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Arius. -
Fameux hérésiarque, né vers l'an 270 dans la Cyrénaïque ,
ou, selon d'autres, à Alexandrie ,
fut ordonné prêtre dans un âge avancé, s'établit
à Alexandrie et commença en 312 à y enseigner une
doctrine nouvelle, qui se répandit rapidement: il combattait la
Trinité ,
niait la consubstantialité du Verbe avec le Père et par suite
sa divinité même, et soutenait que Jésus est
une simple créature tirée du néant, très inférieure
au Père. Il fut successivement combattu par S. Alexandre et par
S.
Athanase, évêques d'Alexandrie, condamné par plusieurs
conciles notamment par le concile de Nicée
en 325, anathématisé et exilé pendant plusieurs années.
Mais soutenu par Eusèbe, évêque
de Nicomédie, homme de son parti, il se fit absoudre par quelques
conciliabules et parvint même à égarer Constantin
qui le rappela d'exil. Son retour à Alexandrie ayant excité
des troubles, il se retira à Constantinople ;
il allait, malgré l'opposition de S. Alexandre, devenu patriarche
de cette ville, entrer en triomphe dans l'église ,
lorsqu'il mourut subitement d'une violente colique, l'an 336. Ses partisans
prétendirent qu'il avait été empoisonné; ses
adversaires virent dans cette mort extraordinaire une punition de Dieu .
Après la mort d'Arius, son hérésie
( Arianisme )
fit de grands progrès elle fut ouvertement protégée
par l'empereur Constance et par plusieurs
de ses successeurs; elle fut même approuvée par plusieurs
conciliabules, et pendant longtemps elle compta de très nombreux
partisans. L'empereur Théodose parvint
à l'étouffer presque entièrement dans ses États,
mais elle fut embrassée par la plupart des peuples germaniques qui
avaient envahi l'empire romain ,
à l'exception des Francs, et elle subsista pendant plusieurs siècles
chez les Goths, les Vandales, les Bourguignons et les Lombards. Elle s'éteignit
vers l'an 660, par l'abjuration d'Aribert l,
dernier roi arien des Lombards; cependant on en retrouve des traces chez
les Vaudois et les Albigeois.
Depuis la Réforme, l'Arianisme s'est reproduit, mais sous de nouvelles
formes, principalement sous elle du Socinianisme, et a eu pour principaux
défeseurs : Servet, Socin, Capxton,
Cellarius, etc. L'Histoire de l'Arianisme a été écrite
par le P. Maimbouro. |
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