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Les
gens
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| Constance
Ier Chlore,
empereur
romain de 305 à 306, mort le 25 juillet 306. Flavius Valerius
Constantius, comme il s'appelle sur les médailles et les inscriptions,
surnommé Chlorus, c.-à-d. le Pâle, appartenait par
sa naissance dans une ville de la Dardanie La part de l'empire qui lui était assignée comprenait la Gaule, Espagne, la Bretagne; sa résidence habituelle était à Trèves. Il se distingua par des campagnes heureuses contre les Francs, contre les Alamans, qu'il vainquit auprès de Langres, contre un aventurier Allectus qui s'était proclamé empereur en Bretagne; il fit rentrer dans l'unité de l'empire cette province, qui avec Carausius et Allectus en avait été détachée depuis neuf ans (296). En mai 305, par suite de la double abdication de Dioclétien et de Maximien, Constance Chlore et son collègue Galère furent promus à la dignité d'augustes, c.-à-d. d'empereurs; les deux nouveaux césars furent Sévère et Maximin Daïa, des créatures de Galère. La nomination de
ces césars n'avait pas été sans lui causer un vif
dépit; car il avait un fils, Constantin, que Dioclétien
avait gardé comme otage à Nicomédie, et auquel il
avait espéré voir donner le rang de césar. Il réclama
son fils, qui vint en effet le rejoindre à la suite de divers incidents,
dans son gouvernement de Gaule, à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer Au début de
sa carrière, il avait épousé une femme de basse condition,
une hôtelière, du nom d'Hélène; elle lui avait
donné un fils, Constantin. Devenu
césar, il dut, pour se conformer à la politique de Dioclétien,
répudier cette femme, à laquelle il n'était uni d'ailleurs
que par les liens du concubinat, et épouser Flavia Maximiana Theodora,
belle-fille de l'auguste Maximien Hercule; de
cette seconde union, il lui naquit six enfants, dont l'un devait être
le père de Julien l'Apostat. Les écrivains
ecclésiastiques sont favorables à Constance Chlore, qui pratiqua
en effet une politique de tolérance; Lactance
rapporte qu'il exécuta les ordres barbares de Dioclétien
contre les chrétiens en se contentant de démolir quelques
églises sans faire couler le sang des martyrs. D'après Eusèbe,
il avait des chrétiens dans sa société habituelle.
Son fils Constantin lui fit décerner, aussitôt après
sa mort, les honneurs divins de l'apothéose impériale.
Le rhéteur gaulois Eumène, qui avait été chargé
par Constance Chlore de rouvrir les écoles d'Autun |
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©Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.