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La
pluralité des cieux
L'idée que l'on trouve chez Cosmas
d'un double ciel
qui divise le monde en deux compartiments n'est que la conséquence
de plusieurs textes de la Bible ,
entendus à la lettre. On la trouve en conséquence dans beaucoup
d'ouvrages des premiers siècles du christianisme .
La plupart des docteurs chrétiens, expliquant littéralement
les expressions de cieux, de ciel des cieux, dans plusieurs
passages des livres saints, et de troisième ciel, dont se
sert l'apôtre saint
Paul, crurent à l'existence de plusieurs cieux. D'autres, tels
qu'Origène, prenant au figuré les
mêmes expressions, prétendaient qu'on ne saurait trouver dans
les livres saints canoniques la preuve qu'il existe sept cieux, ou même
un nombre de cieux déterminé. Mais cette opinion n'eut pas
beaucoup de partisans. On s'accorda en général à reconnaître
la pluralité des cieux; on différa seulement sur leur nombre
et leur disposition. Les uns (comme saint Hilaire)
crurent téméraire d'en fixer le nombre; d'autres, se conformant
aux idées de la philosophie grecque, en admirent sept, huit, neuf
et même dix (cette fois comme les Manichéens ).
Ils les concevaient comme des hémisphères concentriques qui
venaient s'appuyer sur la Terre ,
et à chacun desquels ils donnaient différents noms : Bède
les met dans cet ordre :
aer, aether, olympus, spatium
igneum, firmamentum, caelum angelorum, caelum Trinitatis.
Raban Maur nous a
conservé une autre classification qui comprend, outre Caelum
Trinitatis, sept cieux, à savoir :
empyreum, caelum aqueum sive
chzrystallinum, firmamentum, spatium igneum, olympum, caelum aethereum,
caelum aoreum.
Dans les deux listes de Bède
le Vénérable et de Raban Maur
on aura remarqué l'Olympe ,
qui occupe la place entre l'éther
et la matière ignée. C'est encore là le reflet d'une
ancienne opinion. Dans un passage très remarquable de Stobée,
qui a été regardé par les meilleurs critiques comme
étant capital pour la connaissance du système cosmologique
de Philolaüs, on voit que ce philosophe
donnait le nom d'Olympe à l'extrémité supérieure
de l'univers, composée de feu ,
comme le centre de cet univers. C'est, peut-être, en partant de cette
idée de Philolaüs, que certains commentateurs d'Homère,
au rapport de Plutarque, prétendaient,
d'après un vers de l'Iliade
(XV, 192), que ce poète admettait la division de l'univers en cinq
parties ou mondes : l'Olympe, le ciel, l'air, l'eau, la terre, cette dernière
occupant la partie inférieure, tandis que l'Olympe était
situé à la partie supérieure : là, comme dans
le système de Philolaüs, selon ces commentateurs, l'Olympe
était évidemment la matière éthérée.
C'est, à cette division de l'univers en cinq parties que saint
Basile fait allusion dans un passage de son Hexaemeron.
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Basile et
l'Empyrée
On
trouve dans la Somme
de saint Thomas un éclairage sur la conception
du ciel que se faisait saint Basile :
Sur
ces paroles : « Au commencement, Dieu créa le Ciel et la
Terre », la Glose dit que par le ciel il faut entendre non le
Firmament
visible, mais l'empyrée et le ciel de feu. Il a été
convenable que, dès le commencement du monde, il y eût un
ciel totalement lumineux qui fût le séjour de la gloire des
bienheureux, et auquel on a donné le nom de Ciel Empyrée
[...]. D'après saint Basile, il est constant que le Ciel est terminé
sous la forme d'une sphère, qu'il est d'une nature assez compacte
et assez forte pour séparer ce qui est hors de lui de ce qui est
au dedans de lui. C'est pour cela qu'il a laissé derrière
lui une région déserte sans lumière, puisqu'il a intercepté
la splendeur des rayons qui s'étendaient au delà. D'ailleurs,
puisque le corps du firmament, quoiqu'il soit solide, est néanmoins
diaphane, puisque nous voyons la lumière des étoiles malgré
les cieux intermédiaires qui s'y opposent, on pourrait dire que
le ciel empyrée n'est pas une lumière condensée, qu'il
ne projette pas de rayons comme le corps du Soleil, mais qu'il a une lumière
plus subtile, plus déliée; ou bien on pourrait dire encore
qu'il brille de la splendeur de la gloire, et que cette splendeur n'a rien
de commun avec la clarté naturelle. (Quœst. LXVI, art. 3).
