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Date*. - 

Décalage spectral. - Déplacement global des raies présentes dans le spectre* lumineux d'une source quelconque. On distingue plusieurs types de décalages : le décalage Doppler dû à la vitesse relative de la source par rapport à l'observateur; le décalage gravitationnel, expliqué dans le cadre de la relativité générale, et qui est un décalage vers le rouge et correspond à la diminution de l'énergie des photons soumis à un champ de gravitation; enfin, le décalage cosmologique, lui aussi vers le rouge (redshift cosmologique), qui est une expression spéciale du décalage gravitationnel et qui est un effet de l'expansion de l'univers.

Déclinaison (Le Repérage des astres). - Dans le système de coordonnées équatoriales, c'est la distance angulaire, notée d (delta), qui sépare un astre de l'équateur céleste. C'est dans le système de coordonnées équatoriales l'analogue de la latitude.  La déclinaison se compte de 0° à 90°; elle est boréale ou australe. 

Détermination de la déclinaison - La déclinaison est le complément de la distance polaire; il suffit par conséquent pour l'obtenir, d'observer, au moment où l'astre passe au méridien, la distance de cet astre au pôle.  On a observé préalablement une étoile circumpolaire à son passage supérieur et à son passage inférieur; la moyenne des nombres donnés dans ces deux cas par la graduation du cercle est le nombre qui répond à l'axe du monde; on note le nombre de la graduation du cercle auquel répond la direction de la lunette quand on observe l'astre dont on cherche la déclinaison; la différence entre ce nombre et celui qui répond à l'axe du monde, exprime la distance polaire de l'astre. Si elle est moindre que 90°, en en prenant le complément on obtient la déclinaison demandée, qui est alors boréale; si cette différence est plus grande que 90°, on en retranche 90°; le reste donne la déclinaison qui, dans ce cas, est australe. Lorsqu'il s'agit de la déclinaison d'un astre ayant un diamètre apparent comme le Soleil ou Lune, par exemple, il faut déterminer la distance polaire de son bord supérieur, celle de son bord inférieur, et prendre la moyenne pour avoir la distance polaire du centre, et par suite sa déclinaison. 
L'équatorial ou machine parallactique peut servir à mesurer par une seule observation la déclinaison et l'ascension droite d'un astre; mais il est ordinairement plus avantageux de déterminer séparément ces deux coordonnées, savoir : l'ascension droite par la lunette méridienne et la déclinaison par le cercle mural. Ces observations doivent être corrigées de la réfraction. On parle aussi de  déclinaison d dans le système de coordonnées horaires (où l'autre coordonnée est l'angle horaire). Cette déclinaison est, comme dans le système de coordonnées équatoriales, l'angle qui sépare un astre de l'équateur céleste. Ici encore, elle se mesure de 0° à 90° (positivement vers le nord et négativement vers le sud).- 

Déclinaison magnétique. - 

Décomposition. - 

Découplage. - 

Décours. - 

Défaut topologique. - 

Dégazage. - 

Dégénérescence / matière dégénérée. - Le terme appartient au vocabulaire de la physique quantique. Il recouvre un état particulier de la matière soumise à une compression extrême, de telle sorte que les électrons opposent une résistance presque insurmontable à toute tentative de compression supplémentaire. On rencontre une telle matière dégénérée dans les naines blanches, mais également à la périphérie du coeur de certaines étoiles à une phase tardive de leur évolution. Le mur de la dégénérescence électronique peut être surmonté. Lorsque cela arrive, par exemple, lors de l'effondrement du coeur d'une étoile massive qui explose en supernova, cela se fait au prix d'une transformation nucléaire particulière, nommée neutrinisation : les électrons s'unissent aux protons pour former des neutrons, avec émission de neutrinos. L'objet résultant sera une étoile à neutrons. Ce sont eux, par la dégénérescence qui les affecte à leur tour, forment le nouveau mur opposé à la compression. Il n'est pas exclu qu'un nouveau franchissement soit possible, qui conduirait à la formation d'un astre encore plus compact, une étoile étrange (étoile formée de quarks s [s = strange = étrange] déconfinés). A moins, bien sûr, que la relativité générale s'en mêle brutalement et conduise à la formation d'un trou noir

Delta, du nom de la quatrième lettre de l'alphabet grec . - Embouchure d'un fleuve composée de plusieurs branches se jetant dans la mer et affectant à peu près la forme d'un triangle. Les deltas se produisent à l'embouchure des fleuves dits travailleurs, lesquels déposent à cet endroit les alluvions (sables, cailloux, argiles) dont ils se sont chargés pendant leur cours. Par suite de ce dépôt, l'embouchure du fleuve avance progressivement vers la mer, et une nouvelle côte d'alluvion se forme, en général basse et marécageuse, et qui sans cesse progresse aux dépens des flots. En Europe, les principaux deltas sont ceux du Rhônee, du Pô, du Danube, etc. Hors d'Europe, il faut citer les deltas du Nil, du Gange, du Mékong, du Song-koï, du Mississippi. Les deltas sont souvent d'une exceptionnelle fertilité et constituent à ce titre des régions privilégiées de peuplement.

