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L'Altaï (Montagne
d'Or, en mongol
'Al-tyn, en chinois
'Kin-ckan) est un massif de montagnes
de l'Asie qui séparent les bassins de l'lrtych,
de l'Ob et du Iéniséi, d'une partie de la Dzoungarie
et de la Mongolie, formant par conséquent
deux versants, l'un russe, l'autre mongol et chinois; ce massif ne donne
pas d'ailleurs une ligne parfaite de séparation et l'un des affluents
de l'Irtych, l'Onloungo naît dans le Gobi
et suit les contours des massifs occidentaux, communiquant de la sorte
d'un bassin à un autre. Le massif de l'Altaï fait partie de
la grande crête montagneuse qui coupe l'Asie en diagonale du Sud-Ouest
au Nord-Est, et continue en quelque sorte le Pamir et le Tian-chan depuis
l'Irtych jusqu'au Baïkal; sa direction n'est pas celle de cette grande
ligne l'Altaï est formé de chaînes parallèles
au Tarbagataï qui courent généralement du Nord-Ouest,
au Sud-Est. On peut y distinguer cinq composantes principales :
1° l'Altaï proprement
dit, à l'Ouest, dont le point culminant et le mont Belukha (4506
m), et au pied duquel l'Ob prend sa source;
2° L'Altaï mongol,
longue chaîne qui borde le massif au Sud, culmine à 44281
m, et dont le prolongement oriental et nommé Altaï du Gobi
(point culminant à 3070 m).
3° Les Monts Khangaï, qui
culminent à 4031 m et où le Selenga et l'Orkhon prennent
leur source.
4° Les Monts Tannu, culminant
à 2930 m.
5 Le Sajan (ou Sayan), divisé
en Sajan Occidental (2930 m) et en Sajan Oriental (3492 m
au Munku Sardyk), dont les derniers contreforts bordent le sud du lac Baïkal.
Les montagnes de
l'Altaï sont célèbres depuis le XVIIIe
siècle pour leurs mines; à cette époque les Russes
lavaient déjà les sables que charient les torrents de l'Altaï
pour en obtenir l'or; plus tard en 1736, ou découvrit
des mines de plomb argentifère, aujourd'hui
l'argent et le cuivre forment
les principales richesses minières de l'Altaï d'où
l'on tire également de l'or, du fer, du plomb
et du nickel. La population de l'Altaï est concentrée
dans des villes ou des bourgades dont des plus importantes sont Barnaul,
Bijsk, Kamenogorsk.
Flore.
L'Altaï, dont les sommets déprimés
et arides est remarquable par l'étendue de ses vallées, -
celle de la Boukhtarma, par exemple - qui rachètent par leur fertilité
la stérilité des cimes. La flore
de l'Altaï a beaucoup d'affinités avec celle des Alpes.
Un quart des espèces endémiques que les Alpes possèdent
en propre (172 espèces) et environ les cinq sixièmes des
genres alpins se retrouvent dans l'Altaï. La région forestière
s'élève, dans l'Altaï, à 1949 m d'altitude; c'est
la limite du Mélèze et du Pinus Cembra. Le Bouleau ne dépasse
pas 1624 m. La région alpine se trouve comprise entre 1949 m et
2598 m; c'est la ligne des neiges. Dans le Sayan ou Altaï oriental,
le bouleau atteint 1754 m et le Mélèze 2225 m d'altitude.
La région alpine est comprise entre 2223 m et 3261 m. Le Bouleau
nain et le Rhododendron parvifolium se rencontrent à 2679 m d'altitude.
(Henri Cordier / Louis Crié). |
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