Saint
Thomas ajoute qu'il peut y avoir plusieurs cieux, de même que plusieurs
circonférences autour d'un centre, mais qu'il convient de donner
le nom générique de Ciel à tout ce qui enveloppe la
Terre, depuis l'empyrée jusqu'à l'atmosphère. Il pense
que c'est pour ce motif que saint Basile a exprimé l'opinion de
plusieurs cieux. |
D'autres, confondant le ciel et l'éther,
n'admirent que quatre parties, l'éther, l'air, l'eau et la terre;
et l'on voit, par un passage d'Achille Tatius,
que les trois premières parties étaient censées former
des sphères concentriques, qui enveloppaient celle de la
Terre .
Il est possible que l'interprétation citée par Plutarque
appartienne à quelque pythagoricien,
qui aura voulu expliquer
Homère par les
doctrines de son école; il paraît en effet, et cette application
du nom de l'Olympe
en est elle-même une preuve, que les pythagoriciens ont cherché,
de fort bonne heure, à rattacher leurs systèmes sur la physique
du monde aux traditions poétiques et religieuses. Ainsi, Philolaüs
supposait que le centre du monde était occupé par le feu ,
autour duquel tournaient dix corps, à savoir : le ciel
étoilé, les cinq planètes ,
le Soleil ,
la Lune ,
la Terre
et l'antichthone, ou terre opposée, qui leur servait à
expliquer les éclipses ,
système qui, pour le rappeler en passant, n'a rien de commun avec
celui de Copernic, quoi qu'en aient dit Brucker,
Bailly,
Montucla
et beaucoup d'autres historiens de l'astronomie et des mathématiques;
en cela ils n'ont fait que suivre l'autorité du savant Boulliaud,
qui avait donné à son ouvrage sur le système copernicien
du monde le titre d'Astronomia philolaïca. Philolaüs,
rapportant ce système aux idées religieuses, donnait au feu
central le nom de Vesta ,
de mère
des dieux, d'habitation, de Jupiter .
Enfin, au témoignage d'Aristote, quelques-uns
des pythagoriciens rattachaient l'existence de la Voie lactée
à la course de Phaéton
dans le ciel.
Il paraît vraisemblable que
l'Olympe
de Bède et de Raban Maur
remonte à l'opinion de Philolaüs;
seulement on voit que ces auteurs ou ceux qu'ils ont copiés ne l'avaient
pas comprise, puisqu'ils distinguaient l'espace igné de l'Olympe,
tandis que, dans l'opinion de Philolaüs, cet Olympe était précisément
l'espace igné : mais ce n'est pas la seule fois que les docteurs
chrétiens ont emprunté aux anciens leurs opinions sans les
comprendre.