Densité (physique), de densus, densitas. - Quotient d'une grandeur quelconque, mais le plus communément une masse, rapportée à une grandeur référence de même surface ou volume. 

Dans le cas d'un gaz, par exemple, on défini la densité (à une pression et température définies) comme la masse de ce gaz (contenue dans un volume donné) rapportée à la masse d'air (contenue dans un même volume). Dans le cas d'un solide ou d'un liquide, la masse de référence sera celle d'une eau à la température de 4°C et occupant un même volume. 
D'autres sortes de densités se rencontrent en physique, par exemple, la densité de flux, qui est l'énergie émise par unité de temps à une longueur d'onde définie, par unité de surface, d'angle solide et de fréquence. Ajoutons, que dans le cadre de la cosmologie du big bang, la notion de densité, dite densité (moyenne) de l'univers, est particulièrement importante, puisqu'elle est le principal  paramètre qui distingue entre les différents. Cette densité correspond  à la quantité de matière et d'énergie par unité de volume rapportée à une valeur seuil, dite densité critique, et qui correspond dans l'état actuel de l'expansion cosmique à deux ou trois atomes d'hydrogène par mètre cube. On dit d'une manière générale qu'un corps est plus dense qu'un autre, quand, sous le même volume, il offre un poids plus considérable. Ainsi, le plomb est plus dense que l'eau, qui est elle-même plus dense que le liège, car 1 litre de plomb pèse 11 kg environ, 1 litre d'eau, 1kg, et 1 litre de liège, 0,24 kg; Ies physiciens ont cherché par diverses expériences à dresser une liste générale de tous les corps connus, et renfermant leurs poids spécifiques, c'est-à-dire le poids de l'unité de volume. Ces expériences paraissent fort simples, car il suffit pour cela de peser un corps, d'en mesurer le volume et de diviser le poids par le volume. Mais la mesure du volume ne pouvant pas se faire ordinairement d'une manière directe, on a recours à un procédé détourné. On cherche le rapport du poids d'un corps au poids d'un égal volume d'eau; comme on sait que 1 centimètre cube d'eau pèse 1 gramme, la connaissance de ce rapport ou de la densité donne immédiatement le poids de 1 centimètre cube de la substance considérée. 

Densité (onde de). - 

Dépression. - 

Désintégration. - Processus à l'origine de la radioactivité par lequel un atome modifie la nature de son noyau, par l'émission de certaines particules.

• La désintégration b résulte de la transformation d'un proton en neutron ou l'inverse, par interaction faible. Cela conduit à l'émission d'un électron (ou d'un positon), ainsi que d'un neutrino.

•  La désintégration a correspond à la perte provoquée ou spontanée, par un noyau lourd, d'un noyau d'hélium (deux protons et deux neutrons).

Dans chaque cas, l'atome ne possède plus au terme de la désintégration, le même nombre de protons qu'au départ : il est devenu un autre élément chimique.

Détroit, du latin districtus = serré. - Bras de mer resserré entre deux terres ( par exemple, le détroit de Gibraltar, qui relie la mer Méditerranée à l'océan Atlantique).  - Passage serré entre deux montagnes ; en ce sens on parle aussi de défilé (par exemple le détroit ou défilé des Thermopyles). 

Dévonien, du nom du  type de terrain qui se trouve dans le comté de Devon, en Angleterre. 
Le système dévonien (entre 416 et 385 millions d'années) débute le Paléozoïque supérieur. Il succède immédiatement au Silurien et précède le Carbonifère. Il est caractérisé par le développement, prodigieux des poissons, des céphalopodes et des polypiers, Les climats terrestres n'y sont pas encore tranchés. En France, le système dévonien est très richement représenté dans le Cotentin et dans la Bretagne.

Diagramme HR (diagramme de Hertzsprung-Russell) - Diagramme destiné à établir une classification des étoiles en fonction de leur type spectral (en abscisse) et de leur luminosité (en ordonnée).

Diamagnétisme. - 

Diamant. - Le diamant, le plus dur de tous les corps, est du carbone pur. Il est cristallise en octaèdres réguliers. Transparent et incolore, il jette un éclat très vif. C'est pour rendre cet éclat plus saillant qu'on le taille, à l'aide de sa propre poussière. Il brûle difficilement sa combustion donne de l'acide carbonique. Les principaux gisements sont ceux de l'Inde, du Brésil, de l'Oural et d'Afrique du Sud. Il existe une variété opaque et noire.

