulier le dĂ©calage observĂ© dans le spectre de la lumière d'un astre en mouvement par rapport Ă  l'observateur : lorsque l'astre se rapproche, sa lumière est dĂ©calĂ©e vers la partie bleue du spectre. Elle est dĂ©calĂ©e au contraire vers la partie rouge, si la source s'Ă©loigne. Ce phĂ©nomène, connu dans sa forme la plus gĂ©nĂ©rale sons l'appellation de d'effet Doppler-Fizeau doit son nom Ă  Christian Doppleret Ă  Armand Fizeau, les deux physiciciens qui l'on mis en Ă©vidence, le premier pour les ondes lumineuses, le second pour les ondes sonores. 

Dorsale ( = dorsale océanique) . - Formation géologique qui se trouve au fond des océans et qui est caractérisée par une activité volcanique et tectonique. Les dorsales sont le résultat de la divergence des plaques lithosphériques. Elles s'étendent sur des milliers de kilomètres de longueur et sont dividsées divisées en segments séparés par des failles perpendiculaires correspondant à des limites transformantes. Lorsque deux plaques tectoniques s'écartent, le magma provenant du manteau terrestre remonte à la surface et crée de nouvelles croûtes océaniques. Le magma se refroidit rapidement et forme de nouveaux matériaux rocheux, créant ainsi une dorsale océanique. La formation de nouvelles croûtes océaniques le long de la dorsale entraîne un élargissement de l'océan. Les mouvements des plaques peuvent être lents, de l'ordre de quelques centimètres par an, ou plus rapides, jusqu'à plusieurs dizaines de centimètres par an.

Double Ă©change (rĂ©action de) . -  Cette rĂ©action chimique, Ă©galement connue sous le nom de rĂ©action de double substitution ou de rĂ©action de mĂ©tathèse, correspond Ă  l'Ă©change de positions des Ă©lĂ©ments ou groupes fonctionnels de deux composĂ©s pour former de nouveaux composĂ©s. Dans une telle rĂ©action, les composĂ©s rĂ©actifs sont gĂ©nĂ©ralement des sels ou des composĂ©s ioniques. Les cations et les anions des deux composĂ©s Ă©changent leurs positions, conduisant Ă  la formation de deux nouveaux composĂ©s. On a ainsi :

AB + CD → AD + CB, 
où A, B, C et D représentent des ions ou des groupes fonctionnels.

Un exemple de réaction de double échange est donné par la réaction entre les sels d'acide chlorhydrique (HCl) et de nitrate d'argent (AgNO3) pour former du chlorure d'argent (AgCl) et du nitrate d'hydrogène (HNO3) :

HCl + AgNO3 → AgCl + HNO3
Dans cette réaction, les ions chlorure (Cl-) et nitrate (NO3-) échangent leurs positions pour former du chlorure d'argent (AgCl) et du nitrate d'hydrogène (HNO3).

Les réactions de double échange sont courantes dans les systèmes aqueux, où les ions en solution peuvent se déplacer et réagir les uns avec les autres. Elles sont souvent utilisées pour précipiter des composés insolubles à partir d'une solution ou pour échanger des ions dans des réactions de neutralisation.

Dualité onde-corpuscule. - Principe fondamental de la physique quantique qui décrit le comportement des particules subatomiques. Selon ce principe, ces particules peuvent se comporter à la fois comme des ondes et comme des corpuscules. Lorsqu'une particule est considérée comme une onde, elle présente des propriétés telles que la diffraction et l'interférence, qui sont typiques des phénomènes ondulatoires. D'un autre côté, lorsque la même particule est considérée comme un corpuscule, elle présente des caractéristiques comme une localisation précise de la position et une quantification de l'énergie. La dualité onde-corpuscule remet en question l'intuition classique selon laquelle une particule devrait être soit une onde, soit une particule, et elle nécessite une description mathématique plus complexe, telle que l'équation d'onde de Schrödinger, pour décrire pleinement le comportement des particules quantiques.

Dubnium (Db). - Corps simple de numĂ©ro atomique 105; masse atomique  : 262. Cet Ă©lĂ©ment de synthèse très radioactif dĂ©couvert en 1967  Ă©tait aussi connu, jusqu'en 1997, sous le nom de hahnium (Ha). 

Ductile. - Qualificatif servant à désigner un corps qui peut être étiré, allongé.

Dune, du celte dun =  hauteur. - Amas de sable que les vents accumulent et parfois dĂ©placent sur les bords de la mer, dans l'intĂ©rieur des dĂ©serts, etc. Formation des dunes. Les dunes sont produites par l'amoncellement, sur une cĂ´te basse, des sables marins, d'alluvions, et leur transport lent par le vent dominant, venu en gĂ©nĂ©ral de la haute mer. Elles prĂ©sentent, ordinairement, un profil inclinĂ© vers la plage et un talus plus raide vers l'intĂ©rieur des terres. Les dunes dĂ©sertiques sont dues Ă  un phĂ©nomène analogue de transport. En France, il existe des dunes sur la cĂ´te de la mer du Nord, mais surtout aux abords du golfe de Gascogne, et leur marche, consĂ©cutive au dĂ©boisement de l'arrière-pays, a longtemps menacĂ© la rĂ©gion landaise. Les dunes de Gascogne ont Ă©tĂ© fixĂ©es. selon le système de BrĂ©montier, au moyen de la plantation de pins maritimes, qui ont fourni par ailleurs une richesse apprĂ©ciable Ă  la rĂ©gion menacĂ©e.

