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Epistémologie

Epistémologie. - Branche de la philosophie qui étudie le sens et le mode de fonctionnement des sciences, et plus généralement la manière dont s'établissent les connaissances, ainsi que le statut du savoir qu'elles circonscrivent.


Gaston Bachelard, Épistémologie  (textes choisis), Presses Universitaires de France - PUF, 2010.
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Ces textes ont été choisis et organisés par Dominique Lecourt pour donner un accès facile à une épistémologie qui a fait de la difficulté la marque distinctive d'un travail scientifique et philosophique, sans pour autant prétendre à donner un tableau systématique de l'épistémologie selon Bachelard. C'est une initiation à une histoire épistémologique des sciences. (couv.).

Moukala Ndoumou, Introduction à l'épistémologie des Sciences Humaines et Sociales
APARIS, 2011.
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Dans sa définition générale, l'épistémologie se donne la science comme objet principal dont les fondements, les principes, les méthodes doivent être interrogés. Ainsi s'emploie-t-elle à caractériser les sciences en vue de juger de leur valeur et notamment de décider si elles peuvent prétendre se rapprocher de l'idéal d'une connaissance certaine et authentiquement justifiée. Si les sciences formelles et les sciences expérimentales semblent proches de l'idéal d'une connaissance objective et formellement justifiée, les sciences humaines et sociales (SHS), quant à elles suscitent encore des doutes sur la véritable scientificité de leurs énoncés. Et pour une espèce de science que l'opinion a vite qualifié de « molles », par opposition à la « dureté » des sciences formelles et expérimentales, l'épistémologie doit dissiper le doute crée autour de leur objectivité à partir d'un examen attentif des caractéristiques internes propres à chacune des de ces disciplines. Ce manuel n'est qu'une introduction qui n'a pas la prétention de couvrir l'ensemble des développements correspondant aux disciplines qui revendiquent aujourd'hui le statut de SHS. Sa structure donne néanmoins un panorama des problématiques soulevées par l'épistémologie des SHS. La première partie, consacrée à la scientificité des SHS, notamment la psychologie, la sociologie et l'histoire, permet à l'auteur de rappeler à la fois le champ conceptuel de ces disciplines et les débats et controverses nés de la rationalité de leurs énoncés. La seconde partie rappelle l'intérêt d'une épistémologie régionale, en particulier en SHS, où un examen critique des enjeux de chaque discipline peut faire l'économie d'une lecture horizontale de leur scientificité. La troisième et dernière partie de cette analyse est l'illustration de cette épistémologie régionale, puisque l'auteur à fait le choix d'interroger les enjeux épistémologiques de deux disciplines, la psychologie et les sciences économiques, qui revendiquent sans cesse le statut de science nomothétique.

Michael Esfeld, Philosophie des sciences, une introduction, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2006. 
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Cet ouvrage est une introduction à la philosophie des sciences qui se veut accessible aux étudiants. Il résume l'état actuel de la connaissance, en présentant les différents concepts et en proposant une évaluation des résultats fondés et des questions majeures qui restent ouvertes. Il vise à contribuer au développement d'une nouvelle philosophie de la nature qui prend en considération les théories scientifiques, cherchant à élaborer sur leur base une vision de l'ensemble de la nature : il utilise à cet effet les outils conceptuels de la philosophie analytique. La première partie de l'ouvrage dresse un bilan du débat entre l'empirisme logique et ses critiques. La deuxième partie, la partie principale, présente les principaux sujets de la métaphysique de la nature. La troisième partie traite le rapport entre le niveau de la physique fondamentale et les autres échelles (niveaux des molécules, des organismes, des êtres vivants développés, etc.). Chaque chapitre contient un appareil pédagogique avec résumé, questions d'évaluation et propositions de travail, et l'ouvrage est complété par un glossaire et une bibliographie exhaustive : il est donc tout particulièrement adapté à un support à un cours. (couv.).

Antoine Zapata, L'épistémologie des pratiques - Pour l'unité des savoirs, (préface de J.-L. Martinand), L'Harmattan, 2004.

La rupture qui oppose et hiérarchise le savoir théorique et la pratique est devenue un moyen de légitimer le classement social des êtres humains et l'iniquité qui en découle. Mais cette irréductible fracture n'est-elle pas un leurre?

Au contraire, le savoir ne constitue-t-il pas une unité dont la pratique serait la pierre fondatrice. En inversant ainsi la problématique, le clivage se constitue entre des pratiques de type "scientifique" et des pratiques de type professionnel ou quotidien. Chacune d'elles étant constitutive d'un type de savoir, savoir savant pour l'une, savoir quotidien pour l'autre, la question de la légitimation de ces types de savoir devient alors centrale et amène il s'intéresser à la façon dont se construisent les pratiques et les savoir; qui en découlent.

La constitution d'une épistémologie des pratiques s'impose alors comme un instrument de recherche éclairant les processus professionnels et leur rendant leurs lettres de noblesse. (couv.). 

Kostas Axelos, Réponses énigmatiques, Minuit, 2005.

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