D'autres Pères
de l'Église interprétèrent différemment les
textes de la Bible
sur ce sujet. Laissant de coté le troisième ciel de saint
Paul, qu'ils entendaient d'une manière toute figurée
et même symbolique, ils s'en tinrent à la Genèse ,
et n'admirent qu'un double ciel. C'est cette opinion que Cosmas
a adoptée. Sa division du monde en deux compartiments ou deux étages,
l'un supérieur, l'autre inférieur, paraît avoir été
adoptée assez généralement. Elle était énoncée
par Diodore, évêque de Tarse (en
378),
dans un livre dont Photius nous a donné
un extrait ample et curieux. Cet auteur y combat les partisans de
la sphéricité du ciel et de la Terre :
Il dit, dans un endroit :
«
Il y a deux cieux, l'un visible, l'autre invisible et placé au-dessus
: le ciel supérieur fait en quelque sorte l'office de toit, par
rapport au monde, comme l'inférieur par rapport à la Terre;
et celui-ci sert en même temps de sol et de base au premier. »
Sévérianus,
évêque de Gabala vers la même époque, parle également
du ciel supérieur, qu'il dit être le ciel des cieux
de David ;
et il compare le monde à une maison à double étage,
dont la Terre serait le rez-de-chaussée; le ciel inférieur,
qui sert de lit aux eaux célestes, le plafond ; et le ciel supérieur
le toit. Eusèbe de Césarée,
dans son commentaire sur
Isaïe
et l'auteur des Quaestiones et Responsiones, admettent la même
disposition; c'est tout juste celle qui résulte de la description
de Cosmas, puisqu'il se figurait l'intervalle
d'un ciel à l'autre comme formant une espèce de compartiment
dont le ciel inférieur était le fond et le supérieur
le couvercle. On peut en dire autant de saint Basile.
Il admettait que la surface supérieure du premier ciel est plate,
tandis que la surface inférieure, celle qui est tournée vers
nous, est en forme de voûte. Il expliquait de cette manière
comment les eaux célestes pouvaient s'y tenir et y séjourner.
Cet auteur défend cette disposition contre les objections que les
païens auraient pu y faire; il leur demande en quoi l'existence d'un
double ou même d'un triple ciel serait plus difficile à comprendre
que celle de leurs sphères,
qu'ils
disent être disposées comme des seaux de diverses grandeurs
emboîtés les uns dans les autres.
Allusion assez fine à un passage de
Platon
(République, X, 616, D). Selon Cosmas,
le ciel inférieur était séparé du supérieur
par les eaux célestes. Pour cette disposition, il se fonde sur des
textes la Genèse
:
Fiat
firmamentum medio aquarum; et dividat aquas ab aquis. Et fecit Deus firmamentum
dizvisitque aquas quae erant sub firmamento, ab his quae erant super firmamentum
(Gen, I, 6).
Il y ajoute d'autres textes tirés de
la Genèse et des Psaumes .
Plusieurs Pères
refusèrent de s'attacher à la lettre de ces textes, et Origène,
par exemple, prétendit que par les eaux placées au-dessus
du firmament ,
il fallait entendre certaines classes d'anges ;
opinion que saint Augustin combat fortement.
Le plus grand nombre des Pères s'en tint au sens littéral
de ces textes; et bien qu'ils sentissent toutes les difficultés
d'une telle disposition, comme on le voit, par tout ce que saint
Basile et saint Augustin s'opposent à eux mêmes, ils n'en
crurent pas moins que les eaux célestes étaient soutenues
par le firmament, qui avait des portes et des fenêtres. Car c'est
ainsi qu'on interpréta les termes de cataractes ou de fenêtres
du ciel, qui se trouvent dans la Genèse
et les Psaumes
: on conçut que, par ces ouvertures, les eaux du ciel tombaient
sous forme de pluie, à la volonté ou par les ordres de Dieu ;
cette disposition, admise aussi dans la cosmographie populaire des Grecs,
et dont Aristophane nous a donné une
expression burlesque (Nuées, v. 372), et dont on reconnaît
aisément aujourd'hui un héritage de la cosmologie mésopotamienne ,
fut regardée comme la condition indispensable de toute cosmographie
prétendue orthodoxe. Il serait difficile de dire toutes les subtilités
auxquelles on eut recours pour appuyer une telle disposition, et la rendre
un peu moins singulière. Une des moins mauvaises explications qu'on
imagina, fut que la divine sagesse ayant besoin de pluie pour la vie des
humains et des plantes ,
elle ne pouvait rien inventer de plus commode que cette couche d'eau, dont
elle ménageait la chute selon le besoin de ses créatures.