Différenciation. - 

Diffraction (physique). - On donne le nom de diffraction à l'ensemble des modifications qu'éprouvent les rayons lumineux lorsqu'ils viennent à raser la surface des corps. La lumière éprouve, dans ces circonstances, une sorte de déviation, en même temps qu'elle est décomposée, d'où résultent dans l'ombre des corps des apparences fort curieuses qui ont été observées, pour la première fois, par Grimaldi et Newton. Ce dernier a essayé d'expliquer ces phénomènes dans le système de l'émission de la lumière, en admettant une force répulsive émanant des corps et donnant ainsi lieu à l'inflexion des rayons lumineux. Mais cette explication ne saurait rendre compte de toutes les particularités de la diffraction, Et ce n'est vraiment que depuis les travaux de Young et Fresnel qu'on connaît la véritable théorie de ces phénomènes, qui ne sont que l'un des aspects de celui des interférences lumineuses.

Diffusion. - En optique, on parle de la diffusion de la lumière (ou d'une autre radiation électromagnétique) pour décrire l'effet par lequel celle-ci se trouve dispersée lors de sa réflexion par un corps. Quand un corps non poli reçoit de la lumière, il renvoie, il diffuse dans toutes les directions une partie decelle-ci; ce phénomène qui est donc analogue à celui de la réflexion, s'en distingue cependant car, tandis que les corps parfaitement polis renvoient la lumière dans une seule direction, qui dépend de celle des rayons incidents par rapport à la surface réfléchissante, les corps non polis renvoient les rayons dans toutes les directions. Certains corps diffusent en grande quantité les rayons lumineux d'une certaine couleur tandis qu'ils absorbent les autres. Ainsi les corps que nous appelons rouges diffusent beaucoup le rouge tandis qu'ils absorbent beaucoup les autres couleurs. On parle aussi de diffusion pour désigner la diffraction produite par les petites particules d'un aérosol ou d'une solution colloïdale. Le bleu du ciel est une conséquence de ce phénomène.

Digression. - On appelle ainsi les distances apparentes des planètes inférieures au Soleil. Nous voyons toujours les deux planètes inférieures, Mercure et Vénus, du même côté que le Soleil, parce que dans leurs plus grandes digressions, c'est-à-dire, dans leurs plus grandes distances apparentes au Soleil, Mercure ne s'en éloigne jamais de guère plus de 28 degrés, c'est-à-dire, environ autant que la Lune en paraît éloignée deux jours avant ou deux jours après sa conjonction ; et Vénus ne paraît jamais s'en écarter que d'environ 47 degrés et demi, c'est-à-dire, à peu près autant que la Lune en paraît éloignée quatre jours avant ou quatre jours après la conjonction. 

Kepler, avait spécialement porté son attention sur la mesure des digressions de Mercure et Vénus. Selon lui, les plus grandes digressions de Mercure sont entre 17 degrés 33 minutes et 28 degrés 31 minutes; de sorte qu'elles varient de près de 11 degrés; et les plus grandes digressions de Vénus sont entre 45 degrés 0 minute et 47 degrés 48 minutes ; de sorte qu'elles ne varient que de 2 degrés 48 minutes. 
Cette petite différence entre les plus grandes digressions de Vénus, en différents temps, et la grande différence qui se trouve entre les plus grandes digressions de Mercure, viennent de ce que l'excentricité de la première et fort petite , et de ce que l'excentricité du dernier est fort grande. (Brisson).

Diorite. - Le diorite est une roche formée d'un mélange de feldspath et d'amphibolite. Parmi les variétés de cette roche, on distingue : le diorite compact, appelé aussi roche cornéenne; le diorite orbiculaire, à grains fins; le diorite sélagite, ou micacé. On en trouve des gisements dans les Pyrénées et des amas conidérables dans l'Orne et au cap Fréhel.

Dipôle. - 

Direct (sens)*. - 

Discordance. - En géologie on parle de discordance dans les couches de terrain, lorsque ces couches ne se superposent pas régulièrement les unes aux autres. Il est arrivé maintes fois, que des dépôts se sont trouvés déplacés par les mouvements du sol, et que leur position horizontale est devenue plus ou moins oblique. Plus tard, de nouveaux sédiments se sont formés sur leurs couches redressées, mais, généralement, aplanies par l'érosion, et des assises horizontales ont recouvert les assises obliques. C'est un des exemples les plus communs de discordance.
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Discordance.
Discordance.

