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Gibbon (Edward).
- Historien anglais, né en 1737, d'une famille ancienne, à
Putney (Surrey), mort en 1794, changea deux fois de religion dans sa jeunesse
: il passa du Protestantisme
au Catholicisme
après la lecture de l'Histoire des variations
de Bossuet; puis il revint du Catholicisme au
Protestantisme pour se conformer au désir de ses parents. En 1770
il entra au parlement et il y siégea huit ans; mais il n'y joua
aucun rôle important. En 1761, il publia un Essai sur l'étude
de la littérature, qui le fit connaître dans le monde
savant, en France
surtout, cet ouvrage étant écrit en français.
En 1776 parut le premier volume son Histoire
de la décadence et de la chute de l'empire romain; l'ouvrage
ne fut achevé qu'en 1787. On y trouve une érudition vaste
et solide, une critique aussi exacte qu'ingénieuse, un intérêt
soutenu; ses contemporains ont reproché à l'auteur d'avoir
rabaissé à plaisir le christianisme
et de n'avoir montré aucune sympathie pour les souffrances des Chrétiens.
En 1783, il se retira à Lausanne, où il passa le reste de
sa vie.
L'Histoire de la décadence
a été traduite dans presque toutes les langues de l'Europe .
Le premier volume fut mis en francais par Leclerc de Septchênes,
secrétaire de Louis XVI, ou, assure-t-on,
par Louis XVI lui-même; les suivants le furent par Cantwell, Demeunier
et Boulard. Cette traduction a été refondue par Guizot,
qui y a joint une Notice sur la vie et le caractère de Gibbon,
1812, 13 vol. in-8. Lord Sheffield, ami de Gibbon, a donné ses oeuvres
diverses (Miscellaneous works) en 3 v. in-4, 1796-1815; elles se
composent de Mémoires autobiographiques, d'une vaste Correspondance,
d'Extraits raisonnés, de Lectures, etc. Ces mémoires
ont été traduits par Marignié, Paris, 1798, 2 v. in-8.
Le talent de l'écrivain a été fort bien apprécié
par Villemain dans son Tableau de la Littérature
au XVIIIe siècle. Il a été
été réfuté en Angleterre
par Watson, Wittaker, Priestley; en Italie ,
par Spedalieri. |
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