D'autres, comme saint
Basile et saint Isidore, pensèrent
que Dieu
avait voulu tempérer l'ardeur de la région éthérée
par la froideur des eaux du ciel, ou bien empêcher que le monde inférieur
ne fût brûlé par les feux qui embrasaient la partie
supérieure de l'univers. C'est encore là un souvenir de l'ancienne
philosophie païenne. On a vu plus haut que l'Olympe
de Philolaüs était cette matière
ignée, placée à l'extrémité supérieure
de l'univers. Parménide, Héraclite,
Straton,
et les Stoïciens, croyaient que l'éther ,
ou la partie la plus élevée du monde, était une matière
enflammée par la rapidité du mouvement diurne ;
Anaxagore
surtout s'était attaché à cette opinion, et l'on tirait
même de cet état, présumé, de l'éther
l'étymologie de son nom. Les anciens philosophes avaient peut-être
été conduits à cette idée par la simple analogie
tirée d'un phénomène très ordinaire, à
savoir l'inflammation des matières combustibles et l'échauffement
des pierres et des métaux par le frottement; ils en conclurent que
l'éther, frotté si violemment par le mouvement rapide de
la voûte solide du ciel, devait être une matière en
état d'incandescence. Cette théorie, qui fut reçue,
et, pour ainsi dire, remise en circulation par les néoplatoniciens,
comme on le voit dans Plotin, passa de leur école
dans les livres des Pères ,
entre autres, de saint Augustin, qui s'en servit
pour expliquer l'existence des eaux célestes. Cet auteur, toutefois,
ne se dissimulait pas combien cette disposition était contraire
aux plus simples notions du bon sens : mais comme elle était appuyée
par des textes dont le sens littéral lui paraissait le seul admissible,
il finit par conclure que, de quelque manière que l'on pût
concevoir l'existence d'une couche d'eau sur le firmament ,
il fallait nécessairement qu'elle y fût : (quoquo modo
autem et qualeslibet aquae ibi sint, esse eas minime dubitetemus);
car, ajoute-t il, toute la capacité de l'esprit humain doit céder
à l'autorité de l'Écriture (major est quippe Scripturae
auctoritas, quam onmis humani ingenii capacitas). Ce seul mot explique
et excuse tant d'aberrations. (A.-J. Letronne).
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Origène
et la pluralité des temps
Pour
Origène,
il n'y a pas seulement une pluralité des cieux, il y a une pluralité
des temps. L'univers renouvelle de période en période sa
composition par l'anéantissement et le rétablissement des
mondes matériels. Les âmes passent d'un monde à l'autre,
et c'est là le séjour de leur vie future, et non un ciel
immobile ou un enfer éternel. Ceci n'est pas tout à fait
orthodoxe, cependant Origène ne veut pas être hétérodoxe;
il cherche donc il rattacher à la Bible
son système ( Métempsycose ).
Il commente l'Évangile
de saint Matthieu sur cette parole : « Les élus seront
rassemblés par les anges ,
depuis les sominités des cieux jusqu'à leurs extrémités
», et relève comme il suit la valeur de ce pluriel :
«
ll existe dans chaque ciel le commencement et l'extrémités
c'est-à-dire la fin d'une institution particulière à
ce ciel. Ainsi, après l'entretien qui a eu lieu sur la Terre, l'homme
arrive à l'entretien d'un certain ciel et à la perfection
qui s'y trouve. De là il embrasse un second, entretien dans un second
ciel et la imperfection correspondante. De là un troisième
entretien; dans un troisième ciel et encore une autre perfection.
En un mot, il faut comprendre qu'il y a les commencements et les extrémités
qui se trouvent dans tous ces cieux, ou Dieu réunira ses élus.