Dunite. - Roche ultramafique qui se compose principalement d'un seul minĂ©ral, l'olivine, Ă  hauteur de 90 % ou plus de sa composition totale. L'olivine est un minĂ©ral riche en magnĂ©sium et en fer. La dunite est donc une roche très riche en ces Ă©lĂ©ments. 
En raison de sa composition dominée par l'olivine, la dunite est une roche relativement légère en couleur et a tendance à être de couleur vert-jaune à brun. Comme d'autres roches ultramafiques, la dunite est généralement associée aux environnements géologiques profonds, comme le manteau terrestre. Elle peut être trouvée dans des régions où les processus géologiques ont conduit à l'exposition de roches provenant de profondeurs significatives. Les dépôts de dunite peuvent également être associés à des intrusions magmatiques où des magmas riches en olivine se sont refroidis et cristallisés en profondeur.

Dyke. -  Structure verticale ou inclinĂ©e formĂ©e par l'intrusion de magma dans des fractures de la croĂ»te terrestre. Les dykes peuvent se propager latĂ©ralement depuis le conduit volcanique principal et jouer un rĂ´le dans le transport du magma vers la surface. On applique ainsi ce nom aux filons d'une roche Ă©ruptive filonienne qui se dĂ©tachent en saillie au-dessus des terrains encaissants, sous la forme d'une sorte de mur irrĂ©gulier, dressĂ© sur la surface du sol ou bien en avant d'un escarpement, et, par extension, cette mĂŞme appellation  est appliquĂ©es aussi aux pointements des roches Ă©ruptives qui, n'ayant pas vu le jour, restent en profondeur, oĂą ils dĂ©rangent souvent la continuitĂ© des couches sĂ©dimentaires.  (Ch. VĂ©lain).

Dynamique*. - Branche de la physique qui étudie les causes du mouvement et les lois qui régissent les mouvements des objets. Elle concerne les forces, les interactions et les principes fondamentaux qui décrivent le comportement des objets en mouvement.

Dynamo. - Dispositif Ă©lectromĂ©canique qui convertit l'Ă©nergie mĂ©canique  en Ă©nergie Ă©lectrique. Le fonctionnement d'une dynamo repose sur le principe de l'induction Ă©lectromagnĂ©tique. Lorsque le conducteur d'une bobine de fil se dĂ©place Ă  travers un champ magnĂ©tique ou qu'un champ magnĂ©tique se dĂ©place Ă  travers une bobine de fil, un courant Ă©lectrique est induit dans la bobine. Dans une dynamo, un aimant permanent ou un Ă©lectroaimant est utilisĂ© pour crĂ©er un champ magnĂ©tique stable. Lorsque la bobine de fil, appelĂ©e aussi l'induit, tourne Ă  l'intĂ©rieur de ce champ magnĂ©tique, elle coupe les lignes de force du champ magnĂ©tique et gĂ©nère un courant Ă©lectrique alternatif dans la bobine. Ce courant alternatif peut ensuite ĂŞtre redressĂ© en courant continu Ă  l'aide de diodes ou d'autres dispositifs, si nĂ©cessaire.

Dynamo (effet). - PhĂ©nomène physique correspondant Ă  la conversion de l'Ă©nergie mĂ©canique en Ă©nergie Ă©lectromagnĂ©tique Ă  l'intĂ©rieur d'un système en rotation, gĂ©nĂ©ralement dans le contexte des fluides conducteurs Ă©lectriquement, comme les mĂ©taux liquides ou les plasmas.  Il repose sur l'interaction entre le mouvement du fluide conducteur et un champ magnĂ©tique prĂ©existant et commence avec un fluide conducteur en mouvement. Lorsque ce fluide se dĂ©place dans un champ magnĂ©tique existant, il induit des courants Ă©lectriques grâce Ă  l'effet de l'induction magnĂ©tique. Ces courants crĂ©ent Ă  leur tour un champ magnĂ©tique supplĂ©mentaire qui se combine avec le champ magnĂ©tique initial. Si les conditions sont favorables, cet effet de rĂ©troaction positive peut entraĂ®ner une amplification progressive du champ magnĂ©tique. Cela peut se produire grâce Ă  un phĂ©nomène appelĂ© effet de renforcement magnĂ©tique ou effet de dynamo auto-entretenue. Dans ce processus, l'Ă©nergie mĂ©canique du fluide en mouvement est convertie en Ă©nergie magnĂ©tique, ce qui amplifie le champ magnĂ©tique existant. 

L'effet dynamo joue un rôle important dans la formation des champs magnétiques stellaires, des champs magnétiques planétaires et dans de nombreux autres phénomènes astrophysiques. Il est responsable en particulier de la génération du champ magnétique terrestre, qui protège la planète des rayons cosmiques et des particules chargées du vent solaire. Il est étroitement lié à la convection thermique dans le noyau externe en fusion de notre planète, qui est principalement composé de fer liquide. Les mouvements de convection résultant de la différence de température entre le noyau et le manteau terrestre entraînent le mouvement du fluide conducteur et la génération du champ magnétique terrestre par effet dynamo.

Dynamomètre. - Instrument de mesure utilisé pour mesurer la force ou la tension exercée sur un objet. Le dynamomètre peut prendre différentes formes, mais le principe de base reste le même : il mesure la déformation ou la force appliquée sur un élément de l'instrument pour déterminer la valeur de la force appliquée.

Dysprosium (Dy). - Corps simple de numéro atomique 66 et de masse atomique 162,5. Ce métal appartient à la série des lanthanides.

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