On parle de stratification discordante pour désigner une stratification dans laquelle les couches d'une formation recouvrent celles de la formation sous-jacente, sans que les plans de stratification soient parallèles.

Dispersion. -

Disque. - 

Distance*. - Longueur qui sépare deux points de l'espace.

Distances astronomiques. - Les distances qui interviennent en astronomie correspondent à des échelles très différentes, aussi utilise-t-on des unités de mesure des distances différentents en fonction de l'échelle considérée. A l'échelle du Système solaire, on utilise le kilomètre et l'unité astronomique (1 UA = 149 millions de kilomètres, soit la distance moyenne de la Terre au Soleil). A l'échelle galactique et extragalactique, il est courant et commode d'utiliser l'année-lumière (1 a.-l. correspond à la distance parcourue par la lumière en un an : environ  9461 milliards de kilomètres), mais, en pratique, les astronomes de profesion utilisent le parsec (pc), défini comme valant 648 000/ = 206.264,8 UA, soit environ 3,26 a.-l. En cosmologie, il existe aune autre manière d'évaluer les distances, c'est le décalage du spectre vers le rouge (redshift) z dû à l'expansion de l'univers et qui est à peu près proportionnel à la distance de la source lumineuse considérée.

Distances géographiques. - 

Disthène. - Le disthène est un silicate d'alumine dépourvu d'eau. Ses cristaux prismatiques forment des masses fibreuses blanches. Le nom  de ce minéral rangé parmi les nésosilicates lui vient de ce que ses faces ne sont pas également dures. On le trouve surtout empâté dans les schistes cristallins.

Diurne (mouvement). - Rotation apparente de la sphère céleste en 24 heures, du fait de la rotation terrestre.

Dolomie. - La dolomie ou dolomite est un carbonate de magnésium et de fer, plus dur que la calcite, doué d'un éclat nacré, sans effervescence appréciable dans les acides. Ses variétés sont nombreuses : elles sont, utilisées pour les constructions. Les dolomies riches en fer forment des spaths brunissants, ainsi nommés parce que l'air les brunit.

Doppler (effet ou décalage). - Phénomène observé dans tous les cas où la source d'une onde (de nature indifférente) se déplace par rapport à l'observateur.La longueur de l'onde reçue est plus grande lorsque la source s'éloigne, et plus courte lorsque la source se rapproche. Cet effet explique en particulier le décalage observé dans le spectre* de la lumière d'un astre en mouvement par rapport à l'observateur : lorsque l'astre se rapproche, sa lumière est décalée vers la partie bleue du spectre. Elle est décalée au contraire vers la partie rouge, si la source s'éloigne. Ce phénomène, connu dans sa forme la plus générale sons l'appellation de d'effet Doppler-Fizeau doit son nom à Christian Doppler et à Armand Fizeau, les deux physiciciens qui l'on mis en évidence, le premier pour les ondes lumineuses, le second pour les ondes sonores. 

Dualité onde-corpuscule. - 

Dubnium (Db). - Corps simple de numéro atomique 105; masse atomique  : 262. Cet élément de synthèse très radioactif découvert en 1967  était aussi connu, jusqu'en 1997, sous le nom de hahnium (Ha). 

Dune, du celte dun =  hauteur. - Amas de sable que les vents accumulent et parfois déplacent sur les bords de la mer, dans l'intérieur des déserts, etc. Formation des dunes. Les dunes sont produites par l'amoncellement, sur une côte basse, des sables marins, d'alluvions, et leur transport lent par le vent dominant, venu en général de la haute mer. Elles présentent, ordinairement, un profil incliné vers la plage et un talus plus raide vers l'intérieur des terres. Les dunes désertiques sont dues à un phénomène analogue de transport. En France, il existe des dunes sur la côte de la mer du Nord, mais surtout aux abords du golfe de Gascogne, et leur marche, consécutive au déboisement de l'arrière-pays, a longtemps menacé la région landaise. Les dunes de Gascogne ont été fixées. selon le système de Brémontier, au moyen de la plantation de pins maritimes, qui ont fourni par ailleurs une richesse appréciable à la région menacée.

Dyke. -  Toutes les fois que les filons d'une roche éruptive filonienne se détachent en saillie au-dessus des terrains encaissants, sous la forme d'une sorte de mur irrégulier, dressé sur la surface du sol ou bien en avant d'un escarpement, cette disposition prend le nom de dyke.  - Par extension, cette même expression est appliquées aux pointements des roches éruptives qui, n'ayant pas vu le jour, restent en profondeur, où ils dérangent souvent la continuité des couches sédimentaires.  (Ch. Vélain).

Dynamique*. - 

Dysprosium (Dy). - Corps simple de numéro atomique 66 et de masse atomique 162,5. CE métal est extrait d'une terre rare.

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