»
Dans une
de ses homélies
sur les psaumes ,
selon la remarque de Jean Reynaud, il part il entend que la splendeur physique
de ces divers lieux devient de plus en plus éclatante à mesure
qu'ils s'élèvent au-dessus de la Terre. A propos de cette
parole de David
: « Seigneur, fais-moi connaître le nombre de mes jours?
» qu'il porte assurément bien loin de son sens naturel :
«
Il y a, dit-il , des jours qui appartiennent à ce monde, mais il
y a d'autres jours qui sont hors de ce monde. La course de notre
Soleil dans les bornes de notre ciel nous fait jouir d'un certain jour,
mais l'âme qui mérite de s'élever au second ciel y
rencontre un jour bien différent; celle qui peut être ravie,
ou qui arrive au troisième ciel, y trouve un jour plus resplendissant
encore, et non seulement elle y jouit de ce jour ineffable, mais elle y
entend des paroles que l'homme ne peut redire. » (Homélies).
Mais quelles
sont ces stations, quel est le nombre des jours que nous devons traverser
avant d'arriver au règne de la paix? Origène
interprète encore ici la Bible
pour trouver à cette question une réponse autorisée.
Le livre des Nombres signale les campements du peuple Juif ,
depuis sa sortie d'Égypte jusqu'au Jourdain; ces campements sont
au nombre de quarante-deux, et ce nombre et précisément celui
des générations comptées d'Abraham
à Jésus .
Ajoutons encore que les noms de ces stations offrent un sens général
d'où l'interprétation peut tirer tout ce qui lui est nécessaire.
il n'en fallait pas davantage pour qu'Origène vît là
un sens mystique
du voyage de l'âme, depuis la station de Ramessé (mouvement
de l'impur) jusqu'à celle d'Abarim (passage); et, en effet, le voilà
qui établit sur cette échelle là pérégrination
de l'âme .
« La dernière station est le Jourdain, le fleuve
de Dieu. »
Pour
Origène,
avant la création de notre univers et après sa destruction,
il y a eu et il y aura une infinité d'autres univers successifs.
Il semble, qu'aux yeux d'Origène la création des mondes soit
coéternelle à Dieu, et que, dans tous les âges, il
y ait, eu des esprits s'incarnant de monde en monde.
«
Si l'univers a commencé, dit-il, que faisait Dieu avant son commencement
? Il est en même temps impie et absurde de penser que la nature divine
soit restée paresseuse et inactive, ou de penser qu'il fut nu temps
où sa bonté ne pouvait s'étendre sur aucun être,
où sa Toute-Puissance ne pouvait s'exercer sur aucun objet. A ces
propositions, je ne pense pas qu'un hérétique puisse donner
une réponse facile. Quant a moi, je répondrai que Dieu n'a
pas commencé son action seulement à l'époque où
notre monde visible fut créé, mais que, de même qu'il
y aura, un autre monde après la corruption de celui-ci, de même
je crois qu'avant sa naissance il en exista d'autres. »
Et Origène
d'aller encore chercher confirmation dans la Bible
: Isaïe
a enseigné, dit-il, ce qui arrivera après la fin du monde
où nous sommes:
«
Il y aura de nouveaux Cieux et une nouvelle Terre, dit le Seigneur, que
j'établirai en ma présence.» (Isaïe, LXVI, 22.)
L'Ecclésiaste
a de son côté évoqué ce qui existait avant la
naissance de ce monde, lorsqu'il a dit :
«
Qu'est-ce qui a été autrefois? c'est ce qui doit être
à l'avenir. Qu'est-ce qui s'est fait? c'est ce qui se doit faire
encore. Rien n'est nouveau sous le soleil, et nul ne peut dire : Voilà
une chose nouvelle; car elle a été déjà dans
les siècles qui sont passés devant nous. » (Ecclésiaste,
I, 9). (C.F.).
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