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Eusèbe,
surnommé Pamphile, célèbre évêque
de Césarée
(en Palestine), auteur dans leque on a vu le père de l'histoire
eccléssiastique, né vers 270, mort vers 338, se lia de bonne
heure avec le vertueux Pamphile, dont il joignit le nom au sien en preuve
d'affection; visita les solitaires de l'Égypte
et de la Thébaïde, fut fait évêque de Césarée
en 315 et refusa le siège d'Antioche que lui offrait l'empereur
Constantin.
Il assista au concile de Nicée
(325) et eut part à la rédaction du symbole qui y fut rédigé.
Cependant on lui a reproché d'avoir penché vers l'arianisme .
Il contribua en effet avec les évêques ariens à faire
déposer Eustathe au concile d'Antioche
(330) et sollicita de Constantin, dans les conciles de Césarée
et de Tyr (334), l'exil de S. Athanase et le
rappel d'Arius. D'anciennes chroniques le placent
au nombre des saints, mais l'Eglise ne le reconnaît pas pour tel.
Eusèbe était un des hommes
les plus savants de l'Antiquité : il a laissé un grand nombre
d'ouvrages précieux pour l'histoire, surtout pour celle de l'Église
primitive; tous sont écrits en grec. Les principaux sont : Histoire
ecclésiastique, en 10 livres, depuis J.-C. jusqu'à la
défaite de Licinius; Préparation
et Démonstration évangéliques (on y trouve un
fragment attribué à Sanchoniathon); Vie de l'empereur
Constantin et Panégyrique de ce prince; Apologie
d'Origène; Topographie de la Terre-Sainte,
trad. par S. Jérôme; quelques ouvrages de théologie;
enfin une célèbre Chronique, qui va depuis le commencement
(biblique) du monde, jusqu'à jusqu'à la 20e
année du règne de Constantin l'original grec de cet ouvrage
s'est perdu, mais nous en possédons une traduction latine avec continuation
par S. Jérôme, publiée par Scaliger
en 1606; on en a retrouvé en 1784 une traduction arménienne.
(A19). |
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