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Maximin
Daia, empereur romain (306 à
313). Valerius Maximinus Daia, fils d'un berger de l'Illyrie ,
neveu de
Galère par sa mère, fut
appelé au trône à l'abdication de Dioclétien
(1er mai 305); il eut, comme césar,
la direction de l'Orient, sous l'auguste Galère qui avait l'Illyricum.
Après la mort de Sévère et
l'entrevue de Carnuntum entre Dioclétien, Maximien
Hercule et Galère, Maximin, irrité de la nomination comme
auguste de Licinius qui n'était encore
ni césar ni même apparenté à la famille impériale,
se fit proclamer aussi auguste, malgré l'opposition de Galère
(308). La guerre entre Maximin et Licinius était inévitable;
les premières hostilités amenèrent cependant un accord;
Licinius céda à Maximin l'Asie Mineure jusqu'au Bosphore ,
et Constantin fut reconnu comme auguste.
Maximin, ennemi féroce
des chrétiens ,
avait continué la persécution en Syrie et en Egypte ,
malgré l'édit de tolérance de Galère
du 30 avril 311; sollicité par Constantin
et Licinius de faire appliquer dans ses Etats
le nouvel édit de tolérance de Milan, il n'osa pas s'y refuser,
mais n'en continua pas moins la persécution sous des formes détournées,
interdisant les réunions dans les églises, maltraitant les
fidèles, encourageant secrètement les villes, où la
majorité de la population était encore païenne, à
demander par des pétitions officielles l'expulsion des chrétiens;
sur ce dernier point une inscription relative aux villes de Pamphylie et
de Lycie a confirmé les renseignements d'Eusèbe.
D'autre part, Maximin
essayait, comme le fera plus tard Julien, de fortifier le paganisme en
organisant un clergé païen, en mettant les prêtres des
villes sous la direction du grand prêtre, du pontife de la province.
Maximin reprit subitement la guerre contre Licinius,
profitant de ce qu'il était encore en Italie avec Constantin;
il enleva Byzance, Héraclée, arriva jusqu'à Andrinople ,
mais ses légions syriennes furent écrasées par la
solide armée de Licinius (1er mai
313); il essaya de réunir de nouvelles troupes, fortifia derrière
lui les passes du Taurus, lança un édit de tolérance
pour gagner les chrétiens, mais mourut subitement à Tarse
(313). (Ch. Lécrivain). |
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